Je viens de revenir à la maison avec mon épicerie sous le bras et j'ai décidé de passer par le Canal Lachine. Mauvaise idée... tout était barré à cause de travaux et en plus la neige n'était pas fondue. Mais c'est pas grave, parce que le soleil frappait fort sur mes joues et sur les murs de briques du Château St-Ambroise. Quand ça sent la merde de vache dans les rues comme ça, c'est un bon signe que le printemps s'en vient.
Aujourd'hui c'est la St-Patrick, j'irai boire une pinte au centre-ville ce soir. Mais je vais pas acheter le drenier album de U2 juste par solidarité. Par contre je pourrais, si j'avais le pouvoir de "bending time and space", lire ou relire avec plaisir GULLIVER'S TRAVEL de Jonathan Swift, ou MOLLOY de Samuel Beckett, ou DUBLINERS, de James Joyce, ou THE PORTRAIT OF DORIAN GRAY de Oscar Wilde, ou AT-SWIM-TWO-BIRDS de Flann O'brien, pour n'en mentionner que quelques uns. Faisons-nous plaisir, l'Irlande est une petite île, mais elle a toujours été une pépinière d'écrivains. Les British doivent se demander quel serait le statut dans le monde de la tradition littéraire anglo-saxonne sans l'apport des Irlandais...
D'autre part, depuis hier les profs de l'UQAM sont en grève générale et pas UNE SEULE mention du conflit au téléjournal de Radio-Canada !? Je ne comprends pas, je ne comprends vraiment pas. Je ne suis pas quelqu'un de très syndicaliste, mais il me semble que les enjeux ici sont assez importants pour qu'on en parle aux nouvelles et qu'on fasse état de la situation.
Je suis en train de lire un bouquin passionnant de Régine Robin, grande sociologue contemporaine, sur les problèmes de la mémoire collective: LA MÉMOIRE SATURÉE... Une impressionnante réflexion mondiale sur le rôle des patrimoines, des oublis, des dérives, des musées, des archives depuis la chute du Mur de Berlin. Que faire du passé, surtout en Europe de l'Est? Que faire de l'expérience communiste? Comment faire le deuil des idéologies sans les transformer en parenthèses de l'histoire? Comment éviter de mettre dans le même panier les Nazis et les Bolchéviques qui, malgré des résultats désastreux et tragiques des deux côtés, ne se sont pas battus pour les mêmes raisons fondamentales? Comment éviter, par exemple en Hongrie, ou en Roumanie, en sombrant dans une démonisation du passé soviétique, de glorifier et de relégitimer de vieilles idées fascistes, xénophobes et antisémites?
De belles pages sur les choix que la commémoration et les traumatismes historiques nous obligent à faire. On en a eu un bel exemple ici récemment avec le débat sur le 250e anniversaire de la bataille des Plaines d'Abraham. Est-il juste et sain de revivre un épisode marquant s'il est intégré psychologiquement par une communauté comme le symbole de l'échec?
Merci à ceux et celles qui me font des commentaires et des critiques.
De nada, mocinho! Sou eu que encho de comentários (infelizes?) aqui.
RépondreSupprimero título ficou bom, mas a expressão "Sob o sol de março" cairia melhor, c'est plus poetique. (Debaixo... you look like a construction worker).
C'est pas de aujourd'hui que je pense que Radio-Canada n'est pas de tout 100% "free-speech". Mais par contre la grève est de tout, aussi, diffèrent à des grèves à UFPR (ou quel d'autres universités publiques au BR).
Le sujet de ta lecture m'interesse....
Prendre une bière, et "toast" à moi! :o)
Je n'aime pas cette post!
RépondreSupprimerObrigado Jaque, sempre tão honesto. ;)
RépondreSupprimerhonestA!!
RépondreSupprimersim eu sou... até demais do que deveria!
mude o título "sob o sol..."
Ton post c'est pas bon, il manque des choses... c'est pas comme d'autres choses que tu as écrit. Indeed!
Obrigada por aceitar a minha correção imposta!
RépondreSupprimerhehe
ei.... monsier! Écrivez!!!!!!
RépondreSupprimerne te découragez pas! c'était une critique constructive! ton ego peut plus que Ça, écrivez que tu as beaucoup des fans! je ne fais pas de commentaires mais je lis toujours
RépondreSupprimers enfant