1- C'est fucké parce que le titre en français du dernier roman de Thomas Pynchon, qui a été traduit récemment chez Seuil, c'est VICE CACHÉ, pis je le regardais tout-à-l'heure à la BNQ pis je me disais c'est fucké que le dernier roman de Thomas Pynchon porte le nom d'une série qui a passé à TVA avec genre Sylvie Léonard dedans.
2-Si t'avais lu 2666 de Roberto Bolaño, tu serais content de vivre dans un monde où t'as eu la chance de lire 2666. Ça a passé proche de pas exister, ce monde-là.
3-Je me promenais au Indigo sur Ste-Catherine cet aprèm avec mon amoureuse pis à un moment donné j'ai dit fuck j'aime donc ben ça lire, dans vie. Juste devant moi il y avait une pile de FREEDOM, de Jonathan Franzen, qui vient juste de sortir.
4-Je sais pas si vous avez vu ça, mais ils ont définitivement sorti le premier volume de l'édition définitive (definitive) et autoritaire (authoritative) de l'autobiographie de Mark Twain. J'ai lu un article super intéressant là-dessus que Will m'a envoyé en écrivant dans son courriel check idout, yo, pis je pense que je vais le demander pour Noël. C'est juste le premier volume pis il y a genre 800 pages.
5-J'ai-tu déjà dit ici que la poésie, ça me fait pas triper? Sauf Emily Dickinson. Pis Walt Whitman. Pis William Carlos Williams. Pis Frank O'Hara. Pis e.e. cummings. Pis qui aussi? Mais c'est juste parce que je les ai lu. Si j'en lisais d'autres, je triperais probablement. J'ai juste pas le goût.
6-Il y a quelques auteurs qui me donnent une impression d'œuvre, au sens global. Quand je pense à eux je me demande comment ça se fait que j'ai pas tout lu Dany Laferrière? Comment ça se fait que j'ai pas tout lu Graham Greene? Joseph Conrad. Anthony Burgess. Albert Cohen. Herman Broch. Charles Dickens.
7-Aujourd'hui mon ami Nic m'a téléphoné pour me demander un conseil littéraire, et c'était la première fois que ça arrivait, fuck, je savais même pas qu'il savait lire. Il m'a demandé si c'était bon du Éric-Emmanuel Schmidt pis j'ai vomi dans le combiné.
8-Ça a pas rapport, mais t'as-tu déjà croisé quelqu'un dans ta vie qui as déjà utilisé le mot combiné pour parler d'une partie du téléphone?
9-La dernière fois que j'ai suivi une recommandation de livre, c'était Clarice Lispector, pis demande-moi si ça a valu la peine.
10-J'entends Sophie Thibault, au loin, introduire les premières notes du TVA 22h, pis ça me fait penser à Thomas Pynchon.
11-Ça a pas rapport, mais je viens d'apprendre, au loin, au TVA 22h, pendant que j'écris, que Pat Burns est mort et que c'était un ti-cul de Saint-Henri, un quartier ouvrier de Montréal. Chill.
12-Faut que je travaille sur mon examen doctoral, mais comme dirait Bartleby, I'd prefer not to.

point 6 : bien d'accord, surtout fin 2ème ligne.
RépondreSupprimerpoint 8 : oui oui
point 12 : bouge-toi le cul !
point 9 : j'espère quand même que tu jetteras un coup d'oeil aux Microfictions, un de ces 4.
RépondreSupprimerBroch + Musil: durs à lire, mais c'est fou comme on reconnait les travers de notre époque, sauf que comme dirait l'autre, nous sommes désormais la caricature de la décadence, ce qui est plus tragique encore que la décadence elle-même.
RépondreSupprimerIl parait qu'il faut aussi lire, dans la même veine, Döblin, mais je n'ai jamais réussi à traverser les premières pages...
Et enfin Joyce, je sais que quelqu'un se rase dans le premier chapitre de Ulysse's, combien de fois ai-je voulu y pénétrer en étant alors bloqué comme un analphabète.
Dans les lecteurs de Clarence ou même Clarence, y a-t-il quelqu'un qui l'a lu? Doit-on abandonner l'idée de le lire en anglais?
@L'engagé: Haha, c'est la meilleure description que je pourrais moi aussi faire de mon expérience avec Ulysses: "Il y a quelqu'un qui se rase dans le premier chapitre"!
