Règle no 5: Placez-vous toujours en tête du peloton, ce sont les autres qui doivent vous suivre, pas l’inverse… Et surtout n’écoutez jamais les conseils des autres, c’est vous qui avez toujours raison…
Ouais faque même si mon chrono officiel me mettait en 42e place, pis même si j'ai jamais fait de course de bécique avant, j'ai pété la yeule à l'arbitre pis au juge de ligne pis à son frère pis j'ai pissé à côté de la litière de son chat. Le matin de la course, j'ai crissé mon coude dans toutes les côtes de toute la gagne de fifs en cuissards mauve fluo Ocean Pacific pis je me suis genre quoi, faufilé, jusqu'à la ligne de départ. Un des gars commandité par Tide m'a fait un finger mais il était derrière moi faque je m'en suis crissé comme si il aurait, comme si, comme si il avait, ouais, été, de l'huile sur le parapluie de mes insultes. Je suis parti en flèche immédiatement après le coup de gun pis j'allais tellement vite qu'après juste un tour j'avais déjà la roue d'en avant dans le cul du dernier. Mes mollets étaient tellement gros qu'ils bloquaient la vue aux autres qui tombaient à terre, qui tombaient à terre sur Sherbrooke pis sur Papineau pis après ça dans le fleuve sur le pont Jacques-Cartier, comme des estis de moutons ou des lemmings, sauf moi. Sauf moi parce que je te filais ça en sale, j'avais un but pis un objectif, pis dans le fond je m'en calissais de la course, c'était juste un prétexte pour arriver super essoufflé à la synagogue sur Curé-Poirier à Longueuil pis avoir une excuse pour pouvoir postillonner dans la face du rabbin pis dans sa sagesse millénaire que je m'en calissais comme du pain sur la planche. Il m'a regardé avec ses yeux de Torah furieuse mélangé avec E-man pis il a essayé de me convaincre avec des mots à 150 piasses que "dialectiquement" il y avait un "paradoxe" dans l'idée de conseiller à quelqu'un de ne pas suivre les conseils des autres, qu'il y avait là une "impossibilité", une "irrésolution" fondamentale, parce que ne pas suivre équivaut à suivre, et vice-versa, ou quelque chose dans le genre, pis j'ai fait comme, pff, genre, euh ta yeule esti de vieux schnok, pourquoi que je t'écouterais, tu sais même pas lire sans suivre les mots avec ton doigt pis sans bouger les lèvres en te balançant comme un autistique, fuck, pis je me suis vu en train de dire ça dans le miroir du bureau pis mon profil était tellement aiguisé que tout a revolé en éclats, en mille morceaux éblouissants.

Je suis contente parce que j'avais peur que tu aies comme fait un ressourcement ressourçant, tsé plongé dans ses valeurs, se reconnecter à son soi(toi) et tout le tralala pendant ton voyage, mais fiouuuuu, tu es toujours aussi près de la vraie essence de la vie, la superficielle là. Je suis rassurée tsé!
RépondreSupprimerBon retour :)
Ceux qui sont derrière dans le peloton ne "suivent" pas, ils se font drafter pour le sprint final...Ceux devant les draft pour qu'ils ne se fatiguent pas. Et ce sont eux qui gagnent d'habitude et qui brillent. Coudonc, tu connais pas le vélo ;)
RépondreSupprimerYo, O'Green, t'étais pas là. C'était pas une course comme les autres, c'était une course de béciques banane, chacun pour soit, pas d'équipe, pas de règles, pas d'affaire de connaître ça ou pas.
RépondreSupprimerOuin, une course en fixie low-rider avec un genre de minuscule volant en chaîne comme guidon, un siège banane pis tout le monde avait des goggles de ski ou des masques de plongée. Un Tour de France où le seul maillot jaune, c'est une fille en leggings, en souliers de ballon-balai qui le porte.
RépondreSupprimerT'aurais dû voir ça, O'Green, c'était malade. Il y a même eu ce moment prophétique où quatre gars vêtus de t-shirts "I'm with stupid" qui pointent à droite se sont placés, par pur hasard, côte-à-côte. Imagine:
I'm with stupid -> I'm with stupid -> I'm with stupid -> I'm with stupid ->
hahahahaha!
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