Je lis Stein en ce moment, je ressens le besoin de la citer à tout le monde, d'envoyer un email à chaque personne que je connais parce que ça les concerne parce que dans EVERYBODY'S AUTOBIOGRAPHY elle parle de tout le monde elle fait l'autobiographie de tout le monde. Alors ça concerne tout le monde en même temps, ça explique tout le monde chacun à son tour et tout le monde à la fois.
Ici ça m'explique moi:
You can read a book over and over again until you remember everything and even then you can read it over again if you begin at the beginning. That is very important about reading a book over again you must really begin at the beginning. In that way you can read it over and over again.
Ici ça explique William:
I think that what is going to happen is that a written language is going to be existing like it did in old civilizations where it is read with the eyes and then another language which only says what everybody knows and therefore is not really interesting which is read with the ears.
Ici ça explique JFC, mon directeur de thèse:
Two things are always the same the dance and war. One might say anything is the same but the dance and war are particularly the same because one can see them. That is what they are for that anyone living then can look at them. And games do do both they do the dance and war bull-fighting and football playing, it is the dance and war anything anybody can see by looking is the dance and war.
Ici ça l'explique elle:
I like anything that a word can do. And words do do all they do and then they can do what they never do do.
***
Et qu'est-ce qui me prend d'écrire de la poésie en portugais? J'écris jamais de poésie. J'haïs ça la poésie. Sauf la poésie de Stein. Pis celle de Whitman. Pis celle de William Carlos Williams. Pis le dernier poème de John Shade qui s'appelle Pale Fire, qui commence de même:
I was the shadow of the waxwing slain
By the false azure in the windowpane
Tu peux le lire, Charles Kinbote en a fait une criss de bonne analyse.
Moi j'ai aimé Brigitte Lafleur. Parce qu'elle pleurait pour vrai. Pis j'ai aimé la répétition des saluts à la fin.
RépondreSupprimerÇa fait drôle salutS avec un s?
ah pis ton foulard, aussi.
C'est l'fun ça, de la littérature qui traverse le quatrième mur et qui te décrit presque directement ton propre environnement. En fait, c'est plus toi qui traverse le mur, mais ça reste le fun.
RépondreSupprimer+++
Je pense qu'écrire comme ce qu'on lit est pas mal moins pire que de lire comme ce qu'on écrit.
Food for thought.
+++
J'ai décidé que j'allais dire "food for thought" chaque fois que je dirais une insipidité, de sorte que je devienne mentalement obèse morbide.
Cette semaine on m'a dit (on étant une personne d'une capacité de lecture exceptionnelle) qu'on n'était pas en mesure de déceler aucune influence dans mes poèmes.
RépondreSupprimermax
T'as pas une double négation là-dedans, Max?
RépondreSupprimeroui oui
RépondreSupprimerc'est parce que c'est très négatif, ce commentaire
max
J'aime beaucoup le fait que Max réponde "oui oui" à la question "t'as pas une double négation, là-dedans?"
RépondreSupprimerMaudit qu'y est méta.