Choses vraiment cool du Brésil:
-L'hospitalité (jamais été aussi bien reçu de toute ma vie)
-La bière (Brahma, Skol, Itaipava, Bohemia, Natural)
-La musique (tout ce qu'ils appellent MPB, Música Popular Brasileira, c'est tellement bon, fuck, j'en pleurerais)
-La bouffe (fuck les végétariens)
-Le "jeito" (ça veut dire la "manière" brésilienne, la manière de faire les choses, de parler, de négocier, de s'embrasser, etc., ça va de dépasser dans le traffic à crier quand il y a un beau but au futebol, en passant par les gestes mêmes, qui accompagnent la parole, ici tout le monde bouge les mains comme des petits cool de quinze ans)
-Les partys qui ne finissent jamais (meu Deus do céu... ayayayaye)
-Les millions d'accents différents (que je commence à reconnaître)
-Les millions de tons de peau différents (probablement une des sociétés les plus hétérogènes du monde)
-Les élections (Lula est un héros, Lula est le diable, Dilma est une sainte, Serra est un sale con, filho da puta, Serra et Dilma sont des imposteurs, je vais pas voter, je préfére payer l'amande, Lula est la meilleure chose qui soit arrivée à ce pays, Lula est la pire chose qui soit arrivée à ce pays...)
-Les gougounes (Havaianas, baby!)
-L'architecture des maisons (solide solide, tout est en brique et en béton, ils ont pas besoin d'isoler, ça poigne pas en feu, et il y a des trous d'évacuation dans les planchers parce qu'ils lavent à grande eau, splash, partout, une chaudière par-ci, une chaudière par-là)
-Le café (ahhh, c'est ça que ça goûte, du café!)
Choses vraiment poches du Brésil:
-La pauvreté (évidemment, bon, je ne suis pas venu ici pour faire une enquête sociologique, mais faudrait être cave pour pas remarquer les dizaines de dudes sur le crack qui dorment dans la rue, un sac de plastique sur la tête, en plein soleil de midi)
-La paranoia (je me croise les doigts, il ne m'est rien arrivé, pas de vols, pas de violence, rien, mais tout le monde arrête pas de m'avertir, de me prévenir, de me dire de faire attention, alors c'est difficile de se promener dans les rues sans avoir une arrière pensée pour le gars en arrière, qui est peut-être en train de me suivre)
-La télé (oh my god... téléromans, shows de variété, de la merde et beaucoup de merde, et la voix typique du dude qui a genre fait un bacc en comm et qui maintenant annonce des produits à la télé ou à la radio commence à me peser, tsé cette espèce d'overarticulation comme vraiment trop enthousiaste...)
-L'architecture urbaine en général (c'est vraiment n'importe quoi, il y a énormément de choses, trottoirs, rues, poteaux, portes de magasins, en train de s'autodétruire, même les merveilles architecturales de Oscar Niemeyer ont l'air vieilles et en décrépitude, je veux dire, j'ai de la difficulté parfois, quand j'observe la vue, de loin, à différencier un quartier "riche" d'une favela)
-Le fonctionnement des restos (vraiment pas "gringo friendly", en général, toujours un peu, genre, spécial, original, voyons criss, comment ça marche icitte, USA que je commande, USA que je paye?)
-Le transport en commun (fuck, juste fuck, ils peuvent bien rouler à l'étanol, ces autobus, ils sont quand même poignés dans un traffic absolument monstrueux)
-Le traffic (fuck, juste fuck, ils peuvent bien rouler à l'étanol, ces chars, ils sont quand même poignés dans un traffic absolument, incroyablement, effroyablement monstrueux)
-Le linge quétaine (bling-bling cul-cul ou style pseudo surfer Billabong pour les gars et ceinture de diamant ou boucles d'oreilles grosses comme ta soeur pour les filles, faux-ongles, gel dans les cheveux, dents en or, g-string qui dépasse de six pouces en haut des jeans pleines de brillants)
-L'accent des ados (euh... quoi?... desculpa, não entendi nada... o que?... pourrais-tu prononcer au moins une consonne sur dix, s'il-te-plaît?... juste pour me donner un point de repère...)
***
Est-ce que c'est nécessaire de préciser que les choses négatives n'arrivent pas à la cheville des choses merveilleuses que je vois, que je constate tous les jours?
J'ai tellement rêvé souvent à ce voyage.
Je suis comblé.
Je reviens mercredi prochain.
Un tout petit peu plus bronzé, un tout petit peu moins gringo.
Non, ce n'est pas nécessaire de préciser (que les choses négatives n'arrivent pas à la cheville des choses merveilleuses) ;) Car c'est le propre du voyage, je trouve. Les choses négatives, ce sont simplement des découvertes...
RépondreSupprimerBelles images que tu nous fais là..