RépondreSupprimer@Simon: J'ai commencé dans l'avion vers le Brésil. Le problème avec Jauffret, pour moi, c'est que son "projet" m'impressionne tellement que je suis nécessairement déçu par ses phrases.
@Seb: J'me magne, j'me magne, t'inquiètes!
@Clarence : ah ouais ? J'aime bien son style, je trouve qu'il a du mordant. Ça fait changement de ce qu'on peut lire provenant de la France ces dernières années, me semble.
RépondreSupprimerhum... que reproches-tu exactement à Schmidt?
RépondreSupprimer@l'auteur: euh... je pensais que c'était clair... je lui reproche de me faire vomir dans le téléphone... Ah! Et aussi d'écrire des phrases comme "Il se réveilla, ce n'était qu'un rêve..."
RépondreSupprimerJoyce : Bon je suis soulagé!
RépondreSupprimerSchmi[d] : Ça serait génial s'il s'agissait d'un «couple» de frères siamois, mais pas jumeau identique, genre Hyde et son doubll.
Les livres seraient ainsi écrits par Éric et Manuel Schmi[d].
Ils alterneraient : un livre serait écrit par la plume de l'un mais avec a tête de l'autre, tandis que le livre suivant serait écrit par la plume de l'autre, mais avec la tête de l'un. Ensuite, chacun écrirait un livre avec sa tête et sa main, puis on recommencerait.
Ce[s] auteur[s] bicéphale[s] écrirait par cycle de 4 livres autour du même sujet. Le reste du temps, il serait critique littéraire. Évidemment, ils serait attachés par les crânes et leurs idées pourraient passer d'un cerveau à l'autre.
Ainsi, ils peuvent lire simultanément du Sade et du Pennac; ils digèrent alors drôlement.
Mais je ne sais pas ce qu'ils lisent aux toilettes.
J'aurais dû écrire il digère au singulier, pour plus de cohérence. Et mettre tout le «ils serait attachés» au singulier également, et terminer au singulier pour les toilettes, d'ailleurs cabinets aurait été préférable... Mais bon c'est juste un commentaire.
RépondreSupprimer@Clarence
RépondreSupprimerN'empêche, la qualité de sa recherche historique dans "La Part de l'autre" est assez phénoménale.
L'auteur : est-ce qu'elle vaut «Les Bienveillantes»?
RépondreSupprimerSi elle n'y arrive qu'à la ceinture, déjà ça vaut la peine.
Bref, recommandez-vous?
Kossé tu as contre le bonhomme Whitman?
RépondreSupprimerJ'ai tellement lu Leaves of Grass quand j'étais à l'Université. Je ne comprenais pas tout (en fait, je ne comprends pas encore tout) mais fuck que je l'ai lù.
Sinon, s'pas mal tout vrai ce que tu déblatère. Surtout por Schmidt.
@L'engagé
RépondreSupprimerBien sûr que non, voyons! Littell est même allé jusqu'à la phonétique et la linguistique chez les Tziganes. Cela dit, entre les navets et les grands classiques, il y a tout plein d'autres romans, et La Part de l'autre se trouve plus près des classiques que des navets selon moi...
@L'engagé et L'auteur: C'était justement La part de l'autre que mon ami voulait s'acheter et qui m'a fait vomir dans le combiné. Schmidt a eu un super bon flash pour ce livre, il a eu une illumination, il a eu un pincement, il a eu une crampe et après ça il a eu un gaz et il a chié un super bel étron.
RépondreSupprimer@Stéphane: j'ai rien contre Walt, je l'ai justement mis dans ma courte liste de poètes qui me font triper!
Clarence, j'aimerais en savoir plus sur ce Nic, il ne lit pas, je veux dire vous semblez l'aimer quand même (vous n'auriez pas vomi sinon), mais pour être surpris qu'il sache lire et que vous vous aimassiez tout de même, on peut se permettre de penser que vous faites des choses pas trop catholiques avec ledit Nic, ou qu'il est «étrange», choses pour lesquelles la lecture, l'écriture ne comptent pas.
RépondreSupprimerÇa titille. J'imagine Nic comme un de ces personnages tordus de «He died with a felafel in his hand»
Les nouvelles de John Birmingham sont hilarantes, je confesse que j'ai adoré le film également, mais on est loin des bienveillantes... Ne vomissez pas.
http://www.youtube.com/watch?v=xQFC00VVSBw
hahaha! (Je ris de tes commentaires, là) t'es drôle quand tu parles de Schmidt, on dirait vraiment que tu parles de schnout!
RépondreSupprimer