(LE DEVOIR, 20 mars 2010)Simon "soubresaut" Brousseau, auteur du précoce et monumental LA MAYONNAISE TOURNE EN MOI, récipiendaire du premier prix Fémina accordé à un mineur, en 1998, alors qu'il n'avait que 14 ans, est décédé hier dans la nuit de mardi à mercredi à Naples, des suites d'une hémorragie interne ainsi que de multiples fractures. Son corps a été retrouvé par des passants au petit matin. Il avait 25 ans.
M. Brousseau aurait vraisemblablement succombé aux nombreuses blessures infligées par un ou plusieurs objets contondants (ainsi que par les roues d'une voiture) au terme de ce que les portes parole de la police ont qualifié d'"agression violente et gratuite". Les circonstances du drame restent toutefois nébuleuses et la police napolitaine, ayant ouvert une enquête, est avare de détails.
Né à Québec le 22 juillet 1984, écrivain publié avant même la puberté, Simon Brousseau s'est d'abord fait connaître sur la scène littéraire montréalaise et internationale grâce à des romans comme LA MAYONNAISE TOURNE EN MOI (Michel Brûlé, éditeur, 1997), QU'UN PEU DE FOUTRE SUR LA JOUE (Fayard, 1998) et NIETZSCHE A TOUJOURS ENCULÉ KAFKA (Minuit, 2002), pour ensuite devenir une des personnalités favorites des pages "people". Ses nombreux démêlés avec la justice pour des délits mineurs ainsi que la multiplication de ses aventures amoureuses ont, ces dernières années, fait les choux gras des magazines sensationnalistes. Malgré ces frasques mondaines, le jeune romancier a su garder toute sa vie un public fidèle que certains spécialistes de son œuvre n'hésitent pas à qualifier de culte. Les sites internet dédiés à celui qui avait tenu à ce qu'on l'appelle "soubresaut" (allant jusqu'à signer ses derniers livres de ce nom de plume, en gommant la majuscule) ne se comptent pas plus que les thèses de doctorat traitant d'une facette de son travail.
Publié alors qu'il avait 14 ans, son premier roman, de près de 700 pages, s'est vendu à plus de 40 000 exemplaires au Québec avant d'être couronné par le prix Fémina, en France. Le jeune romancier, surfant sur son succès et sur la réception dithyrambique de la presse française, a alors emménagé à Paris, dans le 3e arrondissement, où il s'est empressé de récidiver avec un second roman tout aussi bien reçu par les critiques. Au fil des années, on a fait et refait l'éloge de sa plume provocante, de son lyrisme débridé, de sa vacuité humaniste, de sa violence postmoderne.
Les romans et autres recueils de nouvelles se sont ensuite enchaînés avec la même régularité que ses histoires d'amour se sont autodétruites. Marié pour la première fois en 1999 (avec l'accord écrit de ses parents) et très brièvement, avec la comédienne et ébéniste Adeline Fabre, de dix ans son ainée, Brousseau a fréquenté et épousé au cours de sa courte existence plusieurs hommes et femmes, autant célèbres qu'anonymes, dont la poète canadienne-française Hémilie Amèle, le comédien beauceron-autrichien Klaus Dumont, le blogueur renommé, et détective privé Clarence L'Inspecteur et la joueuse de viole recourbée Mathangi « MIA » Arulpragasam.
Une longue panne d'inspiration aurait été à l'origine du voyage de M. Brousseau vers l'Italie. Il semble qu'il était à destination (ou qu'il revenait) de Capri, où il avait loué la fameuse Villa Mallaparte, où d'illustres écrivains et artistes l'avaient précédé dans leur quête d'un endroit calme et d'un regain de souffle esthétique.
D'après les informations disponibles, il semble qu'un ou des individus se soient jetés sur l'écrivain alors que celui-ci se trouvait dans une ruelle du quartier historique Spaccanapoli. Armés de coutelas, de machettes et autres objets artisanaux, les bandits lui auraient assené plusieurs dizaines de coups au ventre ainsi qu'à la tête avant de prendre la fuite, roulant sur le corps de "soubresaut" avec leur voiture. La police dit avoir retrouvé des traces de freinage automobile à plusieurs endroits dans la ruelle et sur le cadavre. On ne lui a dérobé ni son argent, ni ses papiers. Aucun suspect n'a été interrogé pour l'instant, mais on dit qu'un homme s'est présenté de lui-même pour faire une déposition. L'homme est toujours considéré comme témoin.
Simon "soubresaut" Brousseau laisse dans le deuil sa femme, l'artiste performative Consolida Price, son fils Babord Price Brousseau, ses parents, ainsi que son frère Julien.
