lundi 13 décembre 2010

Édifiant, n'est-ce pas?

J'ai pété la yeule à un dude qui chantait agadou parce que la rue était pleine de slush, de sloche, de. Il me faisait penser à moi, la première fois que je suis allé à Paris, quand je récitais le speech pathétique du général De Gaulle sur le boulevard genre Saint-Germain. Il me rappelait mon adolescence lointaine, quand je portais fièrement des t-shirts CCCP fucking faits au Bengladesh. Il me faisait revenir à mon enfance, à l'époque étrange où j'étais persuadé, esthétiquement parlant, que jamais personne, personne, PERSONNE, n'allait me convaincre de porter autre chose qu'un speedo. Je regardais mon père, je jugeais l'homme, avec son costume de bain/bermuda, marchant tranquillement sur les plages de Wells ou de Old Orchard et j'agonisais de honte. J'étais persuadé aussi, j'étais dur comme du fer, qu'un chandail à manches longues se portait très bien avec des shorts, mais qu'un t-shirt et des pantalons longs, c'était sacrilège. Bref, je lui ai rentré la face dedans, dans sa gadoue, et en le relevant je lui ai fait mon triple move:

-Un wedge.
-Un wet-willy.
-Un titty twist "nomme dix sortes de céréales".

En gros, c'était ça ma fin de semaine.   

1 commentaires:

  1. Le tout après avoir passé une soirée à faire des Flirbirt sur la bédaine de Jeanne et des Road-Runners à ton ami Guillaume.

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