D'ouest en est
Une jeune femme qui lit AMERICAN PSYCHO, de Brett Easton Ellis, debout, accotée sur le poteau de métal, entre les stations Bonaventure et Berri-Uqam.
Soudtrack dans mes oreilles: Water In Hell, de Broken Social Scene, sur l'album FORGIVENESS ROCK RECORD.
D'est en ouest
Un jeune homme qui lit L'AVALÉE DES AVALÉES, de Réjean Ducharme, assis, groovant avec ses écouteurs Sony dans l'autobus 24, entre de Lorimier et St-Hubert.
Soundtrack dans mes oreilles: Time Code, de Bright Eyes, sur l'album DIGITAL ASH IN A DIGITAL URN.
Journée maussade, mais les gens lisent de belles choses, et la musique est bonne. Toujours.
C'est drôle parce que je suis en train de corriger les travaux d'élèves et, pour un projet d'écriture, ils ont tous (ou presque) choisis d'observer les gens dans le métro et l'autobus... :)
RépondreSupprimerSti que c'est bon American Psycho.
RépondreSupprimer« -Je suis inventif, dit Price. Je suis créatif, je suis jeune, sans scrupule, extrêmement motivé et extrêmement performant. Autrement dit, je suis foncièrement "indispensable" à la société. Je suis ce qu'on appelle "un atout".» Price se calme, il continue de regarder fixement par la vitre sale du taxi, probablement le mot PEUR bombé en rouge sur la façade d'un McDonald's au coin de la Quatrième et de la Septième. « En fait il n'en reste pas moins que personne n'en a rien à foutre de son travail, "moi", je déteste mon travail, "et toi", tu détestais le tien. Et qu'est-ce que je suis censé faire? REtourner à Los Angeles? Il n'y a aucune alternative. »
Aucune intériorité, pas de psychologie, que des être vides. Pas d'histoire, juste des tableaux, percutants.
Que du bon goût dans ce billet :)
RépondreSupprimerL'avalée des avalées, je l'ai lu la première fois à 15 ans et je n'ai pas compris grand chose à l'époque sauf que le fait que chaque mot me jetait sur le cul.
Je ne sais pas si je peux vraiment dire que "j'ai la chance de", mais j'ai appris plus tard que la copie que je possède (bon ok, je l'ai volée à mon père!) est en fait une copie de l'édition pirate qu'Ariès avait publié en 1967.
J'ai acheté une version légale le lendemain pour avoir la conscience tranquille, mais je l'aime tellement ma version illégale qui tient avec un élastique et sent le vieux sous-sol d'église...
Je sais pas Clarence, mais me semble que "belle chose" n'est pas le terme approprié pour parler d'American Psycho. Enfin. C'est percutant, troublant, intéressant, mais beau ? J'ai comme peur d'aller prendre une bière avec toi, tout à coup, man. Ah oui, pis faut que je te montre ma nouvelle carte d'affaire. Blanc cassé, la typo incroyable, faire sur mesure pour moi. Tu vas chier à terre.
RépondreSupprimer@Ma mère: c'est le piège de la facilité, que veux-tu. On observe et on note, quand on a rien de grandiose à dire.
RépondreSupprimer@L'engagé: je te recommande chaudement le reste de l'oeuvre de Ellis, comme Glamorama, Lunar Park et Less Than Zero, qui sont encore meilleurs d'après-moi.
@Marie: wow!! ton édition pirate me fait rêver, il me semble que ça fait tellement ducharmien d'avoir une édition fantôme.
@Simon: "belle chose" est en effet un peu déplacé pour parler d'un ovni comme AP. Il y a des œuvres comme ça qui n'ont pas du tout besoins de ce qualificatif pour être grandes. J'aurais plutôt dû écrire : "les gens lisent de grandes choses"... Pis ta carte, je suis sûr qu'elle n'arrive pas à la cheville de MA carte coquille d'œuf police cambria bosselée avec patine mâtinée et puce électronique deux point zéro intégrée. Les coins sont légèrement arrondis, style sablé.
Oh shit, faut se prévoir une journée la semaine prochaine pour comparer ça...!
RépondreSupprimerJe sais pas Clarence, j'ai vraiment l'impression que Bateman était la Bovary de Ellis... Merci d'exister en passant. Votre blogue est un bijou.
RépondreSupprimerah! mais je ne le voyais pas comme de la facilité en marquant ce commentaire, mais plutôt comme un autre fascinant moment de "synchronicité" des intérêts et des réalisations :)
RépondreSupprimerCrime que t'écoutes de la musique de tapoune mon Dannyboy
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