M. Brousseau aurait vraisemblablement succombé aux nombreuses blessures infligées par un ou plusieurs objets contondants (ainsi que par les roues d'une voiture) au terme de ce que les portes parole de la police ont qualifié d'"agression violente et gratuite". Les circonstances du drame restent toutefois nébuleuses et la police napolitaine, ayant ouvert une enquête, est avare de détails.
Né à Québec le 22 juillet 1984, écrivain publié avant même la puberté, Simon Brousseau s'est d'abord fait connaître sur la scène littéraire montréalaise et internationale grâce à des romans comme LA MAYONNAISE TOURNE EN MOI (Michel Brûlé, éditeur, 1997), QU'UN PEU DE FOUTRE SUR LA JOUE (Fayard, 1998) et NIETZSCHE A TOUJOURS ENCULÉ KAFKA (Minuit, 2002), pour ensuite devenir une des personnalités favorites des pages "people". Ses nombreux démêlés avec la justice pour des délits mineurs ainsi que la multiplication de ses aventures amoureuses ont, ces dernières années, fait les choux gras des magazines sensationnalistes. Malgré ces frasques mondaines, le jeune romancier a su garder toute sa vie un public fidèle que certains spécialistes de son œuvre n'hésitent pas à qualifier de culte. Les sites internet dédiés à celui qui avait tenu à ce qu'on l'appelle "soubresaut" (allant jusqu'à signer ses derniers livres de ce nom de plume, en gommant la majuscule) ne se comptent pas plus que les thèses de doctorat traitant d'une facette de son travail.
Publié alors qu'il avait 14 ans, son premier roman, de près de 700 pages, s'est vendu à plus de 40 000 exemplaires au Québec avant d'être couronné par le prix Fémina, en France. Le jeune romancier, surfant sur son succès et sur la réception dithyrambique de la presse française, a alors emménagé à Paris, dans le 3e arrondissement, où il s'est empressé de récidiver avec un second roman tout aussi bien reçu par les critiques. Au fil des années, on a fait et refait l'éloge de sa plume provocante, de son lyrisme débridé, de sa vacuité humaniste, de sa violence postmoderne.
Les romans et autres recueils de nouvelles se sont ensuite enchaînés avec la même régularité que ses histoires d'amour se sont autodétruites. Marié pour la première fois en 1999 (avec l'accord écrit de ses parents) et très brièvement, avec la comédienne et ébéniste Adeline Fabre, de dix ans son ainée, Brousseau a fréquenté et épousé au cours de sa courte existence plusieurs hommes et femmes, autant célèbres qu'anonymes, dont la poète canadienne-française Hémilie Amèle, le comédien beauceron-autrichien Klaus Dumont, le blogueur renommé, et détective privé Clarence L'Inspecteur et la joueuse de viole recourbée Mathangi « MIA » Arulpragasam.
Une longue panne d'inspiration aurait été à l'origine du voyage de M. Brousseau vers l'Italie. Il semble qu'il était à destination (ou qu'il revenait) de Capri, où il avait loué la fameuse Villa Mallaparte, où d'illustres écrivains et artistes l'avaient précédé dans leur quête d'un endroit calme et d'un regain de souffle esthétique.
D'après les informations disponibles, il semble qu'un ou des individus se soient jetés sur l'écrivain alors que celui-ci se trouvait dans une ruelle du quartier historique Spaccanapoli. Armés de coutelas, de machettes et autres objets artisanaux, les bandits lui auraient assené plusieurs dizaines de coups au ventre ainsi qu'à la tête avant de prendre la fuite, roulant sur le corps de "soubresaut" avec leur voiture. La police dit avoir retrouvé des traces de freinage automobile à plusieurs endroits dans la ruelle et sur le cadavre. On ne lui a dérobé ni son argent, ni ses papiers. Aucun suspect n'a été interrogé pour l'instant, mais on dit qu'un homme s'est présenté de lui-même pour faire une déposition. L'homme est toujours considéré comme témoin.
Simon "soubresaut" Brousseau laisse dans le deuil sa femme, l'artiste performative Consolida Price, son fils Babord Price Brousseau, ses parents, ainsi que son frère Julien.

C'est probablement un crime homophobe venant de la communauté « gangsta rap », dont Soubresaut a fait l'erreur d'emprunter le style. Ses mariages gais, l'équivoque subtile de sa poésie érotique et ses résultats de recherche très controversés sur la correspondance amoureuse occulte entre Nietzsche et Kafka ont dû lui attirer les foudres des plus susceptibles gangsters napolitains. Je ne crois pas à l'hypothèse de la dette de drogue impayée, tout cela ressemble beaucoup trop à un crime haineux.
RépondreSupprimerIl est assuré que la piste d'Hortense est fausse et nous mènera dans un cul-de-sac où l'amour, le sexe et la trahison forment un triumvirat inévitable.
RépondreSupprimerIl me semble que l'hypothèse de Francis mérite d'être étudiée plus en profondeur...
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