J'ai suivi le lien indiqué par Will, sur Twist 'n' Serve, vers une galerie de portraits de criminels "capturés" (dans les deux sens) durant les années vingts et retrouvés dans les archives de la police de Sydney.
Will, à partir de là, laisse aller son imagination et compose une courte fable stimulée par l'idée d'art accidentel. De mon côté, je ne pouvais pas résister à poster ici un de ces clichés, qui me semble la quintessence de ce que Will essaie de décrire brièvement dans son plus récent billet.
Cette photographie est une des plus belles couvertures de roman du Dust Bowl que j'ai jamais vues. Je veux dire, fuck, j'ai le goût de le lire:
Et en plus, ça serait dur de trouver un meilleur titre.
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Une nouvelle lecture-critique vient d'être publiée sur Salon double et comme je connais bien le dude qui l'a écrite, je vous la conseille et vous la recommande chôdement. Ça parle d'un roman raté de Rick Moody et ça s'intitule
LES GROS BRAS DU CONTEUR

J'ai lu ça ce matin, pour tout dire j'ai trouvé rafraîchissant qu'on ait pris le parti de trancher en disant le roman raté. Trop d'essais de ce genre évitent de le faire et élaguent cette dimension subjective qui, lorsqu'elle est bien étayée, a beaucoup d'intérêt pourtant. Cela s'appelle critiquer. Passe le mot, er, à ton pote si tu veux.
RépondreSupprimerCool! Je lui passe le mot, er, tout de suite.
RépondreSupprimerIl y a quelque chose d'amusant dans l'idée que le photographe n'ait pas réussi à forcer l'homme à ouvrir ses yeux. On voit vraiment qu'il n'était pas exactement policier, ou bien qu'il n'avait pas vraiment la force requise pour les aléas de son métier... On imagine un petit mou et doux qui dit "Hmm, sarrey mate, wadja maind opennin them ayes?" (oh oui, t'as bien lu une représentation phonétique de l'accent australien... circa 1920, à part ça).
RépondreSupprimer++++
En fait, je dis LE photographe, mais c'est peut-être bien une femme.
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Bien aimé ta critique du dernier Moody. Je me suis procuré The Instructions mais je l'ai pas encore commencé. Trop absorbé par Augie March, que je savoure len-te-ment et gou-lu-ment.
Oui, et on sent que l'artiste tient à bien s'expliquer auprès des autorités concernées: "Nor sayer, warent me faoult, damn his aiyes, he warent culaburatin!"
RépondreSupprimerJe sais pas si tu vas aimé The Instructions. C'est hyper boursouflé, mais ça le mérite d'être une ambitieuse première oeuvre. On sent que c'est un projet McSweeney's, du genre "amenez-en du gros, nous autres, on a pas peur de tça"... Ceci dit, ils en ont vu d'autres, après les sept volumes de l'histoire de la violence de Vollman.