J'aime l'idée de faire un peu partie d'une communauté, je ne sais pas trop, littéraire, bloguesque, universitaire. J'aime l'idée de respecter profondément les gens que je fréquente, de croire profondément en leur talent et de sentir en retour leur respect pour moi. J'aime l'idée d'être excité par la sortie dans deux semaines du livre de mon ami Raymond Bock, ATAVISMES, aux éditions Le Quartanier, là où mon propre livre paraîtra exactement un an plus tard. Je l'ai croisé tout à l'heure, il m'a montré l'objet, furtivement.
L'objet-livre.
J'étais content d'y toucher:
Aujourd'hui même, un ami et une connaissance m'ont demandé chacun de leur côté de lire des versions préliminaires de textes littéraires afin d'avoir mon avis, ce que je m'apprête à faire à l'instant. Je trouve ça gratifiant.
J'aime que mon amoureuse soit celle qui lit les premières versions des nouvelles que je vais envoyer ensuite à mon éditeur. Et qu'elle soit justement en train de lire mon dernier effort.

J'ai hâte de lire ça !!!
RépondreSupprimerGood good good.
Moi je suis contente que ce soit ma soeur qui me lise en premier. Je sais qu'elle aura pas peur de me dire ce qui est nul.
RépondreSupprimer@MJ: Et quand elle te pointe ce qui est "nul", est-ce que tu le changes aussitôt sans rechigner?
RépondreSupprimerToi non? Moi oui, je suis épaisse.
RépondreSupprimerrock on!
RépondreSupprimerJ'ai une question, pas tant en lien avec ce post mais plutôt en général: je cherche des nouvelles qui sont le parfait exemple du «show, not tell» américain et je me demandais si tu avais des suggestions.
RépondreSupprimerMerci!
my two cents: les nouvelles d'Hemingway semblent une référence dans le domaine et certaines sont très brèves.
RépondreSupprimerJMM.
@Anonyme: D'accord avec JMM, Hemingway est pas mal la référence ultime là-dessus, le Hemingway première époque de "In Our Time", surtout. Sinon, comme c'est un terme qui est devenu presque officiellement associé aux programmes de Creative Writing, il y a des gens comme Raymond Carver ou John Gardner (le prof de Carver) qui sont à lire de ce côté-là.
RépondreSupprimerPersonnellement, j'ai un faible pour la prose blanche et d'après-moi absolument sublime d'un gars comme Richard Ford. Je connais des gens qui le trouvent plate, mais pour moi il est une référence absolue dans le paysage américain actuel. Il est vraiment de cette école du show don't tell/write what you know/find your own voice.
Du côté féminin, tu peux aller voir chez Flannery O'Connor, ou à Katherine Anne Porter. Et faut jamais oublier que c'est Gertrude Stein qui a appris à Hemingway à écrire. Une anecdote que j'adore: quand il est venu à Paris pour lui montrer le manuscrit de ses nouvelles (In our time), elle lui a répondu, "It's very good. Now, start again."
Wow, merci mille fois, c'est fabuleux! Ça me fera plein de lecture!
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