Ok. C'est pas comme si j'allais me mettre à tenir un blogue télé, mais je viens de visionner le premier épisode de 19-2 sur TOU.TV, et je me demande si je suis le seul à trouver que ça cloche un peu par bouttes. Faque je vais en parler.
Premièrement,c'est beaucoup trop évident que Nick Berrof (c'est quoi ce nom là?) n'est pas un "vrai" salaud, qu'il est un cœur tendre, au fond. C'est peut-être à cause de la bouille de Réal Bossé, mais j'y crois pas une miette. Il est un dur à cuire dans une scène et un steak attendri (?) la scène d'après.
Deuxièmement, comment expliquer qu'à sa deuxième journée dans son nouveau corps policier, le personnage de Claude Legault ait déjà reçu de la soupe tonkinoise lancé par un chinois hystérique qu'il a ensuite été obligé de maîtriser violemment alors qu'une chinoise hystérique lui donnait des coups de poulet sur le tête, et qu'il soit déjà dans l'eau chaude pour une histoire grave de coup de fusil qui "devrait déjà être aux affaires internes". Ça déménage en ville.
D'ailleurs, et ça m'amène à mon troisièmement, quelle image étrange de Montréal est montrée dans cette télé-série. Je ne suis pas sûr de comprendre le message qu'on veut véhiculer. D'abord, c'est quoi ces jokes absurdes et pas drôles sur le fait que le gars de la SQ soit un "habitant" qui "vient des régions" et qui "sent le chevreuil". Les policiers du SPVM ont-ils douze ans d'âge mental? Le SPVM est-il une polyvalente? Ensuite, c'est quoi le trip de nous montrer un policier complètement saoul descendre de son Hummer au belvédère du Mont-Royal et faire la métaphore la plus cheap du monde en disant "je te présente ma femme" et la caméra nous montre la ville? En tous cas, si je suis quelqu'un qui n'habite pas à Montréal, ça renforce en crisse mes propres préjugés sur la "maudite métropole sale pis dangereuse".
(Ah, et j'oubliais... pour revenir au problème du personnage de Legault... je ne suis pas sûr de saisir... Est-ce qu'il s'agit, au fond, pour n'importe quel minable qui se fait arrêter, de prétendre qu'un policier lui a tiré dessus pour causer une commotion dans un service de police? Est-ce qu'un enquêteur peut prêter foi à ce genre de trucs? Ah! Le chargeur est plein? Pas grave, on sait jamais. On insinue que le policier a eu le temps d'aller acheter un chargeur plein sur le marché noir... il me semble que ça tient pas debout. Sans compter que dès le lendemain, à son troisième shift de travail, le chef lui fait du chantage avec ça... En tous cas, peut-être que je comprends pas comment ça marche.)
Quatrièmement, la réalisation de Podz... Ah... On commence-tu à être tannée des plans de caméra nerveux qui passent d'une focalisation extrême à un flou encore plus extrême? Jouer sur la profondeur du champ ça va, au début c'était même une sorte de signature artistique, mais là, ça devient grotesque, c'est comment juste un procédé gossant et ultra maniéré. Regardez juste l'extrait ici à 15: 30, dans le premier épisode, c'est absurde.
(Ah, pis aussi, c'est quoi cette réplique absolument exagérée du chef de police qui dit à Berof: "On le sait ben, toi tes partners tu les préfères avec une balle dans tête". Qui dirait ça? Qui dirait une chose aussi profondément méchante? Je suis bébérlué.)
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Bon, je suis peut-être dans le champ, ça a l'air que Richard Terrien a adoré ça, lui.
Pis Marc Cassivi. Tsé.
RépondreSupprimerJe viens tout juste de le regarder aussi et je ne sais pas trop ce que j'en pense encore... J'ai des pours et j'ai des contres.
RépondreSupprimerJ'ai trouvé que c'était too much aussi (même si un gars qui se fait attaqué à coup de poulet plumé c'est pile mon genre d'humour), mais d'un autre côté un policier qui donne une contravention à un piéton parce qu'il traverse quand la lumière est rouge, tu ne fais pas un show avec ça. Ça reste quand même moins pire que les shows américains même je sais bien que ce n'est oas un argument valable. Pis celui qui est saoul et conduit son char, je suis d'accord que ce n'est pas le type de comportement qu'il est souhaitable de véhiculer, mais fuck ça arrive. La ligne est mince lorsqu'on veut montrer une certaine réalité, car elle risque d'être considérée comme une vérité et cela vaut autant pour le flic exemplaire que pour le flic corrompu. Plus personne ne croit à ces clichés là, mais les nuances sont souvent mal interprétées, mal jugées parce que la nuance n'a pas sa place dans la moralité. Je ne pense pas que ce soit une parfaite réussite, mais disons que j'apprécie l'hoonêteté. Mais la phrase du chef de la police, je suis tellement d'accord avec toi... J'ai eu un frisson de dégoût en entendant ça, c'était vraiment déplacé!
Pis la réalisation, ben j'aime bien les ambiances que crée Podz, leur lourdeur particluièrement, mais j'avoue qu'il pourrait changer de méthode un peu. Avec tout le talent qu'il a, il devrait être capable de faire évoluer son art plus que ça. Pis je ne suis vraiment pas sur que l'ambiance ''Minuit le soir'' soit vraiment appropriée à cette série là. J'aurais préféré une réalisation plus léchée, moins monochrome.
Je ne suis pas certaine si j'aime vraiment, je vais voir avec les prochains épisodes...
Bon ben moi aussi, je viens de me taper tout l'épisode pour voir de quoi il en retourne.
RépondreSupprimerLe problème avec la télé (et les films en général) c'est que ça prend des bons pis des méchants. Pis pas à peu près. On y va pas de main morte dans l'élaboration des caractères.
Je suis d'accord avec toi, c'est évident que Patof n'est pas un tough. C'est justement à cause de sa sensibilité qu'il se fait une armure d'indifférence pour mieux se vautrer dans son guilt trip.
Le boss est un gros méchant qui peut dire des âneries à tour de bras parce que c'est le boss. C'est un cheap shot, sa phrase, et il le sait, pis j'ai l'impression qu'il ne va pas se gêner pour en sortir d'autres. On est déjà ben parti pour l'haïr.
Bien sûr que c'est de la caricature de comportement. Ouais, ça fait ados attardés par bouttes. Mais sais-tu quoi, je pense que sans tout cela ce serait peut-être un peu drabe.
Je ne peux pas dire que c'était pas bon. Non, j'ai même réussi à embarquer. Mais quand Smirnoff à la fin va voir son ex-collègue... ouf! Surprise! Y'é pas mort! Ça aide pas à faire passer un guilt trip, ça, non monsieur!
Ah oui, pis en ce qui concerne la réalisation, il est vrai que l'on pourrait croire que cette série est filmée par un David Hamilton qui aurait troqué les jeunes poulettes pour des poulets, mais dans l'ensemble, ça ne m'a pas trop dérangé. Faudra voir à la longue... Pis là, la belle affaire, ça a ben d'l'air que je vais regarder la suivante!
Louise Cousineau sort de ce corps...
RépondreSupprimerClarence, je me mets sur le dossier. Cré-moé, ça va faire mal.
RépondreSupprimerJe suis d'accord pour dire que la premiere episode joue vraiment avec les extremes. La deuxieme episode vient cependant mettre un peu de nuance dans tout cela. C'est quand meme tout un defi de decrire le milieu policier sans tomber dans les cliches.
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