vendredi 21 août 2009

Freudisação

Olhe, Guga. Da mesma maneira que você, tenho que aprender a chamar o garçom e os empregados nos clubes e nas lojas com maior confiança. Sou muito tímido e tenho vergonha demais. Sempre acho que as outras pessoas têm mais direitos que eu. O que é um terrível erro e uma compreensão bastante ruim do príncipio da igualdade. Sinto-me profundamente incompetente nesta sociedade de pedidos e de reclamações. Estou procurando as razões disso. Espere um pouco. Há certamente algo a ver com as mulheres. Ora, quando eu era mais jovem, estava todo tempo isolado e sozinho, uma espécie de ilha em mim mesmo, uma ilha derivante, estragada. Todas as meninas que eu encontrava estavam extremamente distantes de mim. Eu podia sentir uma distancia tamanha, que podia ouvir o som e ver a vista delas se embaçar adiante dos meus olhos. Como se eu estivesse muito longe de todas. Elas ficavam fora do meu alcance. Até hoje, podem ser ouvidos bem nítidos, aqueles gritos de amor por mim, aos quais não posso responder nada, porque eu acho uma grande desafetação moral e social na minha personalidade que pode ser um início de explicação ao meu problema. Não sei pedir nem receber. Não sei como pedir uma porra de conta.


dimanche 16 août 2009

Le petit rouquin

Bon.
C'est en l'honneur du grand écrivain brésilien Machado de Assis (1839-1908), fondateur de l'Académie brésilienne des lettres, auteur d'une œuvre indescriptible et résolument moderne, qui a vécu une longue et fructueuse vie, que je nomme mon nouveau chaton MACHADO.

J'ai vérifié, il aime déjà la Bossa Nova, la Samba, et quelques chansons de Legião Urbana. Et il parle déjà un peu portugais.

(Beatriz essaie de le mélanger avec de l'espagnol... Si je fais pas attention, il va se mettre à confondre les B et les V.)

mercredi 12 août 2009

Então

A) C'est fucking impossible de trouver des livres en portugais à Montréal.

B) Si je me les fait livrer du Brésil, ça coûte genre quarante Reais de port et manutention.

C) La lumière du soleil en fin d'après-midi, qui frappe sur le Château St-Ambroise, c'est fucking beau.

D) J'aime bien Marie-Pierre Arthur. Elle parle un peu trop d'étoiles, mais son disque est tout de même excellent.

E) TRUE BLOOD, c'est tellement mauvais que je suis addict.

F) Il y a des tounes brésiliennes sur mon Ipod qui me font me dire, si j'apprenais pas le portugais, est-ce que j'écouterais ça?

G) L'autre jour, je suis allé chez Beatriz et dans son appart ils ont un SHAMWOW. Mais c'est même pas un vrai. C'est genre un SHAMCOOL, ou une autre imitation.

H) Quand je fais des chest-lifts, j'évite consciemment de regarder mes bras, histoire de ne pas me paraître vaniteux.

I) Fucking cigarette de marde.

J) DE PÈRE EN FLIC, c'est vraiment poche. Louis-José Houde est une des personnes les plus drôles que je connaisse, mais il est absolument incapable de jouer une scène émotive. C'est incroyable au sens premier du terme.

K) Mon petit frère et moi, on aime lire au parc Émilie-Gamelin après une virée au Archambault. Lui, il lit des mangas, moi je lis Steven Millhauser.

L) Steven Millhauser, c'est vraiment un grand romancier américain dans la plus pure tradition. Je te le recommande. Exemple d'un de ses titres : EDWIN MULLHOUSE; THE LIFE AND DEATH OF AN AMERCICAN WRITER, 1943-1954; BY JEFFREY CARTWRIGHT.

M) T'as bien lu les dates juste-là?

N) Faut que j'apprenne l'espagnol maintenant. Je sais qu'ils rient comme ça: Jajajajajajaja.

O) En portugais c'est comme ça: Rsrsrsrsrsrsrsrsrs. Et les brésiliens écrivent "wow' de même: "uau". Tenho que rir. Moi je ris de même: Hahahahahahahaha.

P) Les boomers en arrière de chez-moi ont un balcon vraiment plus nice que le mien.

Q) Parasol et tout. Boîtes à fleur. Chaises, quoi, capitonnées?

R) Citation de Clarice Lispector: "Quem já não se perguntou: sou um monstro ou isto é ser uma pessoa?" En anglais: Who didn't ask himself that question: am I a monster or is this what it means to be a person? (A HORA DA ESTRELA, 1977)

S) Samedi, j'ai un "party jeans", chez Will. J'ai trouvé le meilleur coat jeans du monde. Parasuco, baby.

T) Des fois, je pense à l'horizon pis je me dis, criss c'est loin c't'affaire-là.

U) Ouais, bon. Pas tout le temps.

V) Quand l'optométriste se penche sur moi et qu'elle m'examine les prunelles avec sa grosse machine et qu'elle me dit de regarder droit devant, est-ce que je dois lui regarder dans le décolleté? Je veux dire.

X) Je me retiens en estie pour ne pas faire un commentaire pseudo métalangagier sur ma liste alphabétique.

Y) À la: Eille, t'approche de la fin toi-là.

Z) Tu vois le genre.