J'ai un ami qui est écrivain et qui fait semblant de travailler dans une agence de pub. Il va au travail, se glisse dans la peau d'un employé, mais pense seulement à écrire, écrire, écrire. Écrire durant les réunions, écrire durant les pauses cigarettes, écrire durant les passages furtifs aux toilettes. Il se trouve que je suis son traducteur officiel. Papel nobre, uma real honra, meu velho. Voici ce petit paragraphe sans prétention qui lui est venu dans la tête et dans le bout des doigts quand je lui ai appris que mon chat avait disparu.
E mais um gato se foi. Os gatos simplesmente desapareciam, sumiam, sem explicação. Já era o terceiro gato em um ano, desaparecido no meio da noite ou do dia. E ele não entendia. Sempre tinham um nome, uma cama, um prato com leite e outro com comida, uma caixa com areia. Uma casa quente e confortável. Porque diabos então os gatos sumiam? Esperava um telefonema, alguém que o trouxesse à sua porta, mas eles nunca voltavam. E depois da perda e da tristeza e depois do hiato, um novo gato, que recebia um nome, uma cama, um prato com leite e outro com comida, uma caixa de areia, numa casa quente e confortável. E o gato ficava e rondava pela casa e mexia nas suas coisas. Dormia com ele. Acordava com ele, reclamava por ele. E o gato sentava com ele no sofá em frente à TV, a barriga ronronando e eles se conheciam, se delimitavam, se amavam, se estranhavam. E o gato passava a dormir fora do quarto, no espaço que agora era delimitado. E agora, de vez em quando ele até abria a porta da casa, o gato saia, infusões noturnas, conhecia outros gatos, outras mãos que passavam a mão. E o gato voltava. E quando ele convidava os amigos para irem à sua casa, o gato estava lá sempre escondido, embaixo da cama, do armário da cozinha, do sofá, tímido, com medo, mas depois ele vinha e ficava no meio de todos, quando menos se percebia já era um de nós. Mas a porta agora sempre tinha uma fresta. E o gato um dia não voltava mais. Talvez os gatos simplesmente fugissem. Assim como ele também fazia.
Et un chat de plus qui venait de partir. Les chats s'en allaient simplement, disparaissaient, sans explication. C'était déjà le troisième en un an, disparu au milieu de la nuit, ou au milieu de la journée. Et il ne comprenait pas. Ils avaient tous un nom, un petit lit, un bol de lait et un autre de bouffe, une litière. Une maison chaleureuse et confortable. Pourquoi diable les chats disparaissaient-ils alors? Il attendait un appel, quelqu'un qui l'aurait ramené devant sa porte, mais ils ne revenaient jamais. Et après la perte, et après la tristesse, et après le hiatus, un nouveau chat, qui recevait un nom, un petit lit, un bol de lait et un autre de bouffe, une litière, dans une maison chaleureuse et confortable. Et le chat restait et se promenait dans la maison et s'installait dans ses affaires. Dormait avec lui. Se réveillait avec lui, réclamait son attention. Et le chat se couchait avec lui dans le sofa en face de la télé, le ventre ronronnant et ils se connaissaient, se délimitaient, s'aimaient, s'étonnaient. Et le chat commençait à dormir en dehors de la chambre à coucher, dans l'espace qui lui était alloué. Et alors, de temps en temps, il allait jusqu'à ouvrir la porte de la maison, le chat sortait, expéditions nocturnes, il rencontrait d'autres chats, d'autres mains qui le caressaient. Et le chat revenait. Et quand il invitait ses amis à venir à la maison, le chat était là, toujours caché, sous le lit, sous un meuble de la cuisine, sous le sofa, timide, apeuré, mais un peu plus tard il venait les rejoindre et restait au milieu des gens, devenant rapidement un des leurs. Mais la porte maintenant était toujours entrouverte. Et un jour le chat s'en allait pour ne plus revenir. Peut-être que les chats fuyaient, tout simplement. Un peu comme lui aussi le faisait.
E mais um gato se foi. Os gatos simplesmente desapareciam, sumiam, sem explicação. Já era o terceiro gato em um ano, desaparecido no meio da noite ou do dia. E ele não entendia. Sempre tinham um nome, uma cama, um prato com leite e outro com comida, uma caixa com areia. Uma casa quente e confortável. Porque diabos então os gatos sumiam? Esperava um telefonema, alguém que o trouxesse à sua porta, mas eles nunca voltavam. E depois da perda e da tristeza e depois do hiato, um novo gato, que recebia um nome, uma cama, um prato com leite e outro com comida, uma caixa de areia, numa casa quente e confortável. E o gato ficava e rondava pela casa e mexia nas suas coisas. Dormia com ele. Acordava com ele, reclamava por ele. E o gato sentava com ele no sofá em frente à TV, a barriga ronronando e eles se conheciam, se delimitavam, se amavam, se estranhavam. E o gato passava a dormir fora do quarto, no espaço que agora era delimitado. E agora, de vez em quando ele até abria a porta da casa, o gato saia, infusões noturnas, conhecia outros gatos, outras mãos que passavam a mão. E o gato voltava. E quando ele convidava os amigos para irem à sua casa, o gato estava lá sempre escondido, embaixo da cama, do armário da cozinha, do sofá, tímido, com medo, mas depois ele vinha e ficava no meio de todos, quando menos se percebia já era um de nós. Mas a porta agora sempre tinha uma fresta. E o gato um dia não voltava mais. Talvez os gatos simplesmente fugissem. Assim como ele também fazia.
Et un chat de plus qui venait de partir. Les chats s'en allaient simplement, disparaissaient, sans explication. C'était déjà le troisième en un an, disparu au milieu de la nuit, ou au milieu de la journée. Et il ne comprenait pas. Ils avaient tous un nom, un petit lit, un bol de lait et un autre de bouffe, une litière. Une maison chaleureuse et confortable. Pourquoi diable les chats disparaissaient-ils alors? Il attendait un appel, quelqu'un qui l'aurait ramené devant sa porte, mais ils ne revenaient jamais. Et après la perte, et après la tristesse, et après le hiatus, un nouveau chat, qui recevait un nom, un petit lit, un bol de lait et un autre de bouffe, une litière, dans une maison chaleureuse et confortable. Et le chat restait et se promenait dans la maison et s'installait dans ses affaires. Dormait avec lui. Se réveillait avec lui, réclamait son attention. Et le chat se couchait avec lui dans le sofa en face de la télé, le ventre ronronnant et ils se connaissaient, se délimitaient, s'aimaient, s'étonnaient. Et le chat commençait à dormir en dehors de la chambre à coucher, dans l'espace qui lui était alloué. Et alors, de temps en temps, il allait jusqu'à ouvrir la porte de la maison, le chat sortait, expéditions nocturnes, il rencontrait d'autres chats, d'autres mains qui le caressaient. Et le chat revenait. Et quand il invitait ses amis à venir à la maison, le chat était là, toujours caché, sous le lit, sous un meuble de la cuisine, sous le sofa, timide, apeuré, mais un peu plus tard il venait les rejoindre et restait au milieu des gens, devenant rapidement un des leurs. Mais la porte maintenant était toujours entrouverte. Et un jour le chat s'en allait pour ne plus revenir. Peut-être que les chats fuyaient, tout simplement. Un peu comme lui aussi le faisait.
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimer