J'ai le goût d'être un chanteur de pop néerlandais.
Ou d'habiter en Islande et connaître personnellement le président de quoi, de la république, parce qu'on a acheté une chaloupe en COOP.
Il y a une fille à qui j'ai parlé jeudi dernier qui m'a dit que son ami montréalais était argentin, mais qu'il avait rencontré sa femme japonaise en Angleterre, là où il a travaillé pendant dix ans.
Quand Nick Cave retourne en Australie, home, il appelle la mère de Kylie Minogue pour savoir si elle est là, home too. Quand Kylie rappelle, le soir, elle tombe sur la mère de Nick.
Mario Pelchat ne pourrait pas être plus populaire au Liban, ce serait impossible, et Tom Waits est vraiment big in Japan.
Le dude qui chante dans Of Montreal, Kevin Barnes, a appelé son band de même parce qu'une fille qu'il a fréquenté venait d'ici.
Mon ex ex avait (elle les a encore) un père Français et une mère Suisse Allemande qui lui a laissé la charge de la maison de St-Hubert pour retourner vivre à Zurich.
Et les parents d'une autre de mes anciennes flammes venaient (ils viennent encore) de l'Île Maurice.
Ils avaient un chien Mira, eux autres. Pas pour l'entraîner, mais parce que son frère était aveugle.
Ah, tiens. Ça aussi: je sais pas trop comment ça a marché, Fabio a essayé de me l'expliquer, il était saoul, fucking compliqué, mais en tous cas, lui et sa femme (comment elle s'appelle déjà, Lu... Camilla?) sont partis de São Paulo les premiers, et quelques mois plus tard Rodrigo et Amanda sont débarqués en ville et encore quelques mois plus tard Luciana et Gustavo sont venus les rejoindre. Ils sont rendus genre sept ou huit paulistanos, de la même gang d'amis d'enfance, qui vivent maintenant à Montréal.
(Incluses ici, les précisions de Luciana... J'étais un peu dans le champ, bon, j'étais saoul moi aussi quand Fabio me l'a expliqué :
Ah! j'avais presque oublié: correction - premièrement césar est arrivé tout seul... après lui, amanda e rodrigo sont arrivés; aprés eux, fábio e camila, et aprés, moi et gu. au milieu de nous il y a encore - janaina e rodrigo, carol, elisio, felipe et daniela...tout de "la même gang"! :) )
Bon, alors on est rendu à 13. Mais non, 12 parce que César est reparti. César est venu, il a vu, il a voltou.
Fuck, moi j'ai déménagé dans Saint-Henri pour être plus proche de mes amis d'enfance à Brossard, pis je les vois à peine trois fois par année.
Désolé, des fois c'est juste vraiment platte.
Il y en a qui émigrent en gang, toi, tu fais du jogging le long du canal Lachine.
Pis t'es même pas hipster, parce que t'as pas de beagle, ni de poodle, ni de schnauzer, ni de boxer.
Pis tu fumes en cachette même si t'as personne à qui le cacher.
Esti que ça doit rocker, du pop néerlandais.
dimanche 28 juin 2009
jeudi 18 juin 2009
É isso
O "JUMELAGE"
Rendez-vous brésilien-québécois nouvelle formule à quatre personnes. Nicholas et moi on s'obstine sur notre façon respective de prononcer les mots en français alors que Jaque et Adolpho s'obstinent sur l'usage précis, réel, efficace, de tudo et todo, en portuguais. Nicholas me dit qu'il s'efforce consciemment, dans la vie, en général, de parler un français international, correct, soutenu, il ne dit pas "ma pâ(ou)sse d'autobus, il dit "ma passe d'autobus". Jaque me fait remarquer que les québécois ne disent pas "la France", mais plutôt, "la Fran(ou)ce", et, je trouve ça très drôle, ne disent pas "deux", mais plutôt "deu(r)x, avec une espèce de minuscule et quasi invisible (pour nous, parce qu'on ne l'entend pas) "r" anglophone qui vient se glisser après le [ø]. Nicholas répond que non, lui, il dit "deux", et non pas "deu(r)x".
Jaque est tannée de ne pas pouvoir reproduire le son de la nasale "un", alors elle va arrêter complètement de dire "brun", pour elle tout va devenir "marron". Elle dit aussi que son professeur de phonétique québécoise lui a interdit de prononcer "in" comme les Français. Pendant qu'Adolpho nous explique que le portugais et l'italien, ce sont des langues "inutiles", jusqu'à un certain point, parce qu'on ne les parle qu'à l'intérieur de mondes clos sur eux-mêmes. Un argument qu'on comprend tous d'un point de vue anthropologique, en hochant la tête, mais que Nicholas a de la difficulté à encaisser parce qu'il apprend le portugais et que son nom de famille c'est Fizzano.
O TÍTULO
Je demande si mon titre de travail pour un article que je prépare est intéressant: "A barata no peito" (La coquerelle dans la poitrine), étant donné que, contrairement à Gregor Samsa (le protagoniste de LA MÉTAMORPHOSE de Kafka) qui se transforme en coquerelle, la narratrice de A PAIXÃO SEGUNDO G.H. de Clarice Lispector mange la coquerelle qu'elle a écrasé sur le mur de sa chambre après avoir médité longtemps sur le sens de sa vie. Je me dis, hum, ça doit être intéressant, hum, bon titre, hum, c'est profond, hum, genre la coquerelle est contemplée puis ingerée, elle est donc dans le corps au lieu d'être le corps mais elle reste le noyau de la transformation physique et psychique. Hum. Je mets des italiques en parlant pour accentuer la profondeur de mon argument.
Mais non, finalement, ils rient. Ça fait beaucoup trop penser à une vieille chanson kétaine des années 90, "A barata da vizinha"... Et en plus, "barata" veut aussi dire kétaine, cheap, poche, moche, tout ce que tu veux de pas bon à mettre dans un titre...
AS CORREÇÕES
Hier... J'écris une réponse au courriel de Jaque qui propose un rendez-vous pour le jumelage, je suis d'accord avec l'heure et le lieu proposé, donc j'écris "Accordo" (j'accorde). Elle me corrige tout de suite, dans un second courriel : "CONcordo" (je suis d'accord). Ok. Plus tard dans la soirée, j'écris quelque chose à Felipe sur Facebook et je veux terminer par une question: es-tu d'accord? J'écris donc "CONcorde?", et quelques minutes plus tard Jaque me corrige: "ConcordA?" (la bonne finale pour le "vous/tu" portugais). Ok. Je reprends mon clavier brésilien pour répondre illico, en blaguant, "ConcordA? ConcordO. Porra. Vou me tirar na linha verde (T'es d'accord? Je suis d'accord. Câliss. Je vais me sortir dans la ligne verte). Jaque, diplomate, m'envoie un courriel personnel, pour m'éviter l'humiliation d'une énième correction sur Facebook, à la vue de tous. Elle me corrige, en blaguant: "Então... vai te Atirar na linha verde" (Alors... va te lancer dans la ligne verte).
Humilité, c'est le mot à retenir pour aujourd'hui: "humildade". Oui.
A CONTINUAÇÃO
I should probably try to continue (and finish) the story I started earlier. Where was I? Oh yeah, the guy had just learned her name. She's called Eva, she's from Porto Alegre. She's learning French in ville St-Laurent and he just followed her there. Yeah. He's in the secretary's office, Suzi. I'm gonna try and find a "dénouement" (it's the kind of word that looks so much more "raffiné" in French, when you put it in quotation marks with your fingers. You put down your glass of wine and you make quotation marks with your hands around your head, as if your face was the word itself.) Yeah. Let's find a sweet "dénouement", shall we?
Rendez-vous brésilien-québécois nouvelle formule à quatre personnes. Nicholas et moi on s'obstine sur notre façon respective de prononcer les mots en français alors que Jaque et Adolpho s'obstinent sur l'usage précis, réel, efficace, de tudo et todo, en portuguais. Nicholas me dit qu'il s'efforce consciemment, dans la vie, en général, de parler un français international, correct, soutenu, il ne dit pas "ma pâ(ou)sse d'autobus, il dit "ma passe d'autobus". Jaque me fait remarquer que les québécois ne disent pas "la France", mais plutôt, "la Fran(ou)ce", et, je trouve ça très drôle, ne disent pas "deux", mais plutôt "deu(r)x, avec une espèce de minuscule et quasi invisible (pour nous, parce qu'on ne l'entend pas) "r" anglophone qui vient se glisser après le [ø]. Nicholas répond que non, lui, il dit "deux", et non pas "deu(r)x".
Jaque est tannée de ne pas pouvoir reproduire le son de la nasale "un", alors elle va arrêter complètement de dire "brun", pour elle tout va devenir "marron". Elle dit aussi que son professeur de phonétique québécoise lui a interdit de prononcer "in" comme les Français. Pendant qu'Adolpho nous explique que le portugais et l'italien, ce sont des langues "inutiles", jusqu'à un certain point, parce qu'on ne les parle qu'à l'intérieur de mondes clos sur eux-mêmes. Un argument qu'on comprend tous d'un point de vue anthropologique, en hochant la tête, mais que Nicholas a de la difficulté à encaisser parce qu'il apprend le portugais et que son nom de famille c'est Fizzano.
O TÍTULO
Je demande si mon titre de travail pour un article que je prépare est intéressant: "A barata no peito" (La coquerelle dans la poitrine), étant donné que, contrairement à Gregor Samsa (le protagoniste de LA MÉTAMORPHOSE de Kafka) qui se transforme en coquerelle, la narratrice de A PAIXÃO SEGUNDO G.H. de Clarice Lispector mange la coquerelle qu'elle a écrasé sur le mur de sa chambre après avoir médité longtemps sur le sens de sa vie. Je me dis, hum, ça doit être intéressant, hum, bon titre, hum, c'est profond, hum, genre la coquerelle est contemplée puis ingerée, elle est donc dans le corps au lieu d'être le corps mais elle reste le noyau de la transformation physique et psychique. Hum. Je mets des italiques en parlant pour accentuer la profondeur de mon argument.
Mais non, finalement, ils rient. Ça fait beaucoup trop penser à une vieille chanson kétaine des années 90, "A barata da vizinha"... Et en plus, "barata" veut aussi dire kétaine, cheap, poche, moche, tout ce que tu veux de pas bon à mettre dans un titre...
AS CORREÇÕES
Hier... J'écris une réponse au courriel de Jaque qui propose un rendez-vous pour le jumelage, je suis d'accord avec l'heure et le lieu proposé, donc j'écris "Accordo" (j'accorde). Elle me corrige tout de suite, dans un second courriel : "CONcordo" (je suis d'accord). Ok. Plus tard dans la soirée, j'écris quelque chose à Felipe sur Facebook et je veux terminer par une question: es-tu d'accord? J'écris donc "CONcorde?", et quelques minutes plus tard Jaque me corrige: "ConcordA?" (la bonne finale pour le "vous/tu" portugais). Ok. Je reprends mon clavier brésilien pour répondre illico, en blaguant, "ConcordA? ConcordO. Porra. Vou me tirar na linha verde (T'es d'accord? Je suis d'accord. Câliss. Je vais me sortir dans la ligne verte). Jaque, diplomate, m'envoie un courriel personnel, pour m'éviter l'humiliation d'une énième correction sur Facebook, à la vue de tous. Elle me corrige, en blaguant: "Então... vai te Atirar na linha verde" (Alors... va te lancer dans la ligne verte).
Humilité, c'est le mot à retenir pour aujourd'hui: "humildade". Oui.
A CONTINUAÇÃO
I should probably try to continue (and finish) the story I started earlier. Where was I? Oh yeah, the guy had just learned her name. She's called Eva, she's from Porto Alegre. She's learning French in ville St-Laurent and he just followed her there. Yeah. He's in the secretary's office, Suzi. I'm gonna try and find a "dénouement" (it's the kind of word that looks so much more "raffiné" in French, when you put it in quotation marks with your fingers. You put down your glass of wine and you make quotation marks with your hands around your head, as if your face was the word itself.) Yeah. Let's find a sweet "dénouement", shall we?
samedi 13 juin 2009
De 1 à 17, pas grand chose d'important
1. Racheté des patches pour arrêter de fumer.
2. Grizzly Bear c'est bon en maudit.
3. J'étais supposé aller à Québec en fin de semaine, mais Maude a mangé trop de hot dogs et a fait une indigestion. Elle est verte ça à l'air.
4. J'ai recommencé à courrir le long du canal Lachine, c'est agréable, c'est une belle piste de course. Mais j'ai mangé une poutine à midi.
5. Le "souper reconnaissance" des Grands Frères, cette année, aura lieu au resto Portugais Bitoque. À deux coins de rues de chez moi. Si je prends en considération le fait que l'année passée on était saouls comme des bottes, c'est une excellente nouvelle pour le retour à la maison.
6. Mais de toute façon Bitoque c'est un bon resto.
7. Je vais commander en Portugais et le serveur va me répondre "Dekessé?"
8. Livre: Joan Didion, Play It As It Lays. Enchaînement rapide de courts chapitres décrivant de manière expressionniste la vie d'une femme dans la californie hype de la fin des années soixantes. Bourré de petites phrases géniales comme: "You've been brushing it wet," the hairdresser said, lifting a strand of Maria's hair and letting it drop with distate. "I guess so." Maria could never keep up her end of the dialogue with hairdressers.
9. Me demande si on ne devrait pas écrire une histoire de la littérature américaine qui excluerait les hommes. Il me semble que les romancières, les journalistes et les poètes aux États-Unis sont si nombreuses et si bonnes depuis toujours qu'on devrait pouvoir évacuer tout le reste, on dirait.
10. Check ça: Emily Dickinson. Edith Wharton. Louisa May Alcott. Helen Keller, oui, pourquoi pas, et Margaret Fuller aussi. Ah, et Emma Goldman. Sarah Orne Jewett. Willa Cather. Katherine Anne Porter. Harriet Beecher Stowe. Alison Lurie. Djuna Barnes. Alice Walker. Gertrude Stein. Sylvia Plath. Mina Loy. Joyce Carol Oates. Cynthia Ozick, wow. Louise Erdrich. Ayn Rand. Annie Dillard. Shirley Jackson. Joan Didion. Harper Lee. Mary McCarthy. Flannery O'Connor. Susan Sontag. Eudora Welty. Carson McCullers. Toni Morrison. Annie Proulx. Margaret Walker. Siri Hustvedt. Nicole Krauss. Marisha Pessl. Joan Retallack. Deb Olin Unferth. Kate Chopin. Dona Tartt. Margaret Mitchell, pourquoi pas. Paula Fox.
11. J'oublie les autres. Je ne les ai pas toutes lues. Elles sont toutes bonnes. Même Gone With The Wind et Uncle Tom's Cabin ça vaut la peine.
12. Woody Allen, dans Annie Hall: "I heard him perfectly well, he said "jew eat?", not "did you eat?", he said "jew eat"."
13. La correction des travaux de bacc est presque terminée. Cours de troisième année en littérature des États-Unis. Quand c'est poche tu sais pas quoi dire de constructif. Quand c'est bon tu sais pas quoi dire tout court. Pfiioooooo....
14. Qu'est-ce que tu penses du cancer en général? Ah, je trouve ça fucking sexy.
15. Je veux un chat. Un chat qui va pas mourir tout suite, idéalement.
16. Elle a mangé 9 hot dogs. Elle peut bien être verte. Je veux dire. 9 hot dogs.
17. Est-ce que je suis le seul à trouver que la pub d'Urgel-Bourgie, le salon funéraire, est étonnament pas kitsch? Il est rare ce regard serein et honnête face à la mort. Je trouve ça assez réussi.
2. Grizzly Bear c'est bon en maudit.
3. J'étais supposé aller à Québec en fin de semaine, mais Maude a mangé trop de hot dogs et a fait une indigestion. Elle est verte ça à l'air.
4. J'ai recommencé à courrir le long du canal Lachine, c'est agréable, c'est une belle piste de course. Mais j'ai mangé une poutine à midi.
5. Le "souper reconnaissance" des Grands Frères, cette année, aura lieu au resto Portugais Bitoque. À deux coins de rues de chez moi. Si je prends en considération le fait que l'année passée on était saouls comme des bottes, c'est une excellente nouvelle pour le retour à la maison.
6. Mais de toute façon Bitoque c'est un bon resto.
7. Je vais commander en Portugais et le serveur va me répondre "Dekessé?"
8. Livre: Joan Didion, Play It As It Lays. Enchaînement rapide de courts chapitres décrivant de manière expressionniste la vie d'une femme dans la californie hype de la fin des années soixantes. Bourré de petites phrases géniales comme: "You've been brushing it wet," the hairdresser said, lifting a strand of Maria's hair and letting it drop with distate. "I guess so." Maria could never keep up her end of the dialogue with hairdressers.
9. Me demande si on ne devrait pas écrire une histoire de la littérature américaine qui excluerait les hommes. Il me semble que les romancières, les journalistes et les poètes aux États-Unis sont si nombreuses et si bonnes depuis toujours qu'on devrait pouvoir évacuer tout le reste, on dirait.
10. Check ça: Emily Dickinson. Edith Wharton. Louisa May Alcott. Helen Keller, oui, pourquoi pas, et Margaret Fuller aussi. Ah, et Emma Goldman. Sarah Orne Jewett. Willa Cather. Katherine Anne Porter. Harriet Beecher Stowe. Alison Lurie. Djuna Barnes. Alice Walker. Gertrude Stein. Sylvia Plath. Mina Loy. Joyce Carol Oates. Cynthia Ozick, wow. Louise Erdrich. Ayn Rand. Annie Dillard. Shirley Jackson. Joan Didion. Harper Lee. Mary McCarthy. Flannery O'Connor. Susan Sontag. Eudora Welty. Carson McCullers. Toni Morrison. Annie Proulx. Margaret Walker. Siri Hustvedt. Nicole Krauss. Marisha Pessl. Joan Retallack. Deb Olin Unferth. Kate Chopin. Dona Tartt. Margaret Mitchell, pourquoi pas. Paula Fox.
11. J'oublie les autres. Je ne les ai pas toutes lues. Elles sont toutes bonnes. Même Gone With The Wind et Uncle Tom's Cabin ça vaut la peine.
12. Woody Allen, dans Annie Hall: "I heard him perfectly well, he said "jew eat?", not "did you eat?", he said "jew eat"."
13. La correction des travaux de bacc est presque terminée. Cours de troisième année en littérature des États-Unis. Quand c'est poche tu sais pas quoi dire de constructif. Quand c'est bon tu sais pas quoi dire tout court. Pfiioooooo....
14. Qu'est-ce que tu penses du cancer en général? Ah, je trouve ça fucking sexy.
15. Je veux un chat. Un chat qui va pas mourir tout suite, idéalement.
16. Elle a mangé 9 hot dogs. Elle peut bien être verte. Je veux dire. 9 hot dogs.
17. Est-ce que je suis le seul à trouver que la pub d'Urgel-Bourgie, le salon funéraire, est étonnament pas kitsch? Il est rare ce regard serein et honnête face à la mort. Je trouve ça assez réussi.
mardi 2 juin 2009
Une petite vite
Ok. Je suis TELLEMENT en train de lire un roman de 500 pages en portugais. Je suis TELLEMENT en train de tout comprendre sauf, genre, les noms des arbres et des matériaux de construction. Je suis TELLEMENT en pleine possession de mes pouvoirs de lecteur dans une langue qui, de moins en moins, m'est étrangère, de plus en plus, m'est accessible, de loin en loin, m'invite dans ses subtilités (qui sont à 90% les mêmes qu'en français, soit dit en passant), de page en page, accepte ma présence et ma boa vontade. J'ai le nez rouillé à force de prononcer des nasales. Mas, como sempre dizia meu velho cachorro, antes de se atirar na linha verde: não me encha o saco, sou dono do meu próprio nariz.
Everybody:
-ã
-ão
-ãe
-õe
-im
-em
-an
-on
Vendredi, mon Petit Frère (meu irmãozinho) vient dormir à la maison. Ça fait un mois qu'on ne s'est pas vu. On va se jouer au hockey bottine dans le parking de Imperial Tobacco, on va se pitcher le freesbee, on va se tirer la balle, on va se bouffer de la pizza de chez Pizza St-Henri (la meilleure, sur le coin de la rue), on va se taper un film de japonais qui se garrochent des bombes atomiques, on va se coucher tard pis le lendemain on va se goinfrer au resto de déjeûner sur Notre-Dame juste à côté d'Atwater. Menu. Tu penses que tu peux faire mieux? Fourre-toi le doigt dans l'oeil.
Aujourd'hui, dans le cours de phonétique, avec mes étudiants de tous les pays, Ivan le Terrible, un Colombien très drôle (quand je comprends ce qu'il essaie de dire), a dit à un de ses collègues : monsieur, vous prononcez mal bien, mais vous prononcez bien mal. Tout le monde dans la classe a fait hummmm.....
Toujours pas de réponse de M. Jean Barbe, des éditions Leméac, qui m'a relancé sur mon roman il y a deux semaines déjà. Mon ami Philippe m'a dit, inquiète-toi pas, il joue au bigshot.
Ouais. C'est de même que ça marche le milieu de l'édition au Quévec.
(Jaque, il y a deux piadas internas pour toi dans ce post. Quelles sont-elles? Tic-tac-tic-tac...)
Everybody:
-ã
-ão
-ãe
-õe
-im
-em
-an
-on
Vendredi, mon Petit Frère (meu irmãozinho) vient dormir à la maison. Ça fait un mois qu'on ne s'est pas vu. On va se jouer au hockey bottine dans le parking de Imperial Tobacco, on va se pitcher le freesbee, on va se tirer la balle, on va se bouffer de la pizza de chez Pizza St-Henri (la meilleure, sur le coin de la rue), on va se taper un film de japonais qui se garrochent des bombes atomiques, on va se coucher tard pis le lendemain on va se goinfrer au resto de déjeûner sur Notre-Dame juste à côté d'Atwater. Menu. Tu penses que tu peux faire mieux? Fourre-toi le doigt dans l'oeil.
Aujourd'hui, dans le cours de phonétique, avec mes étudiants de tous les pays, Ivan le Terrible, un Colombien très drôle (quand je comprends ce qu'il essaie de dire), a dit à un de ses collègues : monsieur, vous prononcez mal bien, mais vous prononcez bien mal. Tout le monde dans la classe a fait hummmm.....
Toujours pas de réponse de M. Jean Barbe, des éditions Leméac, qui m'a relancé sur mon roman il y a deux semaines déjà. Mon ami Philippe m'a dit, inquiète-toi pas, il joue au bigshot.
Ouais. C'est de même que ça marche le milieu de l'édition au Quévec.
(Jaque, il y a deux piadas internas pour toi dans ce post. Quelles sont-elles? Tic-tac-tic-tac...)
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