samedi 9 octobre 2010

Les règles d'or pour briller (II)

Règle no 2: Nagez à contre-courant, vous serez visionnaire : n’inventez pas les idées d’aujourd’hui mais celles d’après-demain… L’Histoire retient rarement les artistes qui se sont inscrits dans leur temps… Il suffit de penser à … vous voyez : personne ne s’en rappelle…

Ouais faque j'ai commencé par essayer de convaincre tout le monde que le vin blanc c'était complètement last year pis je me suis sous-loué un logement dans le Mile-End. Je sortais avec un gars pis avec une fille en même temps pis j'ai arrêté d'acheter des filtres à café parce que j'avais en masse de papier cul qui pouvait faire la job. Je sous-louais mon appart mais c'était juste pour mieux le racheter sur le TSX en remise de fonds de fiducie enregistrée. J'ai réussi à convaincre la vendeuse du Second Cup qu'elle était une sous-fifre de l'impérialisme en serrant mon foulard palestinien. Je regardais jamais avant de traverser la rue. Quand j'ai reçu la première lettre de refus pour mon manuscrit de roman street en spanglish 2.0, je suis parti à rire genre fuck them. Je me suis coupé l'oreille avec un coupe ongles pis je l'ai postée à Yann Martel, en plusieurs exemplaires, en plusieurs petits morceaux signés S. Harper.  Tout de suite après, sur ma lancée, j'ai envoyé mon CV à BP. Je voyais tellement loin en avance quand je traversais la rue en courant que je voyais luire le cul des mythes modernes, je les rattrapais, au soleil.          

3 commentaires: