<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042</id><updated>2012-01-14T03:28:55.453-08:00</updated><category term='Première intervention'/><title type='text'>Saint-Henri</title><subtitle type='html'>...a literatura é a maneira mais agradável de ignorar a vida...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>639</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-324862890385168686</id><published>2011-12-26T13:49:00.000-08:00</published><updated>2011-12-26T13:49:37.611-08:00</updated><title type='text'>Nouvelle année</title><content type='html'>Ceci est le dernier billet de Saint-Henri version Blogger. Je vous invite à me suivre dans le nouvel espace sur Wordpress que j'ai créé pour célébrer l'année 2012 qui s'amorce d'ici peu et qui sera très importante pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors modifiez vos blogrolls et venez visiter le nouveau &lt;a href="http://sthenri.wordpress.com/"&gt;SAINT-HENRI&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce site restera ouvert jusqu'à nouvel ordre pour conserver les archives. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de maintenant, je m'appelle Daniel Grenier. Mais Clarence reste bien ouvert lui aussi, jusqu'à preuve du contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joyeux Noël et bonne année 2012 à tout le monde!&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-324862890385168686?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/324862890385168686/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/nouvelle-annee.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/324862890385168686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/324862890385168686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/nouvelle-annee.html' title='Nouvelle année'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2852971587211116263</id><published>2011-12-18T10:22:00.000-08:00</published><updated>2011-12-22T06:54:48.646-08:00</updated><title type='text'>1919</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’était une année curieuse qui s’annonçait dehors, par la fenêtre, la première de l'après-guerre, d’un Montréal qu’on voit sur des photos d’époque, qu’on s’imagine un peu sépia, un peu entièrement construit de métal rouillé et de briques brunes. Un Montréal avec un vrai Red Light, avec de vrais marchands juifs beuglant sur une vraie Main séparant deux vraies réalités irréconciliables, toutes choses qui ne veulent plus rien dire de nos jours, qui sont des expressions colorées et distantes, comme une carte postale de Dakkar ou un film déroulé trop vite dans un cinéma obscur qui sent plus la cigarette que le popcorn. Ils étaient partis de leur maison du Square Saint-Henri alors que le soleil n'était pas encore levé. Dans la salle d'accouchement, au quatrième étage de l'hôpital Saint-Luc, elle voyait cette ville sans la voir à travers la vitre givrée et ne se posait qu’une seule question, purement égocentrique, prisonnière d'une douleur sourde et spasmodique: est-ce que ça va toujours faire mal? Elle était seule, on l'avait abandonné à cette sensation indescriptible. La dernière fois qu’elle s’était posée la même question, ça avait effectivement fait mal, longtemps, et un jeune homme avait fait "humpff" au-dessus d’elle, torse nu, jambes nues. Un homme qu’elle connaissait à peine avait touché entre ses jambes à elle avec ses doigts à lui comme pour être sûr de bien viser et avait approché ce qu’elle n’appelait pas son pénis de ce qu’elle n’appelait pas non plus sa vulve. Et il avait poussé avec son corps, avec ses fesses, pour entrer et briser quelque chose qui ne servait à rien d’autre qu’à être brisé. Et ça avait fait mal. Elle n’avait pas vu la réaction de son nouveau mari, ne voulait pas la voir. Elle le connaissait de réputation, elle savait qu’il était féru d’équitation, de poker, de politique, de cigares importés. Eut-elle ouvert les yeux à cet instant qu’elle serait peut-être tombée en amour avec lui, mais la nausée la reprit.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2852971587211116263?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2852971587211116263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/1919.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2852971587211116263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2852971587211116263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/1919.html' title='1919'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-7433016847887997590</id><published>2011-12-14T18:24:00.000-08:00</published><updated>2011-12-14T18:24:25.669-08:00</updated><title type='text'>Jackass</title><content type='html'>C'est fou pareil, je suis rendu tellement vieux que j'ai de la misère à faire la différence dans mes souvenirs entre le moment où j'ai perdu ma virginité pis le moment où j'ai eu ma first gonorrhée. C'est comme flou, c'était-tu la même fille? Je veux dire, j'ai juste comme un overall souvenir d'inconfort pis de bien-être en même temps.&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-7433016847887997590?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/7433016847887997590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/jackass.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7433016847887997590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7433016847887997590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/jackass.html' title='Jackass'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2712459475505914862</id><published>2011-12-12T19:15:00.000-08:00</published><updated>2011-12-12T19:15:57.812-08:00</updated><title type='text'>À propos d'une éventuelle table-ronde</title><content type='html'>Il me semble évident que, &lt;i&gt;dans la mesure où&lt;/i&gt; nous sommes des panélistes en devenir et en puissance, faudrait qu'on se force pour pas dire des niaiseries sur nos blogues d'ici là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des niaiseries qui pourraient nuire à l'atmosphère universitaire que &lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/IMG/jpg/Gervais1.jpg"&gt;Simon Brousseau, Éric Lint et une fille floue&lt;/a&gt; vont essayer de créér le 27 janvier prochain lors de la table-ronde dédiée à nos pratiques respectives et respectables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je suis ce qu'on appelle à l'UQAM un "blogueur littéraire", &lt;i&gt;dans la mesure où&lt;/i&gt; je produis des textes d'une qualité exceptionnelle. Je partage non seulement mes états d'âmes en les détournant à peine, mais je le fais avec une conscience aigüe de concepts avant-gardistes comme Extimité et Avatar.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je connais à fond l'Effet de ma Présence.&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2712459475505914862?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2712459475505914862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/propos-dune-eventuelle-table-ronde.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2712459475505914862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2712459475505914862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/propos-dune-eventuelle-table-ronde.html' title='À propos d&apos;une éventuelle table-ronde'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-5295311771005512751</id><published>2011-12-11T17:37:00.001-08:00</published><updated>2011-12-11T17:53:06.838-08:00</updated><title type='text'>Mathilde en dernier (XVIII)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n’habitais qu’à un coin de rue au nord de Jean-Talon, dans un immense appartement au deuxième étage d’un immeuble commerçant. Des arabes tenaient un salon de coiffure en dessous de chez moi et ils n’arrêtaient pas de me suggérer des astuces pour transformer mon logement en garderie à sept dollars ou en foyer d'accueil pour soutirer des subventions du gouvernement. Je les entendais discuter fortement pendant les nuits du Ramadan. Je les trouvais éminemment sympathiques et ils me le rendaient bien. Tu pouvais descendre le matin et aller leur demander un expresso bien bien serré pendant que ton lait bouillait tranquillement sur la cuisinière.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après que les bombes aient explosé dans le métro, ils s’étaient comme enfermés durant des jours dans le salon et ils évitaient tout le monde, de peur qu’on ne les pointe du doigt. L’un d’entre eux m’avait offert une version française du Coran. Je l’avais remercié en lui disant que j’allais lui amener un exemplaire du Nouveau Testament, why not? En voyant son visage changer, j’avais aussitôt transformé ça en boutade.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’habitais là avec Raymond et avec une autre de mes amies d’enfance qui s’appelait Ève et qui était partie depuis presque un an en Irlande faire du &lt;i&gt;tourisme humanitaire&lt;/i&gt;, en super grosses italiques. Raymond et moi on recevait parfois des courriels succincts et bourrés de connotations qui nous laissaient croire qu’elle s’était peut-être engagée dans une milice de l’IRA, une branche de l’IRA qui s’occupait des ressortissants étrangers. Ève avait des origines irlandaises et à chaque St-Patrick elle nous forçait à aller boire des milliers de pintes de stout sur Crescent jusqu'à ce qu'on déboule des rues sans aucune dénivellation.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle et Mathilde ne s’étaient jamais bien entendues et à sa mort, je lui avais écrit la nouvelle. Le message que j’avais reçu était encore plus cryptique que d’habitude, ça disait quelque chose du genre …sors-toi de cette merde-là, tu peux tellement faire plus que tu penses, tu penses-tu que c’est pas un don chez toi de pouvoir  passer par-dessus la mort d’une fille qui t’a bardassé pendant dix ans, quoi, dix ans? Par ici on se suicide pas, si tu savais comment on se suicide plus. Depuis que le Sinn Fein a été démantelé, depuis que tous ces ratés de fachos… Quelque chose du genre.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle continuait à nous envoyer des chèques post-datés pour payer sa part et je me demandais si en signant ses chèques de sa calligraphie furieuse elle était encore consciente que cet argent servait à autre chose qu’à se procurer des armes illégales et des bombes artisanales, que ça servait à payer un propriétaire italien de cent soixante-dix-huit ans, que ça servait à couvrir les frais d’Hydro-Québec et de Esso, qui nous chauffait au mazout. Esso, fuck. Je pensais à Ève je me demandais si dans sa tête elle reconnaissait encore l’existence d’autres entités étatiques ou bureaucratiques que Scotland Yard et Buckingham, d’autres entités que celles qui stigmatisaient sa haine et sa fureur.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Noël et moi on parlait plus depuis quelques secondes quand on est arrivés en bas et j’ai cherché mes clés dans les poches de mon manteau. Je venais de lui avouer que je n’allais plus travailler depuis une semaine et je ne savais pas pourquoi je lui avais avoué ça. Ça ne faisait que démontrer une détresse et un égarement que je ne cherchais absolument pas à laisser transparaître. Ni dans mon attitude ni dans mon comportement. Ni dans mes gestes ni dans mes paroles. Je voulais que tout le monde ait le sentiment que je survivais à ce drame comme une statue grecque figée sur un piédestal de marbre depuis trois mille ans, le pénis à l’air mais résistant aux intempéries sans même cligner de l’œil. C’était la définition du stoïcisme, et aujourd’hui, en l’espace de quelques heures je m’étais effondré dans les bras de Victor et je venais de révéler au frère de Mathilde que je n’étais pas bien. Pas bien du tout. J’aurais pu broder sur le fait que je n’avais jamais aimé mon emploi et que j’avais en réalité donné ma démission, mais Noël n’était pas con, il était loin d’être con, il appartenait à une famille qui ne comptait aucun con.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il attendait que je trouve mes clés en grelottant, du haut de ses vingt ans, du haut de son air d’être né en même temps qu’un siècle, en même temps qu’un millénaire. Il portait un béret et des caches oreilles jaunes. Il fixait mes poches de manteau comme s’il cherchait à voir à travers.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand j’ai rencontré Mathilde, plus précisément à partir du moment où j’ai commencé à fréquenter Mathilde, Noël s’est mis à prendre une place dans mon existence. C’était dans l’ordre des choses. On était sur la même longueur d’onde à propos de bien des sujets. Malgré la différence d’âge, on s’entendait bien et il me considérait (je pense, jusqu’à un certain point j’espère) un peu comme son beau-frère, comme le &lt;i&gt;mari de sa sœur&lt;/i&gt;, comme cette personne qui allait toujours être là en périphérie de sa famille, une personne qui n’allait jamais être remplacée par un nouvel amant ou un nouvel amoureux. Les couples comme Mathilde et moi, qui durent de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte ont tendance à être vus par l’entourage comme particulièrement solides, comme allant de soi. Combien de foi je n’ai pas entendu des amis me dire ou dire à Mathilde qu’ils ne nous imaginaient pas l’un sans l’autre. Et ça n’avait rien à voir avec la réalité particulière qu’on vivait tous les deux, dans notre intimité, ce n’était que le reflet de ce qu’on projetait : une sorte d’évidence qui datait de nos plus vieux souvenirs. À partir du moment où un couple appartient à l’histoire de son groupe d’amis, il n’est plus envisageable que ce même couple se désagrège.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Personne n’était au courant que Mathilde m’avait laissé juste avant de se tuer, pas même Noël, ni même Béatrice, ni mes parents, ni Liv, qui était débarquée en pleurs de Zurich et qui se demandait sans cesse, dans ses allers et retours mêlés,  si elle &lt;i&gt;revenait&lt;/i&gt; au Québec ou si elle &lt;i&gt;revenait&lt;/i&gt; en Suisse. Personne ne savait rien de nous, personne ne savait rien de moi, personne ne savait rien de Mathilde. Personne ne savait rien.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-5295311771005512751?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/5295311771005512751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/mathilde-en-dernier-xviii.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5295311771005512751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5295311771005512751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/mathilde-en-dernier-xviii.html' title='Mathilde en dernier (XVIII)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8006790140124861995</id><published>2011-12-07T20:23:00.001-08:00</published><updated>2011-12-07T20:29:29.561-08:00</updated><title type='text'>Entre gentrification et torréfaction</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://encrypted-tbn2.google.com/images?q=tbn:ANd9GcQKRRCsrpuTi0zbKB4Oh2X0RJ5IhIcMdTJYvzofITh3rEL8c6Xo" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://encrypted-tbn2.google.com/images?q=tbn:ANd9GcQKRRCsrpuTi0zbKB4Oh2X0RJ5IhIcMdTJYvzofITh3rEL8c6Xo" /&gt;&lt;/a&gt;Je sais pas vraiment c’est quoi la gentrification. &lt;em&gt;Word&lt;/em&gt; non plus, ça a l’air, il me le souligne en rouge. Tout ce que je sais c’est que c’est un mot sale, que tu vois sur des tags laids sur des murs de bâtisses qui souvent ont rien demandé&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Fight gentrification. Don’t get pushed out by rich developers!&amp;nbsp;» Où j’habitais avant, sur le coin de la Dame pis St-Ferdinand, vraiment proche de la track de chemin de fer, ils sont venus le tagger sur mon immeuble. J’imagine que ça s’adressait à moi, ou à la voisine d’en face, qui vient de mettre une pancarte À LOUER sur son vieux salon de coiffure/bronzage crado. J’imagine que ça voulait me dire à moi et à ma proprio «&amp;nbsp;fight the power!&amp;nbsp;», pis que ça pointait du doigt les condos qui sont en train de pousser presque à vue d'oeil dans tout le quartier. Mais je comprends pas plus.&lt;br /&gt;On me dit le quartier est &lt;em&gt;pauvre&lt;/em&gt;, c’est un quartier &lt;em&gt;ouvrier&lt;/em&gt;, Gabrielle Roy l’a dit, Jacques Godbout l’a dit, tout le monde l’a dit&amp;nbsp;: Saint-Henri des Tanneries, c’est un quartier &lt;em&gt;prolétaire&lt;/em&gt;. Si les riches pis les bourgeois s’amènent, ils vont gâcher le party. Mais qu’est-ce que ça veut dire un quartier pauvre, dans le fond? Je veux dire, si je me promène dans le square Sir Georges-Étienne-Cartier pis que je regarde les belles maisons en pierre construites, &lt;em&gt;érigées&lt;/em&gt;, au début du 20e siècle, c’est pas un quartier pauvre que je vois. Même chose si je chill au parc Saint-Henri, juste à côté de chez moi, sur Saint-Antoine. Tu devrais voir les pignons sur ces maisons-là, remplis de belles couleurs pis super bien conservés. Il y en a deux en particulier, un à côté de l’autre, qui sont vraiment superbes. Le parc date de 1895, c’est clairement un parc de bourgeois, de marchands, de propriétaires, de &lt;em&gt;cadres&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Pis c’est qui ces fameux &lt;em&gt;riches&lt;/em&gt; qui sont en train d’envahir le quartier, qui achètent les unités dans les tours à condos? C’est qui ce monde-là? Est-ce que c’est le monde que je vois sur la rue tous les jours? C’est le monde avec des hybrides ou ceux avec des Hummers?&lt;br /&gt;Je sais pas. Je me dis, c’est quoi la gentrification d’un quartier, dans le fond? Le Super Club Vidéotron s’est installé sur Notre-Dame y a pas si longtemps, qui va peut-être faire un tort irréparable à mon petit club vidéo tout croche. C’est le symbole qui vient en tête le plus facilement. L’empire qui s’installe et qui ramasse tout. Mais en même temps, je me dis, est-ce que ça se résume à ça? Les condos sont peut-être laids, homogènes, mais ce sont leurs habitants qui font vivre le marché Atwater. Penses-tu que les pauvres, les prolos, achètent leurs légumes au marché Atwater? Penses-tu que les pauvres vont au «&amp;nbsp;café Saint-Henri&amp;nbsp;», qui vient d’ouvrir et qui s’auto-proclame «&amp;nbsp;micro torréfacteur&amp;nbsp;»? Un café filtre coûte 2,25$ au «&amp;nbsp;café Saint-Henri&amp;nbsp;». Il est servi par un hipster anglo dans un super joli local réaménagé avec des vieux bancs d’église. Penses-tu que les pauvres achètent du café bio équitable qui coûte 16,50$ pour 300 grammes? Il est micro torréfié par un hipster anglo dans une super jolie machine de style industriel au fond du local.&lt;br /&gt;Quand tu entres au «&amp;nbsp;café Saint-Henri&amp;nbsp;», le nouveau fleuron autoréférentiel du quartier, ça sent bon. J’adore l’odeur du café. Ça sent bon pis c’est beau, dans ma définition de beau, que j’ai appris au cégep pis à l’UQAM à force de me faire dire qu’une maison modèle à Brossard c’est laid. Quand tu rentres, tu vois plein de monde, mais personne te sourit. Tout le monde a un mac book ouvert devant lui, sur sa table bancale par exprès. Tout le monde a le nez dans son mac book pis un doigt sur le pad. Tout le monde a l’air d’un mollusque, avec son dos courbé pis ses bras mous. La musique est bonne. C’est du indie anglo comme je l’aime. Personne te parle. Tout le monde est en train de mettre à jour son Tumblr avec les dernières photos hyper léchées qu’il est allé prendre de ces vieilles usines décrépites, des ces éternelles ruines industrielles qui longent le canal.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Photo: Copyright © 2011 &lt;a href="http://www.flickr.com/photos/nilsvik/page8/"&gt;nilsvik's photostream&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8006790140124861995?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8006790140124861995/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/entre-gentrification-et-torrefaction.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8006790140124861995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8006790140124861995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/12/entre-gentrification-et-torrefaction.html' title='Entre gentrification et torréfaction'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1769328266549477610</id><published>2011-11-30T08:53:00.001-08:00</published><updated>2011-11-30T10:24:17.339-08:00</updated><title type='text'>Acontecimentinho (redux)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://encrypted-tbn0.google.com/images?q=tbn:ANd9GcQJz-k8EzOcsYfpE_-jaD1K8U2Xy0ygBpD5DTVtRUxYpzlDUWv6" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://encrypted-tbn0.google.com/images?q=tbn:ANd9GcQJz-k8EzOcsYfpE_-jaD1K8U2Xy0ygBpD5DTVtRUxYpzlDUWv6" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Man man man tu veux juste pas que ça t'arrive tu veux juste pas fouille-moi ce qui m'a passé par la tête mais j'étais fucking tanné de me voir dans le miroir avec ma fucking mâchoire d'australopithèque ou je sais pas faque je me suis câlissé pseudo inconsciemment à terre dans le bain en pilant sur mon Jergens que j'avais échappé pseudo par exprès pis le bord du bain m'est arrivé direct sur le menton pis j'avais la langue entre les dents faque tu peux t'imaginer de quoi le mur avait l'air quand j'ai réussi à me relever la tête fuck j'avais toute arraché le rideau en glissant pis en essayant de m'accrocher queq'part pis la pôle à spring m'est tombée dessus pis une chance que ça a faite du bruit comme le crisse parce que je pense pas que je serais sorti de là un jour si ma blonde était pas retontie en criant comme une débile fuck fuck fuck pis je voulais dire d'appeler l'ambulance mais fuck fuck fuck ça m'enterrait son gueulage pis de toute façon j'avais la yeule tellement pleine de sang pis de bouts de langue que j'arrivais pas à rien dire de cohérent pis en plus je sentais comme carrément l'os de ma mâchoire d'en bas être disloqué comme bouger dans le vide dans ma peau en dessous de ma peau genre pis ça se déplaçait comme une balançoire ma yeule était complètement fucked up faque ma blonde a réussi à appeler une ambulance pis pendant ce temps-là je me baignais dans mon sang pis j'essayais d'empêcher mes yeux de se résulver par en arrière ou je sais pas pis man man man quand l'ambulance est arrivée pis que les gars m'ont pris pis m'ont amené pis m'ont fait une shot de ché pas quoi j'allais quand même bien soudainement pis je savais que j'allais me faire opérer pis j'étais comme content parce qu'ils allaient refaire ma crisse de mâchoire d'homme de cromagnon ou quoi sauf que man man man j'étais quand même pas sûr que ça valait le coup.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1769328266549477610?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1769328266549477610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/acontecimentinho-redux.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1769328266549477610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1769328266549477610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/acontecimentinho-redux.html' title='Acontecimentinho (redux)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-7422546714150545734</id><published>2011-11-25T06:33:00.001-08:00</published><updated>2011-11-25T06:47:36.081-08:00</updated><title type='text'>Première neige à l'aube</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230180.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230180.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle est entrée dans la chambre en murmurant Daniel, regarde, c'est tout blanc. Il faisait encore sombre, les lampadaires étaient encore allumés. J'ai dit allez, viens, on va aller prendre une marche, je vais prendre des photos pis toute, la première neige dans Saint-Henri, ça va faire un beau post pour &lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/flaneur_quartier1"&gt;La Traversée&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230185.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230185.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230194.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230194.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On s'est fait du café en vitesse, on a sorti les grosses bottes Sorel du garde-robe, on s'est habillés. J'avais, comme d'habitude, mon appareil-photo cheap dans une main et un gros thermos de café dans l'autre. On a marché dans les rues encore presque désertes, encore un peu blanches sauf Notre-Dame, déjà en slush.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230190.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230190.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230202.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230202.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a marché vers le sud jusqu'au canal et quand je prenais des photos elle tenait mon thermos.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230205.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230205.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230206.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230206.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai envoyé un salut d'en bas à un monsieur qui constatait la neige dans la fenêtre de son condo sur les rives. On a croisé une fille trop primée qui faisait du jogging.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230213.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230213.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230214.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230214.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai pris des photos clichées et pseudo-arsty ratées de banc de parc enneigé. Il faisait quand même assez froid. Les lampadaires se sont éteints, quelqu'un de la ville, dans un bunker, a baissé la switch. On est rentrés, j'ai refait du café et je me suis installé dans la chaise berçante de la cuisine pour lire des nouvelles d'Hemingway. J'suis un gars de même.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(...ah oui, et ils ont fait un autre grafitti vraiment moche sur la bâtisse de Postes Canada...)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230219.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.latraversee.uqam.ca/sites/latraversee.uqam.ca/files/imagecache/vignette_flaneur/images/PA230219.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-7422546714150545734?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/7422546714150545734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/premiere-neige-laube.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7422546714150545734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7422546714150545734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/premiere-neige-laube.html' title='Première neige à l&apos;aube'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6428342591484423404</id><published>2011-11-23T08:57:00.001-08:00</published><updated>2011-11-23T09:20:38.489-08:00</updated><title type='text'>Oui mais Jean Rolin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me cherche sans arrêt dans la littérature. Je me retrouve dans la vie des écrivains. L'autre jour Wikipédia m'a appris que je partageais ma date de fête avec Emma Lazarus (et Gilles Duceppe, et Kate Ryan aussi, dont je suis carrément le jumeau). Je justifie certains de mes comportements et habitudes et idiosyncrasies grâce à la parole de romanciers d'envergure. Deux exemples éloquents. À Tout le monde en parle, dimanche dernier, Dany Laferrière (dont je ne pourrai jamais écrire le nom sans en vérifier l'orthographe, décidément) parlait de lire à haute-voix, de murmurer dans le métro ou dans le salon, à côté des gens, jusqu'à en devenir irritant. À partir de maintenant, je vais TOUJOURS citer Laferrière quand on me reprochera cette manie que j'ai, de chuchoter les mots sur la page. Et le samedi juste avant, je suis allé écouter une causerie entre Emmanuel Carrère et Jean Rolin, à la librairie Olivieri, durant laquelle Rolin a spécifié plusieurs fois ne pas posséder de permis de conduire et s'en foutre comme de l'an quarante. Et je me disais dans ma petite tête, c'est possible c'est possible c'est possible, à partir de maintenant, quand on te harcèlera avec ça, tu répondras TOUJOURS oui mais Jean Rolin, oui mais Jean Rolin, oui mais Jean Rolin.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6428342591484423404?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6428342591484423404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/oui-mais-jean-rolin.html#comment-form' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6428342591484423404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6428342591484423404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/oui-mais-jean-rolin.html' title='Oui mais Jean Rolin'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6691470465792947163</id><published>2011-11-21T15:48:00.001-08:00</published><updated>2011-11-21T16:10:38.229-08:00</updated><title type='text'>"Papa"</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://encrypted-tbn1.google.com/images?q=tbn:ANd9GcSluW2CloXZUa5JnkIUCZIn4mNcHtGiKtb7vcF_2Tnznar60zGl" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="277" src="https://encrypted-tbn1.google.com/images?q=tbn:ANd9GcSluW2CloXZUa5JnkIUCZIn4mNcHtGiKtb7vcF_2Tnznar60zGl" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je lis les nouvelles d'Hemingway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bizarre lire Hemingway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire Hemingway, c'est un peu comme un statement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu comme entrer dans un parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou en tous cas, énoncer sa position.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kès-tu lis?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hemingway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kès-tu fais?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis Hemingway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour qui tu votes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hemingway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu fais quoi comme job?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis Hemingway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ya-tu kèkchose après la mort?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hemingway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;(Avez-vous un(e) écrivain(e) qui vous donne cette impression?)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6691470465792947163?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6691470465792947163/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/papa.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6691470465792947163'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6691470465792947163'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/papa.html' title='&quot;Papa&quot;'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8849210891410304288</id><published>2011-11-18T13:38:00.001-08:00</published><updated>2011-11-18T13:46:59.085-08:00</updated><title type='text'>Révélation</title><content type='html'>Je sais que j'ai vraiment l'air d'un taouin pas très viril en disant ça, mais l'autre jour en débarquant du métro à Berri Uqam j'ai comme eu une épiphanie. J'avais le nez dans mon livre et à un moment donné un des personnages a utilisé l'expression "hat trick" pour parler d'un troisième roman à succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça m'a pris deux ou trois secondes, j'ai relevé les yeux, j'ai cligné plein de fois. Un éclair m'a frappé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai compris soudainement que faire un &lt;i&gt;tour du chapeau, &lt;/i&gt;au hockey,&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;c'est comme faire un "tour" dans le sens d'un tour de magie: le &lt;i&gt;hat trick&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça veut pas dire &lt;i&gt;faire le tour&lt;/i&gt; du chapeau, genre marcher autour et faire le tour au complet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wô.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amateur de sport, tu dis?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8849210891410304288?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8849210891410304288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/revelation.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8849210891410304288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8849210891410304288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/revelation.html' title='Révélation'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2248335760023098347</id><published>2011-11-12T06:10:00.001-08:00</published><updated>2011-11-12T14:50:27.606-08:00</updated><title type='text'>Typical</title><content type='html'>Hier, je lisais ce passage à haute-voix à mon amoureuse et je me projetais dans le futur proche, en me disant: moi aussi, je pousserai bientôt vingt soupirs de bonheur et déjà ce sera fini, on passera à une autre étape, mais j'aurai connu ce moment, j'aurai &lt;i&gt;compris &lt;/i&gt;cette belle description:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;No man can know what it is like to be a woman taking her firstborn in her arms for the first time; but a writer who holds a freshly printed copy of &lt;span class="text_exposed_hide"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="text_exposed_show"&gt;his first book must have a fair idea of what the woman feels. It lies rectangular and spotless in his hands, with his name on the jacket. It is his pass to the company of the great. Fielding, Stendhal, Melville, Tolstoy wrote books. Now he has written one. It does not matter that the dust lies brown and thick on millions of books in libraries everywhere, it does not matter that most new books fall dead, it does not matter that of the thousands of books published every year only a half dozen will survive the season. All that may be. Meantime he has written a book! The exaltation does not last. It cannot. It is too sharp. It is gone before he has drawn twenty breaths. But in those twenty breaths he has smelled the sweetest of all savors, the savor of total fulfillment. After that, no matter what success he may achieve, he is just another writer, with a writer's trials and pleasures. That joy never comes again in all its first purity.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;&lt;span class="text_exposed_show"&gt;-Herman Wouk, &lt;i&gt;Youngblood Hawke&lt;/i&gt;, 1962, p. 131.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;&lt;span class="text_exposed_show"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;&lt;span class="text_exposed_show"&gt;En attendant, c'est confirmé avec mon éditeur: mon premier livre sortira bel et bien au printemps 2012. Check tes évènements Facebook pour le lancement. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2248335760023098347?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2248335760023098347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/typical.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2248335760023098347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2248335760023098347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/typical.html' title='Typical'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8181920549603750955</id><published>2011-11-11T19:04:00.001-08:00</published><updated>2011-11-11T19:16:18.854-08:00</updated><title type='text'>Au sud de Westmount</title><content type='html'>Westmount et Saint-Henri sont liés depuis longtemps. On le sait: Gabrielle Roy habitait là-haut quand elle a écrit Bonheur d'occasion , elle venait juste flâner dans le quartier pour s'inspirer et prendre le pouls de la populace. À la tombée du jour, elle remontait et allait écrire dans une mansarde plaquée or ou je sais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, j'ai toujours pensé que Westmount, c'était de l'autre côté de l'autoroute, mais je me suis aperçu dernièrement que sur la rue Saint-Antoine, l'artère est-ouest la plus au nord du quartier, entre les rues Hallowell et Atwater, en fait on n'est pas à Saint-Henri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-nS8dmNR1uK8/Tr3ism0ndaI/AAAAAAAAAI4/G89TOGKseEo/s1600/images.jpeg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-nS8dmNR1uK8/Tr3ism0ndaI/AAAAAAAAAI4/G89TOGKseEo/s1600/images.jpeg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;(J'ai encerclé l'endroit en rouge sur la carte, ouaip. Vous voyez la petite excroissance à l'extrême sud? C'est pratiquement chez nous ça.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais remarqué depuis longtemps ces condos appelés "Jardins Westmount", sur le coin de Rose-de-Lima, mais je me disais que c'était une lubie de promoteur gentrifié, qui voulait s'approprier l'aspect luxueux du mot et profiter de la visibilité offerte par la sortie de l'autoroute. J'ai compris ensuite en voyant les panneaux indicateurs des rues, qui sont différents up there: &lt;i&gt;Hallowell, Greene...&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-6SE-Pr2z0ss/Tr3i6LTFiHI/AAAAAAAAAJA/YA-j_QMg_wM/s1600/PA110157.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-6SE-Pr2z0ss/Tr3i6LTFiHI/AAAAAAAAAJA/YA-j_QMg_wM/s320/PA110157.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-4o1MOgQ4gmk/Tr3i_kzgwvI/AAAAAAAAAJI/6xg59YsNEd4/s1600/PA110161.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://3.bp.blogspot.com/-4o1MOgQ4gmk/Tr3i_kzgwvI/AAAAAAAAAJI/6xg59YsNEd4/s320/PA110161.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-upJEW37KROs/Tr3jOnB23SI/AAAAAAAAAJg/-QyPLF0Np8o/s1600/PA110162.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-upJEW37KROs/Tr3jOnB23SI/AAAAAAAAAJg/-QyPLF0Np8o/s320/PA110162.JPG" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, les bacs de recyclages m'ont sauté aux yeux.Il y a cet immeuble à logements, aussi, tout décrépit, en pleine déliquescence, quasiment au coin d'Atwater, qui est plus que clair dans son militantisme, et qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille bien avant: Le musée d'histoire d'harcèlement par Westmount.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-p3GjW6R6Stk/Tr3jJ42PYKI/AAAAAAAAAJY/ElY0JKb873I/s1600/PA110167.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-p3GjW6R6Stk/Tr3jJ42PYKI/AAAAAAAAAJY/ElY0JKb873I/s320/PA110167.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;"Help remerge us with Montreal".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-xJgyPc-gzUY/Tr3jEg-K-WI/AAAAAAAAAJQ/j11XIS6xneM/s1600/PA110165.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://4.bp.blogspot.com/-xJgyPc-gzUY/Tr3jEg-K-WI/AAAAAAAAAJQ/j11XIS6xneM/s320/PA110165.JPG" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je me demande qu'est-ce qu'ils veulent exactement. Ils veulent que la ville redessine ses frontières. Ils veulent changer le cadastre.En tous cas, je trouve ça très drôle de m'imaginer le gars qui habite dans un des lofts de bourges de Saint-Antoine en train d'essayer de convaincre ses invités que oui, oui, il habite vraiment à Westmount, arrêtez de rire, venez, on va aller prendre une marche, je vais vous montrer la pancarte avec le nom des rues... Comon, I mean, &lt;i&gt;didn't I show you my recycling bin&lt;/i&gt;?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8181920549603750955?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8181920549603750955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/au-sud-de-westmount.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8181920549603750955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8181920549603750955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/au-sud-de-westmount.html' title='Au sud de Westmount'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-nS8dmNR1uK8/Tr3ism0ndaI/AAAAAAAAAI4/G89TOGKseEo/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4170399374669569556</id><published>2011-11-09T08:06:00.000-08:00</published><updated>2011-11-09T08:06:53.192-08:00</updated><title type='text'>Mathilde en dernier (XVII) - station Jean-Talon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une dizaine de filles marchait en groupe derrière moi. J’avais envie d’être un beau jeune homme. J’ai toujours eu envie d’être un beau jeune homme, pour toutes les filles, même quand j’étais dans ma période la plus amoureuse, la plus passionnée, avec Mathilde. Je me suis imaginé qu’elles me poursuivaient. Sur ma nuque, je pouvais sentir le picotement de leurs regards fixés sur moi et j’ai vite grimpé l’escalier deux marches à la fois parce que j’ai toujours été un lâche en ce qui concerne les filles. Je savais très bien que je m’inventais un scénario, que ce groupe d’adolescentes ne me suivait pas plus que je ne suivais moi-même cet aveugle qui dodelinait près du guichet automatique, mais ce qui se passait dans ma tête était pour moi aussi réel que ce qui se passait pour vrai, ce qui se passait réellement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me considérais comme quelqu’un de sain d’esprit, malgré cette propension à conceptualiser l’existence, jusqu’à la transformer en trame narrative dont je pouvais faire l’analyse à tête reposée. Je savais que c’était un défaut, une faille de mon caractère, mais quand j’étais plus jeune, je l’ai déjà dit, je considérais tous mes défauts comme des qualités en puissance. De là venait mon incapacité à pleurer, de là aussi mon détachement face à la mort de Mathilde. Je ressentais une colère sublime, grandiose, mais toute proche dans mon cerveau se terrait la graine de la mise en scène, de l’idée de la colère, de cette colère faite idée et jeu qui se changeait en ersatz de colère.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En me sauvant de cette horde de filles, je me voyais en train de le faire et je planais au dessus de moi. La brève intuition qui m’avait frappé dans le métro était définitivement éteinte, déjà, brève comme un éclair qui m’aurait illuminé seulement dans le but de m’obliger à fermer les yeux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En haut, les portes de la station, côté Berri, étaient impossibles à ouvrir, j’ai essayé avec mes bras et ensuite avec mon dos et finalement avec mon pied. J’ai donné un grand coup de pied dans la porte et elle n’a même pas bougé, j'ai à peine entendu un petit woof d’air froid s’infiltrer par un interstice. Ça m’a soulagé pourtant et en me retournant j’ai attendu que quelqu’un se pointe le bout de la tête par les escaliers roulants. Mes mains dans les poches de mon long manteau, une moue de tueur sur le visage. La mâchoire inférieure un peu prononcée, les narines dilatées. J’aurais besoin d’aide pour pousser la porte et sortir dans le froid de la soirée. De l’autre côté de la vitre givrée on ne distinguait rien d’autre que la faible lueur des lumières de Noël. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai eu le sentiment, proche de l’angoisse, que c’était le fait d’avoir pensé à Noël qui venait de faire surgir Noël en haut de l’escalier roulant. Le frère cadet de Mathilde tenait la rampe de caoutchouc et se tenait loin des côtés, comme s’il avait lu les instructions avant d’embarquer dans un nouveau manège. Il m’a vraiment donné l’impression de &lt;i&gt;surgir&lt;/i&gt;, même si je savais qu’à Montréal on n’arrête pas de croiser des connaissances, je veux dire ça devait être une des caractéristiques de la ville dans le &lt;i&gt;Routard&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Noël est apparu au haut de l’escalier roulant et n'a pas semblé surpris de me trouver là, à l’attendre. On aurait dit qu’il croyait que je l’attendais là.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai dit :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Qu’est-ce tu fais, t’es pas au travail?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Noël travaillait dans un bar du centre-ville, le Sainte-Élizabeth, où il servait des drinks à d’anciens fumeurs qui lui racontaient comment c’était l’UQAM, dans le temps, et comment ce n’était plus la même chose maintenant que tous ces contrats avec Québecor et Bombardier avaient transformé les hautes études en simple prolongement du corporatisme global. Noël lavait ses verres en écoutant, en se disant sans doute que tout ça irait de pire en pire, ne sachant pas exactement s’il faisait référence au système d’éducation ou aux saoulons sur le point de se mettre à rouler leur patch de Nicoderm pour les fumer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il m’a aidé à forcer pour ouvrir la porte en disant :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je travaille jamais le dimanche. Toi?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme par un fait exprès ou une heureuse conjoncture, un troupeau de gens est arrivé à cet instant précis où Noël et moi on se tenait la porte à deux dans le courant d’air assassin et a profité de l'ouverture. Il ne neigeait pas, le ciel était clair, d’un bleu absolument foncé. Les étoiles étaient peut-être le reflet des cristaux dans la neige dure et froide, entassée le long des murs de la station de métro.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Moi non plus, je m’en va chez nous, je reviens de chez Victor.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je m’en allais chez vous pour te parler.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Ok.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Tu travailles pas le dimanche?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Non. Écoute Noël, je sais pas si je devrais te dire ça, mais ça fait une semaine que je suis pas rentré travailler.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Quoi?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Une semaine que je suis pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Comment ça?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-J’ai d'autres choses en tête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Fallait que je te parle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Ça va-tu toi, tu tiens le coup ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Oui toi?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Bof.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Il fait crissement froid.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Crissement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4170399374669569556?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4170399374669569556/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/mathilde-en-dernier-xvii-station-jean.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4170399374669569556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4170399374669569556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/mathilde-en-dernier-xvii-station-jean.html' title='Mathilde en dernier (XVII) - station Jean-Talon'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-7722885971357021927</id><published>2011-11-05T11:25:00.000-07:00</published><updated>2011-11-08T07:10:20.237-08:00</updated><title type='text'>Quelques clichés</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-QzarK4Bvc-c/TrV9bcrEswI/AAAAAAAAAIE/dK9C7nyc_hU/s1600/PA030039.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/-QzarK4Bvc-c/TrV9bcrEswI/AAAAAAAAAIE/dK9C7nyc_hU/s400/PA030039.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis parti avec mon appareil photo cheap et c'est la première fois en quatre ans que je m'arrête devant les immeubles, les places, les parcs, pour les cadrer ainsi. J'essaie de résister au cliché romantique du vieux, du vétuste, au cliché de ne voir que Saint-Henri tel qu'il "devrait être" dans ma tête anti-gentrifiée de jeune universitaire. J'essaie de comprendre que ces vieilles maisons ne sont pas belles dans un sens absolu, en dehors de l'effet de distorsion du poids historique qui me fait les voir autrement, les peser autrement. J'essaie de ne pas céder à la tentation de croire que toutes ces ruines sont belles, par opposition avec ce qui se construit maintenant, ces condos que Samco est en train d'élever derrière le IGA, par exemple, ces condos "génériques et laids". Comme si les maisons de pauvres en bois de la rue Saint-Ambroise avaient déjà été considérées par leurs habitants comme des chefs-d'œuvres architecturaux. Ce discours-là, je le laisse à d'autres. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-stAPSevanOk/TrV9tgLerRI/AAAAAAAAAIM/nhY-UbbA-K4/s1600/PA030040.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/-stAPSevanOk/TrV9tgLerRI/AAAAAAAAAIM/nhY-UbbA-K4/s400/PA030040.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien sûr, la brique orange brûlée des grands bâtiments industriels de Saint-Henri, le long du canal Lachine, qui se détache sur le fond bleu du ciel matinal, est très belle, pour quiconque est sensible aux couleurs complémentaires. Quand j'ai déménagé ici, le Château St-Ambroise et le vieil immeuble retapé de la compagnie de pub BOS, m'ont charmé. Ils sont des exemples parfaits de ce qui nous fait croire que l'ancien a sa place dans le présent, repris, refait, réinventé, pas démoli. Je suis aussi sensible, inévitablement, à la décrépitude de l'usine de Canada Malting, mais de là à y vouer un culte, comme si c'était le Colisée, il y a une marge. &lt;a href="http://www.madocphoto.com/Archives/Le-Bazar/6779607_bNWJj#548456706_eVwC7-L-LB"&gt;Elle est superbe sur des  photos d'artistes&lt;/a&gt;, elle est impressionnante quand on la voit pour la première fois, mais elle n'est pas essentielle. Elle n'est l'essence de rien. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-QRxncmwKwVg/TrV-CKdTs3I/AAAAAAAAAIU/9n0t8bFx0RY/s1600/PA030052.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/-QRxncmwKwVg/TrV-CKdTs3I/AAAAAAAAAIU/9n0t8bFx0RY/s400/PA030052.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En passant sous le viaduc de la rue Sainte-Marguerite, je pense à des souvenirs d'enfance, qui n'ont rien à voir avec le quartier, mais qui sont plutôt reliés au fait que mon amoureuse et moi, on s'est aperçu qu'à chaque fois qu'on passe ici, on se rappelle des souvenirs. La première fois c'était une conversation normale, la seconde fois c'était une coïncidence, la troisième fois c'est déjà devenu un pattern, et maintenant c'est un automatisme. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-ZKOX4DHEbeY/TrV_Sajl9OI/AAAAAAAAAIs/5VvR7b-HNrQ/s1600/PA030071.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://2.bp.blogspot.com/-ZKOX4DHEbeY/TrV_Sajl9OI/AAAAAAAAAIs/5VvR7b-HNrQ/s400/PA030071.JPG" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si ce n'est pas une flânerie en bonne et due forme, c'est certainement du flânage. Il ne fait pas froid, je me ballade avec les roses que j'ai acheté au marché Atwater en prévision du retour de voyage de mon amoureuse. J'ai pris le plus de détour possible, certains prévus d'avance, d'autres moins, comme cette incursion dans les rues en culs-de-sacs du côté nord de Notre-Dame ("la Dame", pour les vrais), stoppées par le chemin de fer qui coupe le quartier en deux, autre "fleuron" de l'industrialisation. J'essaie de prendre des photos qui ont de l'allure, mais c'est presque impossible, avec mes fleurs et mon café trop chaud dans une main. C'est une promenade qui n'est pas inédite en soi, puisque mon amoureuse et moi marchons souvent dans ces mêmes rues, de jour ou de soir, mais c'est tout de même un bonheur renouvelable. Comme j'ai pris l'habitude de le faire, je salue de la tête les gens que je croise. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-KUv4nP2Rorw/TrV-JYLPyRI/AAAAAAAAAIc/V_0vxpPNBfc/s1600/PA030064.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-KUv4nP2Rorw/TrV-JYLPyRI/AAAAAAAAAIc/V_0vxpPNBfc/s400/PA030064.JPG" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je m'arrête un peu devant cette maison qui me fascine depuis longtemps, encore habitée, encore bien entretenue, bordée de deux arbres gigantesques et morts. Tellement morts qu'ils en ont perdu toute coloration. Ils sont gris, fades, mais encore solidement plantés, et seules leurs hautes branches, plus grosses que mes cuisses, ont été coupées à la scie mécanique. J'aime bien regarder cette maison, penser aux gens qui y vivent, qui ne peuvent rien faire pour modifier la situation. À moins de. Ces arbres, gigantesques, ils sont si terriblement enracinés qu'ils en deviennent indélogeables. Le quartier change, presque à vue d'œil, mais cette maison reste là, comme protégée par ces deux immenses cadavres. Je me dis que quand ils auront tout rasé, que cette maison et ses arbres centenaires ne seront plus là, je dirai comme tout le monde que Saint-Henri a perdu son âme. Je le dirai, probablement, je me rendrai à l'évidence. À moins d'être un de ceux qui achèteront une unité dans la tour à condo qui s'élèvera à la place, avec mon salaire de prof. Peut-être qu'elle sera si haute qu'on aura vue sur le canal.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-vSVvhiEcL2c/TrV-Yvl43pI/AAAAAAAAAIk/U-E2GfEpxbE/s1600/PA030066.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-vSVvhiEcL2c/TrV-Yvl43pI/AAAAAAAAAIk/U-E2GfEpxbE/s400/PA030066.JPG" width="300" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-7722885971357021927?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/7722885971357021927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/quelques-cliches.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7722885971357021927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7722885971357021927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/quelques-cliches.html' title='Quelques clichés'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-QzarK4Bvc-c/TrV9bcrEswI/AAAAAAAAAIE/dK9C7nyc_hU/s72-c/PA030039.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-491993250314968798</id><published>2011-11-02T10:33:00.000-07:00</published><updated>2011-11-02T12:15:54.533-07:00</updated><title type='text'>Visite à la SHSH</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/027011/f1/xx002620-v5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="275" src="http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/027011/f1/xx002620-v5.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;Gabrielle Roy avec les boys de Saint-Henri &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;© Archives nationales du Québec. Reproduction autorisée par les Archives.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Guy me pointe du doigt la photo (pièce no1), pas vraiment noire et blanche, plus sépia, beige et crème, sur laquelle je vois une bonne centaine de personnes réunies dans ce qui ressemble à une salle de bal. Ces gens ne me disent rien, ils sont d'un autre monde, un monde dans lequel on portait ces robes qui sont &lt;a href="http://nouvelles.banq.qc.ca/archives/view.asp?ID=2207"&gt;exposées à la Grande Bibliothèque&lt;/a&gt; en ce moment, des crinolines, des frous-frous, des culs bombés. Ils appartiennent à une histoire qui m'est inconnue, étrangère, sur laquelle je n'ai aucune prise. Ils sont souriants, pour la plupart, des jeunes et des vieux, des générations réunies pour le banquet annuel du Centre Paroissial Saint-Zotique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Tu vois, là-dessus il y a mes parents, ici et ici, et ma grand-mère juste à côté, ici. Et quand j'ai montré la photo à ma mère, en préparant l'exposition, elle m'a dit que sa grand-mère à elle aussi y était, ben oui. Tsé quand tu me disais tantôt que t'avais l'impression que Saint-Henri c'était un peu comme une petite famille, ben c'est ça: toute ma famille est là-dessus, on dirait ben. La grand-mère de ma mère, mon arrière-grand-mère, là voilà: ici.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est difficile de ne pas se sentir un peu comme un imposteur, dans ma situation, quand on entend des choses comme celles-là et qu'on habite le quartier depuis à peine quatre ans. J'imagine que ça ne ferait pas grand-chose, si je ne ressentais pas un besoin viscéral, que je ne m'explique pas complètement d'ailleurs, de réclamer Saint-Henri pour mon compte, de me l'approprier, de l'investir et de l'embrasser dans mon écriture et son imaginaire. J'imagine que ça me ferait rien si je ne m'étais pas attelé, depuis mon arrivée, à la tâche abstraite de saisir ne serait-ce qu'un brin de l'essence du lieu pour le partager ou, mieux, pour le garder juste pour moi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Guy, le bénévole de l'exposition de photos organisée par la Société Historique de Saint-Henri pour les cent ans du Centre Paroissial, est donc un représentant d'au moins la quatrième génération de gens d'ici. Je l'observe et je vois la passion dans ses yeux quand il m'explique telle ou telle photo: ici Maurice Richard en plein gala bénéfice pour le Centre Paroissial, en compagnie de M. le curé et du chanoine (pièce no2); là un jeune Jacques Godin crucifié et extatique, dans un de ses premiers grands rôles au théâtre amateur, dans la Passion (pièce no3).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'écoute Guy me raconter des anecdotes, me nommer des endroits précis que j'ai sûrement déjà croisé en me promenant dans les rues, mais dont les noms ne me disent rien, et je pense à la différence entre "un gars de la place" et "un visiteur". Je me dis que c'est étrange, alors qu'on parle toujours de nos racines, de nos origines, à quel point il y a deux sortes de personnes, dans la vie: celles qui ne pourront jamais vraiment dire qu'elles viennent d'un endroit précis, au delà de leur propre existence, à cause des multiples déménagements, à cause des aléas de la vie, des trucs comme ça; et celles qui pourront toujours te montrer une photo de 1911 sur laquelle on distingue quatre générations de leur famille réunies dans un souper communautaire du quartier. Et je me demande: qui a le plus grand univers? Celui qui connaît des dizaines d'endroits, de villes, de quartiers, de pays où il était de passage, ou celui qui n'a jamais bougé d'ici, entre Atwater et l'échangeur Turcot (ou ce qui existait comme frontière à la place, à l'époque), entre Westmount et le canal Lachine?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis incapable de ne pas ressentir une forme de jalousie en écoutant Guy "être" tellement ce p'tit gars de Saint-Henri, sans aucun effort, sans avoir à y penser, et en même temps je me réconforte en me rappelant que ceux et celles qui en ont parlé, si bien, ceux et celles qui m'ont donné envie d'y "être" moi aussi, ils étaient comme moi: ils étaient des intrus.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-491993250314968798?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/491993250314968798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/visite-la-shsh.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/491993250314968798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/491993250314968798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/11/visite-la-shsh.html' title='Visite à la SHSH'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6260918734355135703</id><published>2011-10-31T19:43:00.000-07:00</published><updated>2011-11-05T13:37:03.925-07:00</updated><title type='text'>Un soir au Balafré</title><content type='html'>L'autre jour, on était une gang à se mettre des chansons sur ce site qu'on m'a fait découvrir récemment, &lt;a href="http://listeningroom.net/"&gt;THE LISTENING ROOM&lt;/a&gt;, et à jouer au DJ comme ça, m'est revenue cette anecdote un peu pathétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ami Alex était DJ au Balafré, un bar qui n'existe plus maintenant, qui a été remplacé par La Distillerie, au coin de Sanguinet et Ontario, juste en face du cégep du Vieux, et il m'avait demandé de le remplacer pour une soirée, parce qu'il devait donner un show ce soir-là. J'ai accepté avec plaisir, parce que j'ai toujours adoré ça mettre de la musique et imposer mes choix aux autres, dans les partys. Je n'avais aucune expérience, mais qu'à cela ne tienne, je me suis présenté sur place à l'heure prévue avec l'enthousiasme du puceau et la chance du beginner. On m'a rapidement expliqué comment ça fonctionnait et, je veux dire, ce n'était pas la fin du monde: deux lecteurs CD indépendants, une console de son assez rudimentaire, deux ou trois boutons à maîtriser. J'avais une bonne paire d'écouteurs et une bonne discographie prête à faire la job. J'étais nerveux, mais en même temps j'avais confiance en mes choix. Sans trop de set-list précise, avec la vague idée d'y aller plus rough et plus fort à mesure que la soirée avançait, je me suis lancé et ça a commencé comme une tonne de brique avec du Sonic Youth... qui a joué pour moi et la serveuse puisqu'il n'y avait personne d'autre. Pas grave, elle lavait ses tables, je groovais en cherchant ce que j'allais mettre ensuite. J'ai enchaîné les pièces les unes après les autres et je regardais dans les fenêtres du bar pour voir su les gens qui passaient allaient être attirés par mon beat. The Flaming Lips, The Cure, The Clash, The Pixies, les chansons défilaient, toutes meilleures les unes que les autres, mais personne n'entrait dans le bar. Je groovais tout seul derrière mon petit comptoir pendant que la serveuse comptait ses rouleaux de change. À un moment donné, trois gars sont finalement arrivés pendant que du bon vieux Peter Gabriel jouait et ils se sont installés à une table. La serveuse s'est empressée d'aller prendre leur commande et ils se sont mis à jaser sous la musique. J'observais du coin de l'œil leurs réactions, je cherchais à voir si leurs pieds bougeaient en rythme. J'étais anxieux de leur plaire et je voulais les surprendre et les faire sortir de leur zone de confort aussi. Modest Mouse, Broken Social Scene, Nick Cave, j'étais prêt à toute éventualité, je pouvais mettre The Roots et tout de suite après les Beatles, je me comprenais dans mon mix et ça marchait. Si la toune finissait dans un fade, comme un pro je maniais la console pour faire embarquer la suivante au bon moment pour qu'elles se chevauchent. Je commençais à aimer ça pas mal, ça me faisait sentir puissant, même devant juste trois dudes qui au fond semblaient pas mal indifférents à mon ambiance, quand un des trois s'est levé et s'est approché de moi. Comme un vrai, j'ai avancé le menton vers lui en enlevant un seul écouteur et je l'ai écouté en continuant à tchéker mes CD, mes options. Il m'a dit:&lt;br /&gt;-Eille man, c'est cool ton set, mets-moi kekchose de bon là, kekchose que j'vas triper là.&lt;br /&gt;-Comme quoi?&lt;br /&gt;-Kekchose que j'vas virer su'l'top là.&lt;br /&gt;-T'as-tu une idée en tête?&lt;br /&gt;-Ché pas, man, ch'te fais confiance, mets-moi kekchose que j'vas faire comme, oh, dude, ta yeule, malade man.&lt;br /&gt;-Euh.&lt;br /&gt;-Mets moi kekchose de vrai, man, de juste genre wow.&lt;br /&gt;-Euh, ok. J'vas essayer de te trouver de quoi.&lt;br /&gt;Et il est reparti s'asseoir, non sans m'avoir fait un dernier thumbs up de dos en marchant vers ses amis. Le stress a embarqué et je me suis mis à chercher dans mes affaires pour le satisfaire. La chanson de Bowie était sur le point de finir et je n'avais pas encore trouvé. En tournant les pages de ma &lt;a href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRxUquDKR0ju9nTtxpdX2uggaSjWBZyzIwdbaFW0e4I6ufaBQp6fw"&gt;grosse pochette à CD&lt;/a&gt;, je suis finalement tombé sur KID A et je me suis dit pourquoi pas, j'espère que ça va marcher. Alors juste quand Five Years finissait, j'ai embarqué le beat d'Idiotheque et j'ai monté le son tranquillement, pour créer l'impact désiré. T'aurais dû voir le gars. Il a capoté. Il s'est retourné vers moi avec un énorme sourire et ses deux pouces levés et il a commencé à groover en rythme en me fixant. Je lui ai souri en retour et lui et ses amis se sont mis à écouter la chanson en bougeant les pieds et les épaules. Ils continuaient à discuter, mais je savais que j'avais bien fait ma job. Pendant que je me replongeais dans mes disques avec une bonne idée de ce que j'allais mettre ensuite, une minute à peu près avant la fin de la toune, j'étais confiant et j'avais du fun. Quand je me suis retourné, le gars était à deux pouces de ma face. J'ai presque fait le saut. Il me regardait avec des yeux exorbités et il m'a dit:&lt;br /&gt;-R'mets-la.&lt;br /&gt;-Quoi?&lt;br /&gt;-R'mets-la, man, c'est trop bon.&lt;br /&gt;-Tu veux que je remette la même toune?&lt;br /&gt;-R'mets-la, man.&lt;br /&gt;Ils étaient mes seuls clients, qu'est-ce que je pouvais faire d'autre? J'ai remis Idiotheque. En appuyant comme un débutant sur le bouton double flèche avec une barre du lecteur CD. Il y a eu une seconde de silence et le beat est reparti. La serveuse lavait des verres et j'ai vu ses yeux se lever et se pointer sur moi. De loin, j'ai levé mes épaules, en signe de qu'est-ce tu veux j'fasse, y me l'ont r'demandé. Les gars ont fini leur pichet pendant la reprise de leur toune et sont partis en ne me disant même pas bye. La serveuse s'est avancée pour ramasser les verres et le pichet vide et elle en a profité pour venir me voir et me dire bon ben ch'pense qu'on va closer. Il n'était même pas une heure du matin, et mon ami Alex ne m'a jamais redemandé de le remplacer.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6260918734355135703?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6260918734355135703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/un-soir-au-balafre.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6260918734355135703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6260918734355135703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/un-soir-au-balafre.html' title='Un soir au Balafré'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8362490820195271859</id><published>2011-10-29T17:23:00.000-07:00</published><updated>2011-10-30T13:57:18.739-07:00</updated><title type='text'>La traversée de Saint-Henri</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;EDIT: Wow. Je me relis pis je me dis fuck t'es donc ben en train de virer matante. Bon. Je veux quand même spécifier que c'est pas comme si le blogue allait juste servir à ça. J'ai pas rien que ça à faire non plus, "flâner" pis "déambuler" dans les rues. Pis en plus leur blogue à eux est consacré à ça en plus.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://vicarious-traveller.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/01-%E2%80%93-Saint-Henri-%E2%80%93-Jacques-Cartier-Fountain-By-R-Brodey.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://vicarious-traveller.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/01-%E2%80%93-Saint-Henri-%E2%80%93-Jacques-Cartier-Fountain-By-R-Brodey.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Depuis son entrée en fonction, en mars 2009, je ne me suis pas servi de Saint-Henri comme d'un espace particulièrement dédié à... well... Saint-Henri. Je n'ai jamais voulu faire de ce blogue un site sur l'histoire, l'architecture, les rues, les maisons, les habitants du quartier. Pour moi, Saint-Henri a toujours été d'abord et avant tout un lieu de création et de réflexion: à la fois l'endroit où j'habite et l'endroit où j'écris: ici dans blogspot et ici sur la rue Saint-Antoine (et avant sur Saint-Ferdinand). Il y a aussi un autre blogue, que je lis rarement, &lt;a href="http://st-henrichronicles.blogspot.com/"&gt;SAINT-HENRI CHRONICLES&lt;/a&gt;, qui joue un peu déjà ce rôle-là (du moins du côté politique municipale et enjeux sociaux) et que je n'ai pas envie de concurrencer. &lt;br /&gt;Il reste que depuis que j'ai posé mes pénates dans le quartier, je suis conscient qu'il y a quelque chose qui me fascine et m'allume, dans l'idée même de Saint-Henri, de ce que ça représente, dans l'imaginaire, qui dépasse la simple localisation géographique: j'ai envie d'en parler, de le réclamer, de l'investir et de le partager. À la limite d'en être gossant avec les gens qui me côtoient au quotidien. Je suis comme ça avec toutes mes passions, je veux dire, demandez-le à ma blonde par rapport au portugais et à la culture brésilienne. Bon, elle n'a jamais commencé à apprendre la langue de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lu%C3%ADs_de_Cam%C3%B5es"&gt;Camões&lt;/a&gt; (ah, fuck Camões, la langue de Clarice Lispector, de Machado De Assis, de Chico Buarque), mais elle est par contre venue s'installer ici avec moi.&lt;br /&gt;Dans les prochains mois, il se peut fort bien que Saint-Henri devienne, disons, plus &lt;i&gt;ancré&lt;/i&gt; dans la réalité du quartier au sens "géopoétique", puisqu'une belle opportunité s'offre à moi que je me vois mal ne pas saisir. Le groupe de recherche &lt;a href="http://latraversee.uqam.ca/"&gt;LA TRAVERSÉE&lt;/a&gt;, de l'uqam, vient de lancer la cinquième édition de son activité appelée le "&lt;a href="http://www.latraversee.uqam.ca/flaneur-lancement/au-retour-du-fl-neur-quartier"&gt;Retour du Flâneur&lt;/a&gt;", qui a pour thème cette année le concept de "quartier". Je m'y suis inscrit avec enthousiasme et Saint-Henri devrait changer un peu par la force des choses pour la durée du projet. Le site de LA TRAVERSÉE, pour la première fois, sera ouvert au public et les participants pourront y téléverser des textes, des fichiers multimédias, des photos, etc.&lt;br /&gt;Officiellement, on commence le 2 novembre et on termine en février.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Officiellement aussi, mon premier livre de fiction, un recueil d'histoire intitulé justement MALGRÉ TOUT ON RIT À SAINT-HENRI devrait paraître aux éditions Le Quartanier au mois d'avril 2012, c'est donc pour moi un autre incitatif à plonger encore plus dans les mystères et les beautés de Saint-Henri des tanneries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'espère que, du Plateau, de Rosement, de Ahuntsic et d'où que vous soyez, vous allez m'accompagner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Crédit photo:&amp;nbsp; &lt;a href="http://vicarious-traveller.com/here/st-henri-montreal"&gt;The Vicarious Traveller&lt;/a&gt;. Copyright: Robert J. Brodey&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8362490820195271859?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8362490820195271859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/la-traversee-de-saint-henri.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8362490820195271859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8362490820195271859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/la-traversee-de-saint-henri.html' title='La traversée de Saint-Henri'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-3101054304503560773</id><published>2011-10-27T12:59:00.000-07:00</published><updated>2011-10-27T12:59:31.707-07:00</updated><title type='text'>Poème composé à partir des mots écrits en caractères gras dans le livre RÉUSSIR SON HYPERMODERNITÉ ET SAUVER LE RESTE DE SA VIE EN 25 ÉTAPES FACILES, de Nicolas Langelier</title><content type='html'>N'oubliez pas&lt;br /&gt;N'oubliez pas&lt;br /&gt;N'oubliez surtout pas&lt;br /&gt;Le bonheur?&lt;br /&gt;très important&lt;br /&gt;N'oubliez pas&lt;br /&gt;différente&lt;br /&gt;La modernité est un saut dans le vide, les yeux bandés&lt;br /&gt;les choses ne seront plus jamais pareilles&lt;br /&gt;progrès&lt;br /&gt;le meilleur est à venir&lt;br /&gt;individu&lt;br /&gt;mobilité&lt;br /&gt;vitesse&lt;br /&gt;liberté&lt;br /&gt;avenir brillant et fantastique&lt;br /&gt;votre propre histoire&lt;br /&gt;spécial&lt;br /&gt;incroyablement seul&lt;br /&gt;N'oubliez pas:&lt;br /&gt;vide&lt;br /&gt;vieux&lt;br /&gt;Fille de votre vie&lt;br /&gt;très important&lt;br /&gt;six étapes&lt;br /&gt;très important&lt;br /&gt;Important:&lt;br /&gt;N'oubliez pas:&lt;br /&gt;autoroute&lt;br /&gt;ouest&lt;br /&gt;N'oubliez pas:&lt;br /&gt;Monique&lt;br /&gt;Francine&lt;br /&gt;N'oubliez pas:&lt;br /&gt;crucifix en or&lt;br /&gt;Sortez et reprenez la route.&lt;br /&gt;et si, à cause de votre peur de manquer quelque chose, vous étiez passé à côté de plein de choses importantes&lt;br /&gt;mort imminente&lt;br /&gt;usure&lt;br /&gt;narcissisme&lt;br /&gt;immaturité&lt;br /&gt;recherche incessante de la nouveauté&lt;br /&gt;incapacité à soutenir un engagement véritable&lt;br /&gt;liberté&lt;br /&gt;mordre dans la vie&lt;br /&gt;N'oubliez pas:&lt;br /&gt;très important&lt;br /&gt;un mois jour pour jour&lt;br /&gt;organique&lt;br /&gt;très important&lt;br /&gt;vivre plus fort&lt;br /&gt;N'oubliez pas,&lt;br /&gt;20&lt;br /&gt;Steve Jobs&lt;br /&gt;21&lt;br /&gt;Marie Curie&lt;br /&gt;22&lt;br /&gt;Mark Zuckerberg&lt;br /&gt;23&lt;br /&gt;Paul McCartney&lt;br /&gt;24&lt;br /&gt;Madonna&lt;br /&gt;25&lt;br /&gt;Pablo Picasso&lt;br /&gt;26&lt;br /&gt;Albert Einstein&lt;br /&gt;27&lt;br /&gt;Ernest Hemingway&lt;br /&gt;28&lt;br /&gt;Jack Kerouac&lt;br /&gt;29&lt;br /&gt;Jonathan Ives&lt;br /&gt;30&lt;br /&gt;Thomas Edison&lt;br /&gt;31&lt;br /&gt;René Magritte&lt;br /&gt;32&lt;br /&gt;Sigmund Freud&lt;br /&gt;33&lt;br /&gt;Susan Sontag&lt;br /&gt;34&lt;br /&gt;Tim Berners Lee&lt;br /&gt;35&lt;br /&gt;Martin Luther King&lt;br /&gt;modernisme&lt;br /&gt;culture de masse&lt;br /&gt;Comprendre&lt;br /&gt;Rédiger&lt;br /&gt;Diffuser&lt;br /&gt;N'oubliez jamais&lt;br /&gt;option 3&lt;br /&gt;Note:&lt;br /&gt;loup,&lt;br /&gt;coyote.&lt;br /&gt;stupide chandelle&lt;br /&gt;stupide couverture de l'espace&lt;br /&gt;en oubliant d'apporter quelque chose à lire&lt;br /&gt;N'oubliez pas&lt;br /&gt;mort&lt;br /&gt;cric&lt;br /&gt;brun, faux,&lt;br /&gt;fragile&lt;br /&gt;Prenez votre cric.&lt;br /&gt;Placez-vous dans l'embrasure de la porte.&lt;br /&gt;Soufflez.&lt;br /&gt;N'oubliez jamais&lt;br /&gt;Dormir,&lt;br /&gt;N'oubliez pas&lt;br /&gt;N'oubliez surtout pas&lt;br /&gt;le pire lit de toute votre vie.&lt;br /&gt;Quel sera l'héritage de votre génération...&lt;br /&gt;postmodernisme&lt;br /&gt;N'oubliez pas:&lt;br /&gt;Rappelez-vous:&lt;br /&gt;Expirez lentement.&lt;br /&gt;N'oubliez jamais:&lt;br /&gt;vide vide vide.&lt;br /&gt;espoir&lt;br /&gt;amour&lt;br /&gt;voiture.&lt;br /&gt;vous&lt;br /&gt;maintenant&lt;br /&gt;N'oubliez plus jamais:&lt;br /&gt;grandir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Langelier, &lt;i&gt;Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles&lt;/i&gt;, Montréal, Boréal, 2010, 226 pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-3101054304503560773?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/3101054304503560773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/poeme-compose-partir-des-mots-ecrits-en.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3101054304503560773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3101054304503560773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/poeme-compose-partir-des-mots-ecrits-en.html' title='Poème composé à partir des mots écrits en caractères gras dans le livre RÉUSSIR SON HYPERMODERNITÉ ET SAUVER LE RESTE DE SA VIE EN 25 ÉTAPES FACILES, de Nicolas Langelier'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2559878052225451402</id><published>2011-10-23T15:33:00.000-07:00</published><updated>2011-10-24T17:22:38.227-07:00</updated><title type='text'>Rêve de poly</title><content type='html'>Un de mes rêves récurrents se décline grosso-modo de la façon suivante:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis dans un couloir de mon ancienne polyvalente, où je dois faire des cours de rattrapage pour une raison floue. J'ai mon âge actuel et mes diplômes universitaires aussi, mais je sais pas, quelqu'un s'est rendu compte qu'il me manquait un cours de secondaire 5. Donc, je suis dans un corridor et je connais la place mais en même temps ça a changé, je suis plus vieux que tout le monde, ce qui me donne la sensation d'être intensément cool et en même temps d'être intensément &lt;span style="color: orange; font-size: large;"&gt;looser&lt;/span&gt;. Je m'aperçois soudainement que j'ai un cours d'anglais qui commence, là, maintenant, que je suis en retard, qu'il y a un examen, et que c'est sûr que je vais couler l'"étape", parce que j'ai foxé toute l'année (variante: je ne savais pas que j'étais inscrit à ce cour et j'ai mal vérifié mon horaire durant toute l'année). Je cours dans les escaliers, dans les corridors, en commençant une argumentation dans ma tête avec le professeur pour le convaincre qu'il doit me laisser passer le cours, il doit faire une exception, à cause de mes diplômes et tout, je veux dire: je suis un &lt;i&gt;universitaire&lt;/i&gt;, for god's sake!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me réveille angoissé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça m'a-tu marqué le secondaire, tu penses?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT: Au lieu de simplement corriger mon erreur, je préfère citer verbatim les deux courriels que je viens de recevoir de Will, qui voulait m'éviter l'humiliation d'une correction en bonne et due forme dans le fil de commentaire. Un geste qui démontre ma profonde humilité et ma quoi, mon abnégation, ouais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No 1:&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Petit mot pour te dire que dans ton dernier post, t'as écrit "looser" au lieu de "loser". C'est une erreur fréquente (chez bcp de gens) et ça me tentait pas trop de te le dire sur ton blogue. "Looser", tu le sais sûrement, veut dire "plus lousse".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, man, good job.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;W&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No 2:&lt;br /&gt;&lt;i&gt;J'y pense. Au fait, tu peux ben pocher ton cours d'anglais dans ton rêve, à écrire de affaires comme "looser" au lieu de "loser".&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2559878052225451402?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2559878052225451402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/reve-de-poly.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2559878052225451402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2559878052225451402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/reve-de-poly.html' title='Rêve de poly'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-3975268773989789715</id><published>2011-10-18T08:22:00.000-07:00</published><updated>2011-10-18T17:11:10.584-07:00</updated><title type='text'>En trois lignes</title><content type='html'>Claude était le genre de gars qui utilisait son oreille droite presque exclusivement comme porte-crayon et qui disait beaucoup le mot "véhicule" en décrivant la voiture de quelqu'un et ses caractéristiques mécaniques.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-3975268773989789715?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/3975268773989789715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/en-trois-lignes.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3975268773989789715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3975268773989789715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/en-trois-lignes.html' title='En trois lignes'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8403911055200576140</id><published>2011-10-14T08:10:00.000-07:00</published><updated>2011-10-14T08:17:50.339-07:00</updated><title type='text'>Moi avec, sur ATAVISMES</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQKj47Tb0vDbpwASLy1-fo57Cax-v_6VtBvfu6_ER-wQCd8ZcpJ" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQKj47Tb0vDbpwASLy1-fo57Cax-v_6VtBvfu6_ER-wQCd8ZcpJ" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;Je n'ai jamais écrit finalement sur le livre de mon ami Raymond Bock, ATAVISMES, à part un gros "&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/search?q=atavismes"&gt;eille, man, c'est bon en crisse, lisez ça!&lt;/a&gt;" juste après l'avoir lu, à sa sortie. Je me suis promis de le faire bien souvent, mais il y avait toujours quelque chose qui détournait mon attention, genre un épisode de USPP, ou une tournure étrange du subjonctif futur en portugais. Mais là, là maintenant, il me semble que c'est la bonne occasion, puisque:&lt;br /&gt;1-J'ai eu une super bonne conversation avec lui et avec &lt;a href="http://twistnserve.blogspot.com/"&gt;William Messier&lt;/a&gt;, à la &lt;a href="http://drinkery.ca/"&gt;Drinkerie sur Notre-Dame&lt;/a&gt; l'autre soir (conversation durant laquelle Will m'a fait l'immense plaisir de concéder que mon quartier est assez "nice", même en comparaison de son plus amérindien et donc foutrement plus mythique Ahuntsic), à propos de l'engagement en littérature et ça m'a donné envie de relire son livre.&lt;br /&gt;2- Myriam D. B. vient de le terminer et en parle sur son blogue &lt;a href="http://mamereetaithipster.com/2011/10/13/atavismes-raymond-bock/"&gt;Ma Mère Était Hipster&lt;/a&gt;, et j'ai presque envie de me servir du commentaire que je viens de laisser sur sa critique comme tremplin, juste pour avoir une mini-réflexion sur un aspect en particulier de l'œuvre. Quelque chose dont on oublie souvent de parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai écrit ceci, dans le fil de commentaires:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je suis en train de replonger dedans et quelque chose me frappe: cette impression de sérieux, et de profondeur, qui nous assaille à la lecture, vient peut-être un peu de la précision langagière, chez Bock. Un quelque chose de pointu et d’étudié, dans l’utilisation des mots, des temps de verbe, dans le choix des métaphores, qu’on retrouve peu chez ses contemporains.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'exemple peut paraître absurde, mais dans Carcajou, la première histoire, il décrit ainsi un chemin de campagne perdu : «&amp;nbsp;deux ornières dans l’herbe haute séparées par une largeur d’essieu.&amp;nbsp;» C’est con, mais utiliser les bons termes, respecter le fonctionnement du langage sans toutefois se plier à ses règles de façon aveugle, ça ajoute à la portée du projet général.&lt;br /&gt;C’est un peu ça, la grande littérature.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais donner mille autres exemples de cette précision syntaxique, lexicale, de cette &lt;i&gt;rigueur&lt;/i&gt; qui caractérise le livre et qui témoignent d'après-moi d'un grand respect de la langue, et d'une ambition sérieuse aussi, qui se transmet dans toutes les strates du livre.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Juste le titre, qui a obligé tout le monde à aller chercher son dictionnaire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je veux dire, c'est qu'ici, le langage, ou plutôt son utilisation, le traitement qu'on lui réserve, nécessairement politique, est complètement imbriqué dans le scénario, dans la trame qui est racontée. Et c'est normal, dans un projet comme le sien, qui s'intéresse à la complexité infinie de notre identité nationale: il y a chez Raymond Bock un mariage presque parfait entre forme et fond. Ou plutôt, parce que bon, le terme "mariage" me semble un peu poche et n'exprime pas bien de quoi il retourne, il y a un "passage" direct de la forme au fond qui est ouvert pour le lecteur, et qui l'oblige à se questionner, pas sur l'histoire racontée, mais sur son propre positionnement par rapport à son Histoire, qu'elle soit personnelle ou nationale. Sont rares les livres qui font cet effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai que quand j'y repense, Will a toujours comparé l'écriture de Bock (quand on en parlait, bien avant la publication du livre) à une machine extrêmement bien huilée et il avait bien raison. C'est une image on ne peut plus adéquate au sens où en effet, les histoires de Raymond sont des engrenages hyper solides (et à la limite un peu intimidants) qui nous impressionnent à la fois par leur ampleur et par le pur silence de leur mécanique: ça roule, ça n'accroche pas. Et ça, c'est sans parler de l'effet architectural, voire architectonique, que le recueil impose, par sa structure en vortex historique, par son titre "rassembleur", etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après-moi, pour revenir à mon point de départ, c'est un peu le langage de Bock qui fait ça, qui opère. C'est sa maîtrise, encore une fois, profonde et sérieuse, de la langue française, dans ses codes poussiéreux et dans ses déraillements modernes: la langue identitaire comme objet premier de son "enquête". C'est aussi ça qui fait d'ATAVISMES un grand livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ché pas, je dis ça de même. Tsé, c'est mon ami après tout, je peux quand même pas le blaster.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8403911055200576140?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8403911055200576140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/moi-avec-sur-atavismes.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8403911055200576140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8403911055200576140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/moi-avec-sur-atavismes.html' title='Moi avec, sur ATAVISMES'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-415628324555333696</id><published>2011-10-12T08:16:00.000-07:00</published><updated>2011-10-12T10:22:00.257-07:00</updated><title type='text'>All the young douches [le magnet tic]</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le texte qui suit est impossible à comprendre si vous n'avez pas lu préalablement &lt;a href="http://lesplaisirsetlesnuits.wordpress.com/2011/10/06/all-the-young-dudes-le-magnetique/"&gt;le très beau billet de Mlle V sur son blogue Les Plaisirs et les Nuits&lt;/a&gt;. Un blogue que je vous invite fortement à découvrir, d'ailleurs. Elle a publié ce court portrait la semaine dernière et je lui ai demandé la permission d'en faire une petite parodie en changeant simplement quelques mots ici et là. Allez lire l'original et revenez ici, pour comprendre de quoi il retourne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand il est passé près de moi devant l'elliptique, j’ai tout de suite eu envie qu’il s’arrête mais qu'il ne remarque pas ma sueur. Quand il l’a fait, j’me suis demandé s’il n’avait pas entendu mon souhait.  Une attirance pure, une énergie folle.  Je ne pouvais même pas me l’expliquer.  En tout cas, c’était full physique.  Fin vingtaine si c’est pas plus, barraqué, poids de dix livres dans chaque main, cami Ed Hardy serrant ses pecs, aucun signe défectif si ce n’est les yeux un peu rouges un peu et la barbe pas vraiment super bien rasée.  On a échangé deux-trois sourires, il me faisait des clins-d'œil comme des tics, et c’est là que j’ai compris. Ses dents rayonnaient de façon tellement intense que ça devenait magnétique.  Juste les regarder, ça me faisait du bien.  J’étais incapable de penser à autre chose, incapable de détourner mon regard.  J’étais complètement fascinée et je pense qu’il le savait.  Il me souriait de plus belle, c’était contagieux.  Et si bon. Ça sentait les White Strips jusqu'ici.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n’arrivais pas à me souvenir de la dernière fois que j’avais vu quelqu’un avec des dents aussi profondément glorieuses étampées dans la face…  Bon, oui ok, je me souviens, mais ce sourire pétant-là dure normalement quoi 20, 30 secondes? 5 minutes? Une fois les bandes blanchissantes décollées, tu le perds déjà un peu non? Avec le café, déjà. Le gars était quand même rendu au &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=MgJXgLyIQPk"&gt;Privilège Gym&lt;/a&gt;, un lundi matin vers 9h20.  J’essayais de deviner la marque derrière tout ça.  Qu’est-ce qui peut faire que des palettes irradient de même jusqu’à l'aveuglement?  Est-ce qu’il vient juste de prendre sa créatine pour la première fois? Un lundi matin??? Avec des pecs comme ceux-là????  Bon, je sais bien qu’il n’y a pas de jours pour commencer ça, mais ça m’apparaît quand même peu crédible.  Il change de bracket sur le bench-press?  Il vient de pomper 400 livres sur le bowflex? La chick au comptoir lui a dit « salut el gros » pour la première fois ce matin?  Je continuais de l’observer sur le bike stationnaire et je ne trouvais pas d’explication satisfaisante.  Si j’étais une autre fille que moi, je lui aurais dit qu’il avait un sourire vraiment vraiment malade.  En fait, pour être honnête, j’ai jamais passé si proche d’être une autre fille que moi qu’à cet instant là.  Mais son trainer est arrivé.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s’est assis dans le Powerline et il a machinalement porté une main à son biceps gauche en flowant tranquilo avec Snoop, les lèvres en cul de poule, un bout de la toune de Katy Perry qui jouait dans les speakers.  Ses doigts grouillaient le long de la barre de l'haltère.  Il a fermé ses yeux rougis quelques secondes et les a réouverts en forçant, la veine du front prête à peter, mais toujours avec ce sourire, vibrant, hypnotisant.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et je me suis dit que peut-être, dans le fond, c’est juste le shake d'à matin qui était fucking trop bon.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-415628324555333696?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/415628324555333696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/all-youg-douches-le-magnet-tic.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/415628324555333696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/415628324555333696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/all-youg-douches-le-magnet-tic.html' title='All the young douches [le magnet tic]'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4335692019362601912</id><published>2011-10-08T09:00:00.000-07:00</published><updated>2011-10-08T09:00:17.919-07:00</updated><title type='text'>De deux ou trois choses étranges qui me sont arrivées récemment avec des livres</title><content type='html'>1. En utilisant le bouton "Buy with 1 click", sur le site d'Amazon, j'ai malencontreusement envoyé - pour la troisième fois depuis mon déménagement en juillet - des livres à mon ancienne adresse. J'ai donc dû entrer en contact avec la fille qui habite là maintenant pour m'excuser encore une fois, en lui promettant que c'était la dernière fois, et pourrait-elle me texter quand les livres arriveraient, je serais là en 10 minutes? En allant chercher les livres, en début de semaine dernière, j'ai voulu m'expliquer, lui expliquer la situation, mon erreur, la niaiserie d'Amazon, etc. Mais en voyant ses yeux bouffis et ses sweatpants matinaux, j'ai compris qu'elle s'en foutait pas mal de savoir ce qui était arrivé avec mes changements d'adresse virtuels, alors j'ai seulement dit, dans mon anglais chancelant: "Again, I'm sorry, it won't happen again. It's just that on Amazon, you know, you can't just &lt;i&gt;change&lt;/i&gt; your adress, you have to &lt;i&gt;delete&lt;/i&gt; the old ones, and..." Elle a dit "yeah, sure..." Et j'ai répondu: "Anyways, thanks again, see you," et je suis revenu à mon nouveau chez moi. Je profiterai donc de cette tribune auto-allouée pour expliquer qu'en effet, j'avais bien fait mon changement d'adresse sur le site d'Amazon, mais que cela ne suffit pas, puisque one must effacer les anciennes adresses si one wants que la "billing" adress corresponde à la "shipping" adress, etc. Et c'est sans parler du fameux "Buy with 1 click", que j'utilise presque toujours, dont les informations n'ont pas été mises à jour automatiquement, et qui a posté mes commandes à la 3e adresse sur ma liste d'adresses, alors que j'avais tout modifié dans les cases "shipping" et "billing." J'ai écrit pour me plaindre à Amazon, et il m'ont écrit pour me remercier d'être entré en contact avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. En cherchant un vieux roman de 1893, de William Dean Howells, en version numérique, histoire de le télécharger sur mon Kindle et ainsi m'éviter une visite à McGill, je suis tombé avec plaisir sur une version disponible sur Open Library. J'ai commencé ma lecture avec plaisir, pour constater rapidement que la copie papier avait probablement été scannée pour ensuite passer par un logiciel de reconnaissance de caractères pas tout à fait au point parce que les coquilles se multipliaient à une vitesse folle. La lecture devenait pénible et drôle à la fois. Le protagoniste, un romancier newyorkais de la fin du XIXe siècle, devenait soudainement un prototype de l'angoisse identitaire postmoderne, alors que sa désignation flottante m'empêchait d'être certain de son véritable nom. Il était souvent &lt;i&gt;Ray&lt;/i&gt;, mais parfois &lt;i&gt;Kay&lt;/i&gt;, et aussi &lt;i&gt;Rav&lt;/i&gt;, ou &lt;i&gt;Kav&lt;/i&gt;, mais aussi &lt;i&gt;Pie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Rye&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Bye&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Bay&lt;/i&gt;. Quand il est devenu &lt;i&gt;Ra } r&lt;/i&gt;, j'ai compris qu'une visite à McGill s'imposait. Quelques heures plus tard, bien installé avec une bonne vieille et fiable copie papier, je me suis esclaffé en constatant qu'à la page 145, celui qui s'appelait effectivement &lt;i&gt;Ray&lt;/i&gt; devenait &lt;i&gt;Kay&lt;/i&gt;, l'espace d'une bonne vieille et fiable coquille éditoriale. Et pourtant, ce n'était rien en comparaison avec le plaisir que j'ai ressenti à lire ce passage, un peu plus loin, qui résonnait en moi de façon particulièrement aiguë, et dont je vous fais part. Le soir même et au lendemain du suicide d'une connaissance, le personnage lit dans les journaux les notices concernant l'évènement: "A few lines, with some misspelling of names, told the story of the suicide and inquest in the afternoon papers, and it dwindled into still smaller space and finer print the next morning. The publicity which those least concerned had most dreaded was spared them. &lt;i&gt;Ray himself appeared in print as a witness named Bray.&lt;/i&gt;" C'est tellement moi qui fucking souligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. En feuilletant le paratexte de ce merveilleux essai de Leslie Fiedler, publié en 1966 - et que je me suis finalement décidé à commander dans une vieille édition seconde-main - LOVE &amp;amp; DEATH IN THE AMERICAN NOVEL, je suis tombé, à la dernière page, sur un assez long message écrit à la main, au stylo, qui m'a d'abord réjouit, que j'ai dû décoder tranquillement, qui m'a ensuite étonné, et qui m'a finalement fasciné au point où j'étais presque ému par sa violence et sa candeur mêlées. Je l'ai lu avec un mélange d'émotions qui se sont succédées à mesure que je reconstruisais les mots et le sens derrière cette calligraphie difficile à déchiffrer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;It's fun to write on desks, on walls or books.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;J'ai ressenti alors le sentiment un peu voyeur de m'immiscer dans l'intimité d'un Autre qui, en même temps, m'envoyait un message secret, désespéré, à la manière d'une bouteille à la mer. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;&lt;i&gt;I doubt if anyone will ever find this passage.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;J'ai pensé dès lors au hasard, à la beauté des coïncidences, à l'idée étrange qu'il me serait peut-être possible de retrouver cette personne, de nos jours, grâce aux &lt;i&gt;réseaux sociaux&lt;/i&gt;, cette invention magnifique qui reliait des gens comme nous, l'inconnu qui lançait cet appel et l'inconnu qui le recevait. &amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;&lt;i&gt;Sometimes when I'm frustrated I write down how I feel.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;Cette phrase, très mal écrite, m'a donné du fil à retordre, mais en la déchiffrant tranquillement, mon cœur s'est emballé: il y avait donc un réel appel à l'aide et à la communication qui se cachait à la fin de mon exemplaire. Un secret humain, ou un humain secret, enfoui dans les pages d'un essai littéraire.&amp;nbsp;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;The world can &lt;u&gt;SUCK&lt;/u&gt;. Especially when you &lt;u&gt;love&lt;/u&gt; to get high and you don't have dope.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="commentBody" data-jsid="text"&gt;Fuck all you straight heads who read this.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Sans voix, j'étais brusquement sans commentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4335692019362601912?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4335692019362601912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/de-deux-ou-trois-choses-etranges-qui-me.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4335692019362601912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4335692019362601912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/de-deux-ou-trois-choses-etranges-qui-me.html' title='De deux ou trois choses étranges qui me sont arrivées récemment avec des livres'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1763567936433289049</id><published>2011-10-05T10:53:00.000-07:00</published><updated>2011-10-05T10:53:24.425-07:00</updated><title type='text'>Première phrase de mon gros et ambitieux roman en anglais</title><content type='html'>Comme tout le monde, j'ai un gros roman en anglais qui me sommeille dans la tête depuis plusieurs années. Ça serait un mélange des codes du romantisme début XIXe siècle, avec des marqueurs de liaisons comme "hitherto" ou "henceforth" et du roman policier &lt;i&gt;à la &lt;/i&gt;Dashiell&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Hammett.&lt;br /&gt;Ça s'appellerait SPELL THE END et cette nuit j'ai rêvé à la première phrase:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Surely was it written somewhere, from the very &lt;strike&gt;beginning&lt;/strike&gt; outset, that Fanny Elphin was going to die."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et d'autres nuits, suivies d'autres matins, quand je me sens particulièrement ambitieux, je me dis que ça pourrait aussi être un exercice oulipien ou chacune des phrases, l'une après l'autre, comme celle-là, aurait le devoir secret et occulte d'être auto-référentielle.&amp;nbsp; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1763567936433289049?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1763567936433289049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/premiere-phrase-de-mon-gros-et.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1763567936433289049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1763567936433289049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/premiere-phrase-de-mon-gros-et.html' title='Première phrase de mon gros et ambitieux roman en anglais'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6359185116077403732</id><published>2011-10-04T19:54:00.000-07:00</published><updated>2011-10-04T19:54:41.978-07:00</updated><title type='text'>Mathilde en dernier (XVI)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Petit rappel&lt;/b&gt;: &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/01/mathilde-en-dernier-i.html"&gt;Après être allé au musée pour voir le corps exposé de sa blonde Mathilde qui s'est suicidée&lt;/a&gt;, le narrateur sort dans le froid de la ville et s'engage à pieds dans la direction de son rendez-vous chez son ami Victor. &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/02/mathilde-en-dernier-xi-encore-victor.html"&gt;Sur le chemin, il se remémore des souvenirs d'adolescence, entre autres un party chez Victor qui avait mal tourné, où des inconnus avaient foutu le bordel.&lt;/a&gt; Arrivé chez son ami, qui habite dans le sous-sol d'un immeuble où son père a une clinique de chiropractie, &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/mathilde-en-dernier-xii.html"&gt;les deux discutent d'un plan pour se venger de l'artiste qui a "exposé" Mathilde&lt;/a&gt;. Plus tard, le narrateur repart et en chemin, &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/mathilde-en-dernier-xiv.html"&gt;se remémore sa rencontre avec Mathilde et d'autres souvenirs&lt;/a&gt;. Il attend le métro pour rentrer chez lui, station Laurier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;***&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça a fait un gros bruit montant dans mes oreilles et la rame est apparue, bleue et blanche et argentée et couverte de graffitis pornographiques. Juste devant moi, sur la porte, un immense pénis dessiné en pleine éjaculation. Il s’est coupé en deux et je suis entré dans le wagon en même temps que les trois autres personnes qui attendaient. Je me tâtais la poche intérieure du manteau, juste sous ma poitrine. Je me disais que je ne savais même pas comment ça fonctionnait, un gun, et que Victor aurait dû me donner un cours. Il savait sûrement mieux que moi à quoi s’en tenir : c’était quoi un cran d’arrêt, c’était quoi un chien.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une femme à côté de moi rehaussait cette confusion dans ma tête parce que j’étais comme fasciné par ses bras, tellement maigres, tellement qu’on se disait que quelque part sur son corps gros comme un paquet d’allumettes, il devait y avoir d’écrit garder hors de la portée des enfants. Pauvre femme, elle ressemblait à une pauvre femme qui n’a jamais touché à la drogue de toute sa vie, mais qui est inévitablement cataloguée comme une junkie. Je me disais qu’elle avait peut-être une maladie incurable qui la faisait disparaître tranquillement, s’évanouir dans un tunnel mal éclairé et humide. Je me disais méchamment sans vraiment l’assumer que d’ici à Jean-Talon, elle n’existerait plus.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque fois que le train s’arrêtait en station, des gens embarquaient et d’autres descendaient, la foule était maintenant plus appropriée, plus de rigueur. J’ai perdu de vue la femme quand un couple de Noirs s’est installé autour du poteau. Ils parlaient créole et je comprenais certains mots, mais pas les phrases et pas leur sens et ça me perturbait et ça m’intéressait d’un coup, je n’arrivais pas à comprendre comment quelqu’un qui parlait, mettons, à la fois créole et anglais pouvait ne pas parler français du tout. Ils disaient des phrases dont le sens m’échappait complètement, mais qui étaient parsemées de mots que je comprenais, ça me rappelait vaguement un état de rêve, comme un rêve dans lequel on m’aurait livré un message important en français, mais qui aurait sonné comme du russe ou quoi. Je me sentais interpellé, tout en tâtonnant ma poche intérieure.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour la première fois depuis ce matin, quand je m’étais réveillé dans un état proche du pantin, de la marionnette actionnée par des fils et des mains puissantes et étrangères, je sentais vivement en moi le besoin d’absorber la réalité et la vie pour ce qu’elle était : autre chose que le monde &lt;i&gt;après&lt;/i&gt; Mathilde. Une entité qui avait une existence propre et souveraine. En fait, je me baladais dans cet état d’esprit depuis les funérailles, depuis le faux enterrement qui avait attisé ma colère de façon exponentielle. Je ne m’étais jamais autant projeté dans le futur (dans une angoisse futuriste purement négative, violente) que ce matin-là quand, dans le froid brillant du soleil, on avait fait descendre un cercueil vide un fond d’une tombe vide et que j’avais entendu plus qu’écouté le discours vide d’un prêtre au faîte de son éloquence. Un jeune prêtre prêt à tout pour nous convaincre que l’âme qui serait reçue en Paradis serait jugée sur l’ensemble de sa vie et non pas seulement sur cette dernière offense.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En attendant, son corps venait d’être vendu à un homme qui sûrement fumait la pipe et citait de Tocqueville ou Warhol ou Saint-Augustin en plantant dans la chair pétrifiée des aiguilles la remplissant de produits plus efficaces les uns que les autres. Un homme qui avait eu accès à la scène et à qui on avait donné l’autorisation de prendre des photos par centaines. Un homme qui avait reçu la bénédiction du premier ministre et aussi du clergé parce que tout ça était moral, toute cette entreprise esthétique était hautement morale. Des foetus dans des bocaux pour faire réagir les possibles candidates à l’avortement, des suicidées exposées dans leurs derniers apparats, pour décourager les dépressifs, pour leur montrer que ça n’allait plus être aussi facile : que maintenant il leur faudrait en plus survivre à ça.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mathilde était à la fois ce cercueil vide, cette espèce de mascarade un peu macabre, et ce corps inerte que j’avais vu ce matin et que des touristes avaient voulu photographier.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Son corps était devenu une œuvre d’art à message politique, une forme de propagande esthétique qui nous disait que plus rien n’était plus comme avant, dans le temps, par exemple, où mon propre frère et ses amis avaient pu vivre leur deuil de façon tellement plus sereine.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand Patrick s’est tranché les veines, je devais avoir dix ou onze ans. Mon frère a pleuré son meilleur ami durant des jours et des jours. Patrick avait eu droit à un enterrement normal. Normal, c’est-à-dire pour quelqu’un comme moi, qui vivait cette période de transition d’un monde à un autre.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me sentais pour la première fois depuis longtemps prêt à recevoir des informations, des stimuli, sans nécessairement les transformer en &lt;i&gt;indices&lt;/i&gt; ou en &lt;i&gt;conséquences&lt;/i&gt; ou en &lt;i&gt;causes&lt;/i&gt; de la mort de Mathilde. Dans le métro, entre Beaubien et Jean-Talon, je me suis agréablement surpris en train d’espionner la conversation de ce couple d’Haïtiens et d’y prendre plaisir. J’avais l’impression de me ressembler brusquement, d’être tout proche de ce moi profond et  incontrôlable, non intellectualisé. L’impression de faire brusquement quelque chose que c’était mon genre de faire. Il m’a semblé que ça faisait un bout que je n’avais pas fait quelque chose dont on aurait pu dire : esti que c’est le genre à Fabrice de faire ça. Comme si je devenais enfin un humain qui n’est pas sans arrêt en train de penser qu’il pense, ou de réfléchir qu’il réfléchit.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me suis dit que Mathilde aurait aimé cet humain-là. Ça m’a fait énormément de bien et je suis sorti du métro.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peut-être après tout que ce monstre, ce golem que je voulais me créer comme une armure pour me protéger ne serait pas indispensable : peut-être que c’est moi-même, en toute conscience et en toute lucidité, qui allait faire sauter la gueule de cet artiste.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6359185116077403732?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6359185116077403732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/mathilde-en-dernier-xvi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6359185116077403732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6359185116077403732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/mathilde-en-dernier-xvi.html' title='Mathilde en dernier (XVI)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6936874107159479813</id><published>2011-10-03T12:38:00.000-07:00</published><updated>2011-10-03T12:38:45.453-07:00</updated><title type='text'>By the way</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSuQ6rqphBSf4YQyK9ElnrWkVDGel2WfRbW60jNQwyAt9PUgUBI" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="199" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSuQ6rqphBSf4YQyK9ElnrWkVDGel2WfRbW60jNQwyAt9PUgUBI" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Côté positif, j'ai officiellement commencé la rédaction de ma thèse, la semaine dernière, en écrivant trois pages d'un éventuel "Chapitre II: De la Renaissance à la Reconstruction", dans lequel j'analyse avec bonheur le rapport conflictuel entre les personnages d'écrivains créés au 19e siècle par N. Hawthorne, H. Melville et L. M. Alcott et les balbutiements de l'institution littéraire aux États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté mitigé, grâce à &lt;a href="http://allworkandnoplay2.blogspot.com/"&gt;Je-Me-Moi&lt;/a&gt; et sa grande culture littéraire, je me retrouve avec dans les mains un très très gros roman de Herman Wouk intitulé &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Youngblood_Hawke"&gt;YOUNGBLOOD HAWKE&lt;/a&gt;, prix Pulitzer 1962, qui est un "roman de romancier" (le sujet de ma thèse), à la puissance dix. Je dis mitigé parce que j'aime ça lire des très très gros romans, mais ça me fait me rendre compte que mon corpus va toujours grossissant et que je devrai faire des choix déchirants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté négatif, j'arrive toujours pas à comprendre le fonctionnement de la télécommande illico et à être efficace en la manipulant, la différence entre les boutons On/Off et System m'échappe. Pis j'ai pas encore vraiment compris dans quel sens tourner pour ouvrir le cadenas à numéros cheap que j'ai acheté au Jean-Coutu l'autre jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que quelqu'un sait comment on fait pour citer officiellement une édition (ou une version) Kindle dans un travail universitaire? Il n'y a pas de pagination. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6936874107159479813?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6936874107159479813/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/by-way.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6936874107159479813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6936874107159479813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/by-way.html' title='By the way'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4556464536338156059</id><published>2011-10-01T13:36:00.000-07:00</published><updated>2011-10-01T13:36:37.162-07:00</updated><title type='text'>Toc toc</title><content type='html'>Je sais pas c'est quoi, une "scène primordiale", mais je sais qu'il y a certaines choses que je fais dans la vie qui me rappellent automatiquement, obligatoirement je dirais, certaines scènes que j'ai vécues dans le passé. Par exemple, quand je ramasse les graines de pain ou de bagel sur le comptoir de la cuisine, avec un linge humide et ma main en coupe collée sur le rebord, je vois et j'entends la sœur de mon ex ex ex, qui habitait avec nous à l'époque, en train de me dire, peut-être en 1999, "Clarence, je commence à être tannée de ramasser vos esties de graines de pain sur le comptoir". Ou par exemple, quand je coupe un steak, avec n' importe quel couteau, sur n'importe quelle table, dans n'importe quelle assiette, avec n'importe qui, je revois et j'entends mon ami Sébastien dire, peut-être en 1995, "c'est l'avantage de le couper", en voulant niaiser mon ami Laurent qui s'était brûlé la langue sur un trop gros morceau de je sais plus quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une place dans la tête pour ces affaires-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, il y a le fait que je suis incapable de ne pas compter, quand je fais un geste répétitif, ce qui me ramène instantanément au Café Céramic, circa 2000, 2001. Je me revois en train de placer les papiers de spécial du jour dans mes menus, en préparant mon open, et je les compte, même si je sais exactement combien j'en ai depuis à peu près 5000 ans. Je ne peux pas m'en empêcher. Je me revois en train de préparer mes cossins pseudo-fancy de couteau/fourchette enroulés dans une napkin, et je les compte, même si on s'en câlisse vraiment du nombre total. C'est un réflexe, encore aujourd'hui, je compte tout le temps. Mes pas, des fois. Les sons rythmés de la laveuse, des fois. Des fois je fais exprès pour m'auto mélanger dans ma tête... 23, 24, 25, 67, 2, 1345, 13, shit... juste pour m'obliger à arrêter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4556464536338156059?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4556464536338156059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/toc-toc.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4556464536338156059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4556464536338156059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/10/toc-toc.html' title='Toc toc'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-3359052552113055188</id><published>2011-09-29T07:28:00.000-07:00</published><updated>2011-09-29T07:28:03.314-07:00</updated><title type='text'>Oyez! Oyez!</title><content type='html'>C'est ce soir que vous pourrez venir entendre mon alter-ego, &lt;a href="http://www.google.com/imgres?imgurl=http://i1.sndcdn.com/artworks-000003802235-07y6ht-original.jpg%3Ff15b3d6&amp;amp;imgrefurl=http://soundcloud.com/rock-n-dr-le/entrevue-avec-daniel-grenier&amp;amp;h=235&amp;amp;w=170&amp;amp;sz=14&amp;amp;tbnid=P6ak_CKXi10zkM:&amp;amp;tbnh=90&amp;amp;tbnw=65&amp;amp;prev=/search%3Fq%3Ddaniel%2Bgrenier%26tbm%3Disch%26tbo%3Du&amp;amp;zoom=1&amp;amp;q=daniel+grenier&amp;amp;docid=REubrl_Z-v97wM&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=K4CEToaZJYnZ0QHf3pH6Dw&amp;amp;ved=0CHkQ9QEwCg&amp;amp;dur=257"&gt;Daniel Grenier&lt;/a&gt; (non, pas lui), à l'université de Montréal, discuter des romans sur New York, dans New York, de New York, pour New York et contre New York.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cadre des &lt;a href="http://www.bellessoirees.umontreal.ca/conferences-theme/Histoire/reflets-une-ville.html"&gt;Belles Soirées de l'université de Montréal&lt;/a&gt;... il reste peut-être des places, je le sais pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-3359052552113055188?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/3359052552113055188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/oyez-oyez.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3359052552113055188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3359052552113055188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/oyez-oyez.html' title='Oyez! Oyez!'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-3544743293509246007</id><published>2011-09-26T15:12:00.000-07:00</published><updated>2011-09-27T05:59:15.183-07:00</updated><title type='text'>Section réservée aux commentaires et suggestions (à fin d'évaluation)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai toujours cru que j’avais un certain talent pour prévoir et évaluer correctement le comportement des gens. En fait, c’était tout le contraire, j’étais plutôt hautement prévisible, toujours prêt à être surpris par le fait que je ne surprenais personne. Au fond, j’étais une réaction ambulante, une sorte de grosse machine à produire des réactions normales, ordinaires, attendues, comme c’est souvent le cas chez les gens qui sont obsédés par leur propre intelligence et leur propre place dans l’univers. Je me plaçais délibérément dans des situations où je croyais pouvoir obtenir un effet, une part de l’attention générale, par des traits d’esprits ou des citations volées que je mettais un peu entre guillemets juste pour pouvoir m’en sortir si quelqu’un reconnaissait l’origine. J’étais le genre de personne qui se plaçait délibérément en périphérie d’une discussion pour connaître le plaisir aigu d’en devenir le centre en temps et lieu. J’étais cette personne qui croyait sans cesse être une source d’étonnement et de surprise et de débats. J’étais persuadé d’être quelqu’un d’imprévisible, de charmant jusqu’à un certain point, mais je passais mon temps à me faire piler dessus, à me faire écraser par ma profonde banalité.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-3544743293509246007?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/3544743293509246007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/section-reservee-aux-commentaires-et.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3544743293509246007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3544743293509246007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/section-reservee-aux-commentaires-et.html' title='Section réservée aux commentaires et suggestions (à fin d&apos;évaluation)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-5161685646073789473</id><published>2011-09-20T18:40:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T18:41:57.201-07:00</updated><title type='text'>Primary sources (III) - la paraphrase</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"[...] nonobstant toute dualité immiscante, Messire William de Schenecdaddy le troisième, dans son percutant essai &lt;i&gt;Épiques et collégrammes,&lt;/i&gt; publié de façon posthume en 1992, navigue aisément entre les écueils herméneutiques de la dialectique weissienne, &lt;i&gt;late period&lt;/i&gt;. Au cœur de sa phénoménologie du post, de Schenecdaddy III pose le problème spiralaire de la contingence active en l'étendant pour la première fois au concept weissien de déterminisme rédhibitoire, outrepassant par là l'éculée méconception heidegerienne du &lt;i&gt;temps fois deux&lt;/i&gt;, soit (∃x)(φ), avec laquelle même Lacan et Guattari (1976) se sont débattus en vain, jusqu'à la rupture intellectuelle bien connue dont nous n'avons pas fini de subir les conséquences anévriques.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Glosant sur ce que son prédécesseur C. D. L. N. B. de L'Anse Pèqueteure décrit comme une conflictuation indirecte de l'étant-soi oriental qui obscurcirait l'objet désirant/désiré dans son rapport au noumène monde (1991), de Schenecdaddy III avance que sans l'avènement du "post", il ne saurait non seulement y avoir de "pré", mais également que la plus sommaire objectivation de cette dichotomie par l'ensemble de l'étendue cognitive du sujet contemporain, aussi légitimé soit-il par l'addition de sa coordination relative, n'équivaut qu'à une instabilité &lt;i&gt;dé&lt;/i&gt;-bilitante corolaire [...]"&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;- Raymond Maxime Bock-Langevin-Morel, Ph. D., &lt;i&gt;La vision atavistique;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;Du malaise du sujet et sujet du malaise&lt;/i&gt;, 1995 &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-5161685646073789473?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/5161685646073789473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/primary-sources-iii-la-paraphrase.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5161685646073789473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5161685646073789473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/primary-sources-iii-la-paraphrase.html' title='Primary sources (III) - la paraphrase'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6242566623289413597</id><published>2011-09-19T10:56:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T18:40:45.413-07:00</updated><title type='text'>Primary sources (II) - la citation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"L'épiphénomène de l'étant-soi occidental, tel que théorisé plus en  détails par L'Anse Pèqueteur dans &lt;i&gt;Épelle la fin ou WTF: Pour une épistémologie du  post-discours&lt;/i&gt; (1991), m'apparaît central dans l'expression de  l'affect-consommateur, voire du senti-ressenti, chez le post-citoyen. L'auteur soutient en effet que&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;[l']expérience du réel n'entre pas en conflit direct avec l'épiphénomène de  l'étant-soi occidental, dans la mesure où cet obscur objet du désir  qu'est le monde, toujours évanescent, toujours &lt;i&gt;là&lt;/i&gt;, s'apparente  moins à une norme indivisible qu'à une somme réfractable qui se jouerait  allègrement de l'horizon d'attente, ce dernier n'étant investi qu'à  partir, et qu'au passage, d'une&lt;i&gt; pensée ostensible&lt;/i&gt; (cf. Weiss, 1989) en pleine désaffection. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Encore faut-il définir les axiomes "post" (l'après? l'ivraie?), "citoyen" (l'Être?  l'Observant? Qu'est-ce qu'être citoyen dans nos villes posturbaines? [cf. Paliakis, 1987]) et "le"  (qu'est-ce que le genre? qu'est-ce que la&amp;nbsp; subordination? etc.) Bref, chez L'Anse Pèqueteur,  ces quelques assertions on ne peut plus éclairantes au sujet de la  fameuse &lt;i&gt;pensée&lt;/i&gt; ostensible ne peuvent être confondues avec la &lt;i&gt;pesée&lt;/i&gt; ostensible, autre paradigme crucial chez Weiss."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;- Messire William O'Schenecdaddy III, &lt;i&gt;Épiques et collégrammes;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp; Pour une heuristique de la dialectique weissienne,&lt;/i&gt;1992&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6242566623289413597?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6242566623289413597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/primary-sources-ii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6242566623289413597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6242566623289413597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/primary-sources-ii.html' title='Primary sources (II) - la citation'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-3656986226859108335</id><published>2011-09-14T17:52:00.000-07:00</published><updated>2011-09-20T18:41:03.358-07:00</updated><title type='text'>Primary sources (I) - la source</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"L'expérience du réel n'entre pas en conflit direct avec l'épiphénomène de l'étant-soi occidental, dans la mesure où cet obscur objet du désir qu'est le monde, toujours évanescent, toujours &lt;i&gt;là&lt;/i&gt;, s'apparente moins à une norme indivisible qu'à une somme réfractable qui se jouerait allègrement de l'horizon d'attente, ce dernier n'étant investi qu'à partir, et qu'au passage, d'une&lt;i&gt; pensée ostensible&lt;/i&gt; (cf. Weiss, 1989) en pleine désaffection."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;-&lt;span class="citation"&gt; Clarence Didier Laurent Nicolas Boileau de L'Anse Pèqueteure, &lt;i&gt;Épelle la fin &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;ou WTF: Pour une épistémologie du  post-discours&lt;/i&gt;&lt;span class="citation"&gt;&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;1991.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-3656986226859108335?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/3656986226859108335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/primary-sources-i.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3656986226859108335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3656986226859108335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/primary-sources-i.html' title='Primary sources (I) - la source'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-5699779716060098715</id><published>2011-09-14T06:54:00.000-07:00</published><updated>2011-09-14T12:00:43.412-07:00</updated><title type='text'>TAG: Des boules à mites - UPDATE</title><content type='html'>(EDIT: j'ai ajouté deux participants à cette liste qu'on souhaite exponentielle) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette tag fonctionne assez bien, jusqu'à présent. Je ne sais pas trop si elle prendra beaucoup d'expansion, mais elle s'est tout de même déjà répandue chez des blogueurs que je ne connais pas, ce qui est bon signe. Je mets en lien ici les textes qui y sont reliés, histoire de nous permettre de garder le fil pour l'instant. Pis j'aime ça avoir l'air d'un QG, c'est valorisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-Le premier à répondre à l'invitation a été Je-Me-Moi, qui n'a pas pu s'empêcher de participer deux fois, prolixe comme on le connaît. &lt;a href="http://allworkandnoplay2.blogspot.com/2011/09/tag-des-boules-mite.html"&gt;D'abord ici&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://allworkandnoplay2.blogspot.com/2011/09/realest-shit-tag2.html"&gt;ensuite ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-L'Engagé a poursuivi, en proposant un &lt;a href="http://lepamphletparu.blogspot.com/2011/09/toxines-tag-avec-saint-henri.html"&gt;powème de coin de bar&lt;/a&gt; écrit à 5h du matin au début du millénaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-La tag s'est aussi retrouvée chez ValGod, qui nous offre &lt;a href="http://valgod.blogspot.com/2011/09/la-tag-de-boules-mites.html"&gt;deux powèmes&lt;/a&gt; éclairant différentes facettes de sa personnalité adolescente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4-Raymond Bock, toujours réticent à parler de lui et à participer à des niaiseries en général, a tout de même mis en ligne un &lt;a href="http://rbtiroir.blogspot.com/"&gt;autoportrait réalisé tard tard tard et en boisson&lt;/a&gt;, qui est somme toute assez ressemblant. (Dépêchez-vous d'aller le voir avant que Bock ne referme le Tiroir.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5-Une autre expérience picturale nous est proposée chez Patty O'Green, qui partage généreusement avec nous ses &lt;a href="http://patty0green.wordpress.com/2011/09/14/tag-des-boule-a-mites/"&gt;talents précoces de textureuse et d'ombrageuse&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6-Sur son blogue Éclats Urbains, La Citadine a retrouvé pour notre plus grand plaisir &lt;a href="http://eclatsurbains.blogspot.com/2011/09/tag-de-boules-mite.html"&gt;un de ses powèmes&lt;/a&gt; publié jadis dans la grande revue de sociologie des arts Filles D'aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7-Sophie, qui signe un blogue intitulé Fuck You Francis, vient de se joindre à la partie, avec un &lt;a href="http://mademoisellesophieb.blogspot.com/2011/09/un-faux-post.html"&gt;excellent texte aussi riche en adverbes qu'en lyrisme prolétarien&lt;/a&gt; (&lt;strike&gt;à définir&lt;/strike&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8-La Fille, sur Asymptote, repousse l'âge limite de cet exercice jusqu'à 12 ans, ce qui est impressionnant en soi, en postant &lt;a href="http://lasymptote.wordpress.com/2011/09/14/la-tag-de-boules-a-mites-ou-la-honte/"&gt;un texte faisant montre d'une déjà grande maturité pragmatique&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça est bien savoureux. On aimerait bien que &lt;a href="http://twistnserve.blogspot.com/"&gt;Will et Anne&lt;/a&gt; s'en mêlent, d'abord parce qu'on savait pas qu'Anne avait écrit de la pouésie et ensuite parce qu'on est fucking sûr et certain que Will a des tonnes d'archives à proposer. Et il y a &lt;a href="http://soubresaut.wordpress.com/"&gt;Simon Brousse&lt;/a&gt; aussi, qui pourrait fouiller dans ses boîtes virtuelles, on aimerait ça, même s'il est super occupé en ce moment à nous expliquer ce qui est bon pour nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas pourquoi je parle au on, pour moi je lis trop &lt;a href="http://oreilletendue.com/"&gt;L'oreille tendue&lt;/a&gt;, ces temps-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! Et aussi, pour que ça traverse outre-Atlantique, cette affaire-là, je taguerais bien &lt;a href="http://sebastienhaton.blogspot.com/"&gt;Sébastien Haton&lt;/a&gt;, tiens, qui aime bien nos jeux d'habitudes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-5699779716060098715?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/5699779716060098715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/tag-des-boules-mites-update.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5699779716060098715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5699779716060098715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/tag-des-boules-mites-update.html' title='TAG: Des boules à mites - UPDATE'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2326716658079892649</id><published>2011-09-10T18:55:00.000-07:00</published><updated>2011-09-10T18:55:55.693-07:00</updated><title type='text'>TAG: Des boules à mites</title><content type='html'>OK, nouvelle tag. L'idée est simple: ressortir un vieux texte à prétention littéraire et le recopier avec un minimum d'explications contextuelles, pour le plus grand plaisir de tous et toutes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1999, j'ai participé au &lt;a href="http://www.marathonecritureintercollegial.ca/index.php"&gt;Marathon d'écriture&lt;/a&gt;, au cégep André Laurendeau (qui était mon cégep), et je viens de retrouver le livre qui avait été imprimé suite à l'activité, dans lequel chaque participant publiait un texte. En me relisant, je constate que 1) la figure de style que j'aimais le plus, c'était sans conteste utiliser un substantif comme un verbe, souvent au subjonctif ou à l'impératif; 2) le but principal c'était vraiment, dirait-on, d'utiliser tous les mots de plus de trois syllabes que je connaissais; 3) la ligne entre précis, précieux et prétentieux est mince mince mince; 4) il me semble que je n'étais pas emo tant que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Il y aura toi et moi, sur l'escarpement d'un mont d'or. Nos pieds parachutés dans le vide, sa mer en contrebas, ses vagues sur le fracas des rochers abrupts. Il y aura des couleurs vertes et des couleurs pourpres. Je te défigurerai d'une lèvre pesante, en balade sur les formes indistinctes. Mon mollet pourra toucher le tien quelquefois chaste et dérobera ta virginité. Ainsi tapageur je te galvauderai le sonnet pleureur, la rime incendiaire et le ver mollasson. Que de mots, me diras-tu, pour une si belle chanson. Et je te noierai d'excuses toutes faites, pour qu'enfin tu découvres mon imposture. L'évidence sera telle que la haine surgira si tu ne devines rien.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Sotte rougeoyante, montre-moi tes crocs, que je puisse titrer cette prose imberbe d'une violence qui me fait défaut. Touche la profondeur de ma pupille et dissèque l'iris, qu'il s'étiole en tous sens, comme s'il était farfelu, comme s'il était noble. Probablement tu ne te doutes de rien, ce sourire...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Tu crois qu'aimer, c'est rire? Tu crois que partager, c'est satisfaire? Plains-toi, de cette plainte surélevée lorsque tu seras seule au sommet d'un mont d'or. Manifeste le temps perdu, bats-le, déchire-le, fais-en un peu de souffrance que je boirai pour savoir à quoi m'en tenir.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Sois frivole et superbe ficelle, haine un peu de temps en temps, et laisse te pénétrer ma chair cognitive, de sorte que je ne me prendrai plus les pieds dans mon parachute...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Qui se décrochera de lui-même, coupant toute attache alors que de par le fond mon corps apprendra ses lois de la physique. Dans le vent, la toile nue s'immobilisera, baisant l'heure et le décompte, pour s'attarder sur sa propre beauté primaire. Tes minutes à toi défileront, gamines espiègles, tu couvriras ta bouche sonore d'une main apeurée, et tes cris éveilleront ce cadran malicieux. La toile nue reprendra sa course, vers le haut, linceul moucheté de ces fleurs polissonnes. De ces fleurs qui firent notre union, la scellant d'un sépale, d'un sépale fertile, d'un sépale sous-jacent, parfumé, mutin. Tout rouge de gêne. Tout rouge. Percé étoilé. Et ton cri couvrira le vide errant, lui insufflant une direction, magnanime. Et tu auras cru aimer, quelques fractions de temps, en un seul cri. En maraude. Tu t'effondreras, la corniche en exergue, précipice tes yeux le long de la falaise, c'est maintenant ou jamais, montre que l'amour est un rire, montre que le partage satisfait. Saute...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Alors que, couché en deux, je t'attendrai.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Ouch.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Bon, j'ai une excuse, quand même: on était tous comme ça, on tripait tous à fond sur ce genre d'écriture "débridée", "amironnée", qui remettait en question la syntaxe élémentaire et s'envoyait en l'air avec les néologismes. Dans la gang avec qui j'étais, au Marathon, il&amp;nbsp; s'écrivait sans arrêt des phrases comme: "Je charge en toi, comme une sexplosion de volupté" ou "Je t'aimattise de courroies d'ascensoir insensé" ou "Je te contemplais dans la tour d'ivoire et à tour d'y voir je m'étourdis voire plus tard." Yakes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Bon.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Faut dire que dans ma gang, il y avait aussi &lt;a href="http://www.electriques.ca/filles/artistes.f/l/langlais_ta.php"&gt;Tania Langlais&lt;/a&gt;, qui avait déjà tout compris, et qui allait publier ces notes éparses qu'elle prenait (et qu'elle appelait des &lt;i&gt;avancées&lt;/i&gt;) dès l'année suivante dans un recueil récipiendaire du Nelligan, DOUZE BÊTES AUX CHEMISES DE L'HOMME: "Sans prévenir l'autre, elle s'éloigne hors l'épaule et avoue doucement qu'elle cherche, dans la transparente averse de ses hanches, toute la lumière du Brésil."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Qui veut participer? Sim? Will? ValGod? Je-Me-Moi? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2326716658079892649?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2326716658079892649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/tag-des-boules-mites.html#comment-form' title='28 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2326716658079892649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2326716658079892649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/tag-des-boules-mites.html' title='TAG: Des boules à mites'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>28</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2450285595583457170</id><published>2011-09-07T10:35:00.000-07:00</published><updated>2011-09-07T10:35:27.672-07:00</updated><title type='text'>So much for psychology classes</title><content type='html'>Quand j’avais vingt ans, j’ai écrit un roman intitulé &lt;i&gt;L'éboulement&lt;/i&gt;, qui mettait en scène les angoisses d’une jeune femme se sentant traquée et observée par un maniaque dans sa maison. Une des premières scènes du livre décrivait l’héroïne, arrivant chez elle le soir, découvrant une série de bobépines étrangement enlignées sur le comptoir alors qu’elle s’assoyait sur la toilette pour uriner. Au moment où j’ai fait lire les premiers chapitres à une bonne amie, pour connaître son opinion, elle a tout de suite réagi à cette scène. Relevant les yeux vers moi, elle m’a dit, Clarence, une fille qui s’assoie sur la toilette ne &lt;i&gt;baisse&lt;/i&gt; pas sa jupe, elle la &lt;i&gt;remonte&lt;/i&gt;. Elle m'a montré la feuille, ma phrase, l'erreur grossière: mon dieu, je lui avais même fait &lt;i&gt;détacher sa ceinture&lt;/i&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2450285595583457170?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2450285595583457170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/so-much-for-psychology-classes.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2450285595583457170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2450285595583457170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/so-much-for-psychology-classes.html' title='So much for psychology classes'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6256498880312261812</id><published>2011-09-06T17:49:00.000-07:00</published><updated>2011-09-06T17:49:52.345-07:00</updated><title type='text'>Faune</title><content type='html'>Ouin ben le p'tit criss de raton qu'on voit ses yeux briller sur la photo que j'ai prise pour l'entête de ce blog, il s'est installé dans notre locker je pense. Locker, façon de parler, c'est comme une porte toute décrissée avec derrière un espace assez grands pour mettre genre une moustiquaire de fenêtre pis une pelle. Ça fait deux nuits qu'on le chasse du balcon pis qu'il nous regarde avec ses p'tits yeux attendrissants. Il est vraiment pas peureux, en tous cas. Il a manqué rentrer dans la maison deux fois plutôt qu'une, pis ma chatte (yep) l'effraie absolument pas. On a acheté un cadenas pour le locker aujourd'hui, on va voir ce que ça va donner. J'ai vérifié qu'il était pas dedans avant de barrer le cadenas, chu pas cave tsé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai demandé hier sur Twitter si les gens avaient pas des trucs pour s'en débarasser, pis le twit à &lt;a href="http://soubresaut.wordpress.com/"&gt;Simon Brousseau&lt;/a&gt;, il m'a envoyé &lt;a href="http://www.cuisineaz.com/recettes/raton-laveur-des-bayous-43231.aspx"&gt;ce lien-là&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pffff.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6256498880312261812?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6256498880312261812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/faune.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6256498880312261812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6256498880312261812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/faune.html' title='Faune'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-7403572703913706709</id><published>2011-09-02T09:41:00.000-07:00</published><updated>2011-09-07T10:36:03.870-07:00</updated><title type='text'>L'aventure de Fred - une histoire d'Amigo Express (III)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSRsdC4IpT2p6Ig_V6ryB-r2aLBfR11pmeUJtSMamtrw47l5WMl" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSRsdC4IpT2p6Ig_V6ryB-r2aLBfR11pmeUJtSMamtrw47l5WMl" width="152" /&gt;&lt;/a&gt;Ils partent sur les chapeaux des roues à Rodrigo. Pour Fred, c'est quasiment du jogging. Ils passent dans des places bizarres. Ils rentrent dans des montes-charges. Rodrigo arrête pas de dire allo à tout le monde, aux agents de sécurité, aux patients. Ils suivent des corridors qui ressemblent à tsé le début des Invasions Barbares, des fils qui pendent du plafond, du monde couché dans des civières qui essaye de t'attraper le bras en faisant arrrggghhh, ou en murmurant grggghhhh. Du monde vieux pis du monde pogné là, qui donne à Fred encore plus le goût de s'enfoncer dans son kangourou Kangol pis de se pousser, sauf que Rodrigo arrête pas de se retourner vers lui avec sa face de spasmes qui redéfini l'idée même de sourire, faque il se sent mal en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eille, 'coute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rodrigo dit enweille on va la retrouver ta fille, suis-moi. C'est à peine s'il ajoute pas &lt;i&gt;mon ami&lt;/i&gt;. Pis chaque fois qu'ils arrivent dans un nouveau département, il arrête sa chaise roulante avec un mini burn devant le comptoir pis il fait signe à Fred de s'approcher avec lui pour expliquer sa situation. Fred, lui, il a comme le réflexe de rester en retrait, dans l'ombre entre deux néons du plafond, mais les signes de Rodrigo sont trop clairs, il peut pas faire semblant que c'est pas à lui que ça s'adresse. Faque il s'approche, kesse tu veux qu'il fasse. Ouin, je m'excuse full de déranger, je cherche une Maude, qui travaille ici. Infirmière? Non, médecin. Non, pas de Maude ici. Rodrigo donne une tape super fort sur le comptoir, genre ah, shit! mais tu suite après il dit c'est pas grave, mon gars, enweille, on continue, une de perdue dix de retrouvées. Pis Fred est pas sûr vraiment que c'est ça qu'il a dit, mais d'une façon ou d'une autre il trouve ça intense en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;'Coute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faque ils repartent. C'est en train de devenir un rallye pis Rodrigo est comme de plus en plus excité. À un moment donné ils croisent une personne qui a l'air perdue pis qui reconnaît la badge bénévole que Rodrigo a accrochée sur son coton ouaté de la tournée 360 de U2 pis qui essaye de l'arrêter pour lui demander conseil, mais Rodrigo répond, sans ralentir, excusez-moi mais on a une mission urgente ici, adressez-vous à l'entrée principale. Pis Fred se sent super mal, il a le réflexe de dire non, c'est super pas important, c'est super pas urgent, la fille était juste ben cute, mais il se ferme la gueule parce qu'ils ont déjà tourné le coin pis devant eux il y a soudainement un ascenseur genre doré, en miroir doré. Ils se reflètent dedans en attendant, après que Rodrigo a appuyé sur le bouton pis Fred cherche quelque chose à dire, pour jaser, parce que c'est long en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;'Coute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'ascenseur arrive finalement pis ils embarquent dedans, Fred comme à reculons pis Rodrigo avec des moves de joysticks super qualibrés, super précis pour faire un 180 degrés pis toute. Il arrête pas de grouiller, pis même si c'est sa condition normale, Fred peut pas s'empêcher de penser que c'est comme une marque d'excitation incontrôlée, incontrôlable, pis que Rodrigo va bientôt péter au frette. L'intérieur de l'ascenseur est tout en miroir avec. Ils se reflètent là-dedans en vingt-six millions d'exemplaires d'eux-mêmes dans toutes les directions. Il sait pas combien d'étages il reste, mais il a toujours pas trouvé de sujet de conversation. Des fois il a l'impression que Rodrigo le regarde méchamment, dans un reflet, mais c'est juste sa bouche pis ses yeux qui partent en peur, pis il pense qu'en plus d'être épais pis sans dessin, il est en train de virer parano. M'a te dire que dans un mood de même, la sonnette de l'étage sonne fort en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;'Coute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faque les portes s'ouvrent, au fond du couloir y a le département d'obstétrique pis tout à coup ça y dit quelque chose, ouin, obstétrique, ouin. Ça flashe dans sa tête ouin, ouin, ouin, ça me dit de quoi ça, il me semble qu'elle m'a dit que. Pis tout à coup il réalise que ah ben tabarnak, ils ont trouvé la place. Écoute. Là le cœur commence à lui débattre. Rodrigo fonce en avant, il roule à 120 dans le corridor, il fait un burn élégant devant le comptoir. C'est clair qu'il connaît la réceptionniste parce qu'elle lui fait des beaux sourires pis des beaux yeux. Tout le monde est super sympathique tout à coup, tout le monde a full le temps de s'occuper de son cas: comment elle s'appelle? Maude? Maude Lamarche? C'est Maude Lamarche que tu cherches? Ben oui, de Québec. Maude Lamarche de Québec. Ben sûr qu'à travaille ici Maude, là elle est en pause dans la salle O-521, c'est super pas loin, c'est juste de l'autre côté de... Fred avale, c'est sec dans sa gorge, il cligne des yeux vingt-mille fois. Il sue en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;'Coute ben.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il prend son courage à deux mains. Il respire. Faut qu'il fasse de quoi. Il a plus le choix. Il se penche vers Rodrigo. Je peux-tu te parler. À l'écart. Faudrait que je te parle, tu seul. Pis Rodrigo, complètement trop intéressé, complètement trop dedans, fait des grands mouvements de bras, de moulinets, son cou se cabre, ses yeux se révulsent, son sourire s'agrandit, son index arrive enfin devant sa bouche pour faire chut, pas de trouble, c'est entre toé pis moé. Faque les deux s'éloignent un peu, y a le petit bruit de reculons de la chaise roulante. La réceptionniste sourit. Une infirmière passe devant pis s'arrête au comptoir, les deux filles jasent un peu pis l'infirmière se retourne vers Fred avec une petite face genre coquine. Fuck. Y a plus de temps à perdre. Fred se penche vers Rodrigo. Il lui dit excuse-moi Rodrigo, va falloir que j'y aille, pis là il a la mine basse en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;'Coute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rodrigo a pas l'air de comprendre. Ses bras arrêtent de bouger. Son bassin grouille plus. Ses yeux sont full fixés sur Fred. Fred, lui, il répète je m'excuse, eille, merci vraiment de ton aide, c'est super fin ce que t'as fait pour moi, t'es vraiment su'à coche, mon gars. Fred répète eille merci mon gars, tout en reculant subtilement vers l'ascenseur. Il appuie sur le bouton pis les portes s'ouvrent illico presto faque c'est déjà ça pis ça le soulage. Il répète, avec la main levée pour dire chow, eille en tous cas merci Rodrigo, c'est juste que là faut vraiment que j'y aille, c'est super cool de m'avoir aidé, je me sens super mal, mais je pourrai pas rester, faque, ben, c'est ça. Il ajoute presque un &lt;i&gt;à plus&lt;/i&gt; pis la dernière chose qu'il voit quand les portes se referment c'est la face à Rodrigo qui le regarde comme un héros déchu, un Don Juan qui bande pas, pis tu peux lire clairement la déception mélangée avec ses lèvres qui articulent criss de chien sale.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-7403572703913706709?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/7403572703913706709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/laventure-de-fred-une-histoire-damigo.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7403572703913706709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7403572703913706709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/laventure-de-fred-une-histoire-damigo.html' title='L&apos;aventure de Fred - une histoire d&apos;Amigo Express (III)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8927098402870588127</id><published>2011-08-30T09:30:00.000-07:00</published><updated>2011-08-30T09:32:19.990-07:00</updated><title type='text'>L'aventure de Fred - une histoire d'Amigo Express (II)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/laventure-de-fred-une-histoire-damigo.html"&gt;L'aventure de Fred - une histoire d'Amigo Express (I)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.nortel.com/corporate/success/images/santacabrini_logo.gif" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.nortel.com/corporate/success/images/santacabrini_logo.gif" style="cursor: move;" /&gt;&lt;/a&gt;Faque Fred passe la journée à se demander comment il va faire pour entrer en contact avec Maude. Il est désemparé. Il arrange les affaires qu'il avait à arranger à Montréal pis il se dit fuck, je peux pas remonter à Québec sans avoir fait un move, ça pas d'allure. Il sait à peu près rien, sauf son nom, pis il se rappelle qu'elle lui a dit qu'elle travaillait à Santa Cabrini, dans un département quelconque: elle est médecin. C'est une fille de Charny, mais elle travaille à Montréal comme docteure. Juste de se rappeler de ça, ça l'intimide. Il se trouve ti-cul en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Écoute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il se trouve ti-cul, mais en même temps il se dit criffe j'ai rien à perdre, why not, faque il décide de la retrouver au seul endroit où il sait qu'il va pouvoir la retrouver: à la job. Il fait une recherche Google pis il trouve c'est où cet hôpital-là, pis il saute dans le métro pis dans un bus pis il débarque en face de l'édifice avec ses couilles pis pas de fleurs pantoute, juste ses couilles. Son feeling est bon: il sait son nom, il veut juste lui dire allo, genre, tu te souviens-tu de moi, ben oui, 'scuse, je le sais, on s'est vu hier, je le sais que tu t'en souviens, ouais, je voulais juste te dire allo. Pis il veut juste lui proposer d'aller prendre une bière, relax. Il rentre dans l'urgence pis y a du monde en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;'Coute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Son plan est plus ou moins bon, dans le fond. Il tchèke le monde pis il se dit fuck késsé que je viens faire ici, j'ai pas rapport. Il se dit qu'il dérange plus que d'autre chose, en avançant vers le comptoir pour demander, juste demander, si ils connaissent pas une Maude qui travaille pas dans un département quelque part en haut dans les étages. Il se pointe devant la réceptionniste de l'urgence pis il fige un peu mais la femme a pas l'air si chiante pis si fatiguée que ça faque il ose: allo je cherche quelqu'un, un, une, employée, genre. La femme lance c'est quoi son nom? Quel département? Fudge, en anglais en plus. On dirait que tout le monde le regarde parce qu'elle parle fort en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;'Coute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il dit qu'elle s'appelle Maude mais qu'il sait pas dans quel département. Il dit qu'elle est une docteure. C'est une docteure. Une docteure quoi? Une chirurgienne? Une cardiologue? Une neurologue? Une otorhino? Il sait pas. Il s'excuse. Il sait pas quoi dire. Il est désolé de l'avoir dérangé. Il sait pas ce qui lui a pris. C'est super full pas important. Il se retourne pis il voit tous ces gens qui souffrent, une fille avec une jambe dans le plâtre, un gars avec un estie de gros kyste sur la joue qu'il arrête pas de gosser après. Il se sent super mal. Quelle mauvaise idée de venir déranger Maude dans son travail. Fuck, c'est pas comme si elle travaillait au Céramic Café, tabarnak. Il se sent choker. Faque m'a te dire qu'il veut juste s'en retourner, pis vite en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;'Coute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il fait à peine deux pas, pis TAC! il se fait bloquer la sortie par un dude en chaise roulante qui ressemble à Jean-Marc Parent dans son rôle de l'handicapé mais en vraiment plus maigre. Il bouge sans arrêt, il faut que tu te concentres quand il parle sinon tu comprends rien. Le dude lui parle. Fred est figé. Il sait pas quoi faire, il a les mains dans les poches de son kangourou, il a juste le goût de mettre son capuchon pis de crisser le camp, mais le dude est là pis il lui bloque les portes. Il dit qu'il s'appelle Rodrigo. Il dit qu'il est bénévole pour l'hôpital pis qu'il est là pour aider le monde à se retrouver. Il dit viens-t'en, m'as t'aider à la trouver ta fille, moé. Il lui dit pas embarque! mais c'est tout comme. Il pèse sur un piton ou une espèce de joystick pis il part vers un corridor, la chaise roulante avec des flammes peinturées dessus, aussi puissante qu'une Camaro, grosse vie sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- À SUIVRE -&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8927098402870588127?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8927098402870588127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/laventure-de-fred-une-histoire-damigo_30.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8927098402870588127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8927098402870588127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/laventure-de-fred-une-histoire-damigo_30.html' title='L&apos;aventure de Fred - une histoire d&apos;Amigo Express (II)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-7187501030890857768</id><published>2011-08-28T17:55:00.000-07:00</published><updated>2011-08-28T17:58:23.989-07:00</updated><title type='text'>L'aventure de Fred - une histoire d'Amigo Express (I)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/7/77/AmigoExpress_logo.png" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="122" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/7/77/AmigoExpress_logo.png" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ok, mettons qu'il s'appelle Fred. Mon ami Fred, faut qu'il monte à Montréal cette fin de semaine-là pis il a pas de char, faque comme il veut pas se taper la ride de bus chiante avec Orléans, pis payer cent mille piasses pour se faire dire &lt;i&gt;parle moins fort jeune homme &lt;/i&gt;par un estie de facho de chauffeur laitte, ben il fait affaire avec Amigo Express. Il est pas cave. Il fait sa réservation sur le site, tout se passe bien, y a personne d'autre d'inscrit pour ce lift-là, ça se peut qui puisse shotgunner en avant si la fille est cute. Faque il se pointe en face de la bibliothèque Gabrielle Roy, sur St-Joseph, à peine cinq minutes en avance, pis juste après la fille tourne le coin sur de la Couronne dans sa Mazda, pis en se penchant pour dire allo c'est moi ton passager, il se rend compte tu suite qu'en effet est cute en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Écoute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Belle brune pas trop skater, pas trop preppy, des belles lunettes pas trop flashy, pas d'affaire de chaîne en mini crucifix d'flasheux dans le cou. Elle sort en disant allo, eille, ça arrête pas deux secondes, 'scuse-moi, en tchèkant un SMS sur son cell. Ils se serrent la main pis à la façon qu'elle a dit "arrète", il sait déjà qu'ils vont se comprendre. Il dit c'est moi Fred pis elle répond ben, euh, c'est moi Maude, pis lui il dit cool, pis il est un peu gêné, mais c'est aussi une technique qui maîtrise ben en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Écoute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La route se passe super ben. Y a pas de trafic. Le soleil est au rendez-vous, il est obligé de gosser après son pare-soleil à chaque tournant sur la 20 pour voir un peu en avant. La conversation est fluide, il dit pas trop d'affaires niaiseuses, garde ses jokes trop borderline pour lui, garde son rap sheet sur le hip hop pour plus tard, quand il va être sûr que ça a des chances de l'intéresser. Elle, elle conduit ben, pas trop vite, pas trop slow, ils vont arriver à Montréal un peu en avance pis, à la limite, ça le fait un peu chier, parce que jusqu'à maintenant, la ride est l'fun en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Écoute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est pas mal sûr que Maude lui lance des petits coups d'œil subtils de temps en temps. Il est pas mal sûr que c'est pas juste arrivé quand elle voulait tchéker son angle mort après avoir dépassé un dix-huit roues. Il est de plus en plus de bonne humeur à mesure que la route avance. Ils font des jokes sur le Madrid pis tu suite après, sont un peu tristes en se rappelant que ça ferme genre dans deux semaines. C'est poche. Ouin. C'est poche. Maude est belle en crisse. Elle a un rire super chill, relax, elle a une façon de rire de ses jokes qui lui fait croire que c'est dans poche en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;'Coute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle le laisse à Crémazie pis il est là déjà dehors sur le trottoir une main sur le dessus de la porte pis elle a l'air nerveuse pis il sait qu'elle a pas le droit d'être parkée là, faque il dit bon ben thanks ça m'a fait plaisir de te rencontrer, Maude, pis elle dit moi avec Fred c'était un des trajets les plus rapides que j'ai fait. Faque il répond ouin, c'est vrai que ça passe vite en bonne compagnie, pis il haït ça dire des affaires de même mais là il est gêné à cause du compliment pis toute. Il rougit pis elle part à rire pis elle dit faut vraiment que j'me pousse d'ici, chui en double, faque il dit oh, oué, 'scuse, ok, ben, euh, bye, d'abord, euh, bye, à prochaine. Pis elle dit bye, un bye qu'il entend dans ses oreilles, mélangé avec le son de la porte qui claque, un bye comme long en sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;'Coute.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il se rend compte tu suite qu'il a pas demandé son numéro de téléphone. Pis elle non plus, elle lui a pas demandé. Ils ont aucun moyen de se rejoindre. Une fois que la page Amigo Express est fermée, tu peux pu contacter la personne, tu peux pu avoir accès à ses informations. Lui, il a rien noté. Il note jamais rien. Il pas noté son crisse de numéro de cell, ni sa plaque, ni rien avant de se pointer au rendez-vous. Il a rien noté pantoute. À la limite, il avait même pas noté son nom en faisant sa réservation. Il note jamais rien, pis là il se trouve colon en estie parce que la première affaire qu'il a envie de faire en descendant dans le métro Crémazie, c'est de la rappeler. Il est un peu en crisse pis en plus il se dit, fuck, quand t'arrives de Québec, estie que Montréal c'est sale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- À SUIVRE - &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-7187501030890857768?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/7187501030890857768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/laventure-de-fred-une-histoire-damigo.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7187501030890857768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7187501030890857768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/laventure-de-fred-une-histoire-damigo.html' title='L&apos;aventure de Fred - une histoire d&apos;Amigo Express (I)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6065300259177095059</id><published>2011-08-17T16:39:00.000-07:00</published><updated>2011-08-17T16:39:08.689-07:00</updated><title type='text'>They'll never give up!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi j'ai vraiment le souvenir que Caitlin et Joey finissent matchés? Malgré le fait que je sais très bien qu'après le suicide de Claude, ils ne reviennent jamais ensemble. Est-ce que c'est seulement du wishful thinking? Ou, à moins que. Ma mémoire me fait-elle défaut? Une dernière date? L'école brûlée? Non, ça c'était bien avant la fin. Je la trouvais tellement belle, Caitlin, dans mon enfance, et plus tard, au milieu de ma mononucléose, durant les reprises, trois fois par jours à cause du satellite chez mes parents, qui offrait radio-canada à tous les fuseaux horaires, et je voulais tellement être Joey et avoir écrit &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=_nU2zvWsmMk"&gt;Everybody Wants Something&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6065300259177095059?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6065300259177095059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/theyll-never-give-up.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6065300259177095059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6065300259177095059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/theyll-never-give-up.html' title='They&apos;ll never give up!'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-455772365918100580</id><published>2011-08-12T17:29:00.000-07:00</published><updated>2011-08-12T17:29:43.204-07:00</updated><title type='text'>Passage secret</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me souviens que quand j'étais petit, sur la rue Pelletier, à Brossard, les maisons en face de chez-nous c'étaient des semi-détachés. On appelait ça de même. Un jour, on s'est rendu-compte, à mesure que notre univers sensoriel grandissait et qu'on devenait assez grands pour aller se promener seuls et explorer un peu, on s'est rendu compte que cet "autre côté de la rue" recelait un trésor énigmatique et absolument merveilleux. Entre deux de ces semi-détachés, on a trouvé un passage dallé qui menait non pas dans une cour privé, mais qui plutôt séparait les cours des voisins, à la manière d'une mini ruelle faite pour laisser passer un homme. Les clôtures des cours se dressaient de chaque côté de cette allée magique, presque totalement recouverte de branches d'arbres en surplomb. En pénétrant entre les deux maisons qui servaient de portail, on s'enfonçait dans la pénombre, même en plein jour, et je jure que j'ai le souvenir d'une ambiance sonore tropicale. Il y avait environ une vingtaine de dalles de béton, des dalles ordinaires comme on en voit en banlieue, qui servent à tracer un chemin dans une cour arrière, ou vers une entrée de garage, et ensuite ça bifurquait à droite et à gauche dans une longue allée étroite et mystérieuse. Le sentiment qu'on a ressenti la première fois qu'on s'est engouffrés dans la noirceur de ce passage est indescriptible: d'abord on n'était plus chez-nous, on était chez quelqu'un d'autre, on était dans un endroit qui ne nous appartenait pas; ensuite, on avait vraiment l'impression que ça déboucherait sur la Chine, ça ne pouvait pas être autrement, c'était la chose la plus secrète qu'on connaissait. Bon, on s'est rendu compte que ça débouchait un coin de rue plus loin, sur Tardif, mais ça changeait rien, pour nous Tardif c'était l'autre bout du monde. Est-ce qu'il y en avait, des passages magiques ou des trucs du genre, sur votre rue, dans votre quartier?&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-455772365918100580?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/455772365918100580/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/passage-secret.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/455772365918100580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/455772365918100580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/passage-secret.html' title='Passage secret'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-3215901758855217377</id><published>2011-08-06T08:54:00.000-07:00</published><updated>2011-08-11T20:37:47.355-07:00</updated><title type='text'>Choses que j'aimerais faire (en attendant d'écrire une réponse élaborée au e-mail de Will)</title><content type='html'>-Devenir quand même assez bon à faire du &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=eaopu5W8Ryg"&gt;parcours&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Acheter tous les romans et récits de Gabrielle Roy dans la &lt;a href="http://www.editionsboreal.qc.ca/centenaire/"&gt;superbe édition du centenaire&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Être un spécialiste de l'œuvre de &lt;a href="http://www.vonnegut.com/"&gt;Kurt Vonnegut&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Lire &lt;a href="http://www.baiselivres.com/2011/07/01/etait-une-bete-se-debusquer/"&gt;ÉTAIT UNE BÊTE&lt;/a&gt;, de Laurance Ouellet-Tremblay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Avoir des abdos comme &lt;a 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gars-là&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Étudier l'usage de la métaphore filée chez Clarice Lispector à &lt;a href="http://www.usp.br/internacional/home.php?idioma=en"&gt;l'université de São Paulo&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Manger une paella cuisinée dans la &lt;a href="data:image/jpg;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD/2wCEAAkGBhAREBUUEhEUFRUUEhQVFRQXGRQWFBQVFRYVFBUYFBYXGyYeFxokGRQUHy8gIycpLCwsFR4xNTAqNSYrLCkBCQoKDgwNDQ8PFCkYFBgpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKf/AABEIAL0BCwMBIgACEQEDEQH/xAAcAAEAAQUBAQAAAAAAAAAAAAAABwECBAUGAwj/xABJEAACAQICBQkDCAYHCQAAAAAAAQIDEQQhBQYSMUEHIjJRYXGBkaETQrEIFENSksHR8CNicoKi8RdTY6Oy4eMVFjNEc7PC0uL/xAAWAQEBAQAAAAAAAAAAAAAAAAAAAQL/xAAWEQEBAQAAAAAAAAAAAAAAAAAAEQH/2gAMAwEAAhEDEQA/AJxAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAFAAAAAAFG7bzX4rWPB0v+JiqEP2qlNPybuBsQc5LlF0Unb59RzdspXXmlYzMBrfo+u7UsZh5v6qqQ2vs3uBtwAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAGBpzTFPCUJ1qnRhbLi5SkoQiu+UkvEjetU1h0o3LDVYYTD3aU23Fys7PY2U5ytmruyvuO5151cePwFbDxlsznFOnLgqlOSqQu1uW1FJ9jOK1C5Q44dfMdIXoVaT2FOeUd99mo90d+Uui01Z7gPGHIliaueL0tVm+KjBv8AiqTfwNnguQnRkOnPE1evaqbCfhSjH4nYaS1qwdBXqV4brpJ7UmuGUbnHaX5ZaELqjScv1ptJeUb380Bs3yN6Ftb5n/e4i/8A3DUaT5BdEyV4OtQaWTVRSiu9VVLLxRxGmuW3FyulVUF9Wmkn9rNrzONxuuWKxDbc5y7Zyk/S7AkSrhtJaGknhdI0cVSTS9i5rbt/0ZSa8YST7DtdHcruCdGMsQ3Sqe9TX6RX64yjlbvPnt1q0ulVfhl6lvzSFm5Z24ybeXHs/mRU/Yrly0XDc6su5QXxmayv8obAro0aj75RXwTIVqYOMfct3xs/VHjKiupComOr8o/Dro4ST76n+mY8/lIw4YP+8b/8SIfZR4rLstfc9zZiVqStuRRM7+Ufb/k1mr9N/gelL5Rqd38ydlvanLLhnzciCFOzusmrbuwuk8rKTadrrdnb/Nr+YE90/lHYf3sJJd0/9MzqHyhcA+lRqx8Yv42Pn+hSj2Pdn6mVHDxfuoD6Lw3LfouaverFXtdxg1ffwmzcYXlN0XU3YqK/ajNeuzY+Yo6Pg8tjfuLo6Phwuu5tAfWmG0/hamUMRRk+pThfyvcz7nyHCjUXRrTVt17SXqbTR+sukMO/0dZ/uynD0TsFj6oB8/aN5asfSyqvaS+vBSXjKFn6nZ6G5b6FS3taVuuVOSkvsy/EIk4Gm0VrhgsTb2deN37subLylv8AC5uQAAAAAAAAAAAAHP62ay/NobELOrJXXVCO7aa87LsfUBk6d1moYSPPd5WyhHpPv+qu1kP6460LF1Y1J0aSlBNQeynNJ8HN5v4Lgjx0ti5zk3Jttu7bzbfaaDEIisbG6QnLicrXxVevJqKbtduMU8l22OhxE0k2+Bzj0hFVHJRtfjxT61n+Aw144ag+r87zbYfD5GBg8TtPPfvv13d/vNtRkNHr7C2T4CpRTTT4ouUkUlUViKx6WDUUlfcrff59pbOBfPGQXFea+4xaukYLj8fwKi6SMPGR5rLpaTh2+X/0eNTHRatzvT8SowbBo9f0f63oLU/1vQD1wEnextIo1uGrwi8tp5cVfJfvGVDHw6/R/cmTRnJbt356z2iYdPF037y8199jJhJPcyK94ousW043va2SvvX5ZcmFJGvxdKG+1n1rJ+aNhcxsXFWLiMDDayVaUultrt3+ZImqXKpXp2UarcVa8J5pddlvS7iJazvJvtZkaOT9rHZedyo+qNXuUjDYi0an6Kb63eDfZLh4+Z1ydz5fwOKlGxIup+u9ShaMm50uMeMe2D4d274kqxLgPHCYuFWEZwknGSun+eJ7FQAAAAACHtLaT9rWxNWb5sa1aN/qxoydNZd0F4smEgnWek8JpLFYWpzYYqTxGGm8ot1HtShf9tNfzRNXGvWkKdZtbMoPgpWV/J+hgYulYxtK1IqTj0ZWyT+/qe9HPaTxVSCvGTWebT3AZ+Pp3i11pnJzoS2rWd77le51mhqkq9O73xylLh3l+KrxpLmLs2rc5vsA5/D6FqRtKbVPsecn+6vvsZ23GO68u15LyX4nvHDylnZ3Zm4fV+pL3XbrA08q8+GXdkeEqMnvZ2FLU+T3tL89lzPo6n0l0m35ICPIYd8VmFopylZddr7l5ytZd5KNDVzDx9xPvz+Jk0tE0Y5qnHyFIiaGhJPO0rLfb7gtBz+rLvsTCsLBbor0KrDx6kBDr0FUv0ZeRX/YNT6r3X4bu3q7iY3Rj1It9hHqQoheWiZrr8iksDLNW9HlbeTI8DTfuLyR5VNDUZb4IUiHfmUrWsu/MRw1WOayJYq6rYeXuWMKtqVS92TT8xSOApYqot+ffn8TMpaR61+fE6HE6m1Fulc1eI1fqw3wfgB5xrqW63dufrl6mv0ni9lNcepqz8UzI+ZNPiXp3WzOKlHqfDue9eAHMGRo+TVWLX1kbPFav3TlQblbN030l3P3l6mFgUoSUpJ5PKPFvuKjs8JTub3R9FrgcZgdbFtKKpb31nQxx1Wo04twtmred31mWkscn+lJRqOhJ82aco9kkru3fFP7J3xEGhMW/nWDS6dSpTdlwWzt1PBR2vMl8uJoACoAAAc1r3qTS0nh/ZytGpC8qNS19iWV0+uLsrrsT3pHSgD5j0rhq1Cr83x1OUK0E9mt0rx3Ju2dSDt01nlmsnbTYrRkl0s4y6Mk04TXWnufxPqDWHVjC46l7PEUlNK+zLdODfGElnF/HjciLWPknx2E2p4SXzmk83DmxrW/WhLmVcuKs+pEVzGC0W6dCnTgvdU5P6zlnn4WRmYfV1XvN+CMPCa0KMvZ1YOEo81xacZRtlZwlzl5s3uF0rSqdGa7uPlvIr0oYCnBZRRkRRRSLkBfEuLUytwLkVuWlwBFQgBUpJlWW3AqgABVR39hSxVlrYFk7cCxxTLmwBiYjRlOe+KNRitV4voPwZ0e3lbLf4+ZYwOLnoypSd7NW4mq1q0ftU414rNPYml29F+d14ki1YJrM0mmsPT9jKKlFbTjm3aN4yUt/F5bldlRGNGUqc07WfavWx3+jpxpUlWxD2YNc2LynU7Ix7ev8rUSnRhNezp+2qxWUpLmR7VT3vvm4rsMCpTxtWuqmxVqSTum6c5QVs0ktm1t2VgJk5NMNOpXeNrrZlKLhQp/1cJdKXe1l3X4WJao1bo+ccJrPpyKiqeFqvJfQt57nvirbr+O83eH1y1piubgazXbh01/CkyoncEP6E5WtKRqKnjtHypt+84VKSyzbk5blZPOzJS0Jpini8PCvSd4VE2vBuLV+NmmrgZwAAAAAeVeF0eosBGGvWqcKrcpU4y71d+D3rwIp0hq1sP9HOUepS58fB715s+msXglNZo4rT+o8Kl3FWb6iKhCGOxtHdLaS6ntekrNeBlUNfJwyq0/O8H6o3unNT61Ju0W12HKYmnOLzTQHR4bXnDy3qUfJr0zNjR1jwst1aKfa9n4kd1KMHvhHwVn/DY8Xh4K9nJeN/igVLNLFwl0Zxfc0z2TRDnsGt1TzS+KZ6wxeJiubXfC1pzVvDcIVL6KpkUQ1jx0dle1dlvacW5Xd89q+fDJF0Nc9IR9+/fGD+4QqVGysUuOXaRctfsfx2X3x/zK/wBIGO6ofYf4iCULlVnln+epEXrX7HdUPsP8S/8A33x8upd0F95FSa2eUmRnLWzSD95rwpr7jznpvHS+kkv31v49EsRKE5fjbhn1HhWxlOHSnFd8l+eojB1MRLpVvWcviYWK2ot86UrJNtWilfdfeIJMxGs+Gh9Jfuz9Vka3SOusac3DYe2nZp779Vlc4FYGtNKSg2n2t/lG10TphUubUhsNZXUVHzeWe8Qbv/aWOxDtCm4p8ZcxfxXfkjDxeDcZbM6vtZ+9suSgn1OTe1N+Vt3dl1tYKTjsxqOCa5zsnJ9ialku7M8sPpjA0ulKb7or75AZehtBuT3WV724HfaK0ZspZHF0OUjB08oUKsn27EF8WVnyr1pPZoUIRbyXSqzv2JW+DKiVcFh4xW1NqMVvbaSXe2a3TnK9hcNFxwyVea9982jHvlvl4HG4LVHTulGnVhOlTfvYj9HFL9WiltP7KXaSTqryR4HCOM6q+c1lZqdRLYi/7Ol0V3u77QqP8NoDS+npbVec6eHe6pNOFK39jSunU73ze0mrQOhaeDw1PD0r7FKOyr5t722+1tt+JngIAAAAAAAAFkqSZeANditEwms0jmtK6gUKt+YjtijiBC2luSNZ7Da7OByOkOTPFw6Kv6H0pKimeFTARe9AfJ+M1WxUN9KXhmaqtga0d8JrwZ9c19X6Ut8Ua+tqZh5b4LyA+TZOS6yntJbj6hxHJvhZb6a8ka2vySYSX0UfJAfN6ryL1iJH0FLkawn9Wi3+hrCf1fxAgOFaR7xnInePI9hV9Gj3hyUYVfRryAgWKke9PDyfBk+UuTDDL6NGfh9QcPHdTXkBAWH0bVdrQb8Lm0wurWJlupy51r3dk0t10t5PFHVSlHdBeRmU9AwXBAQxgNRsRLpPZ7Iq3q8zocNqFBq047a6pLa+JJ8NExXAyIYCK4ARjT5JsBLpYaHg5x/wyRmUORjRfHC/x1v/AHJIjh0uBeoIDjcFyU6JhuwNF/tKU/8AG2dJozQWGw6tQoUqS/s4Qh57KVzYACiRUAAAAAAAAqAKAqAKAqAKAqAKAqAKAqALbDZRcALHBDYReALNhD2aLwBZsIrsouAFtitioAoCoAoCoAoCoAoCoAoCoAoCoAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAD//Z"&gt;nouvelle poêle faite pour ça&lt;/a&gt; qu'on a acheté à ma belle-mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Retourner dans le temps pour pouvoir écouter pour la première fois DEMAIN C'EST LOIN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/0uQ_X6nQ8xk" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-3215901758855217377?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/3215901758855217377/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/choses-que-jaimerais-faire-en-attendant.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3215901758855217377'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3215901758855217377'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/choses-que-jaimerais-faire-en-attendant.html' title='Choses que j&apos;aimerais faire (en attendant d&apos;écrire une réponse élaborée au e-mail de Will)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/0uQ_X6nQ8xk/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6505796866941267561</id><published>2011-08-03T18:53:00.000-07:00</published><updated>2011-08-03T18:54:46.028-07:00</updated><title type='text'>Acontecimentinho (pour les intimes)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSzz_yUfyAAWEJCez7AyzH4wfZGUvQ6fagEKADwv2BdGhcKClxbSw" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="271" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSzz_yUfyAAWEJCez7AyzH4wfZGUvQ6fagEKADwv2BdGhcKClxbSw" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Man man man je sais pas comment j'ai fait mon compte mais quand j'ai voulu enlever mon verre de contact hier soir ma cornée est venue avec, j'ai tiré, peut-être que j'ai tiré trop fort, peut-être que j'ai squeezé le truc trop fort, proche de la pupille, en plein dans la couleur, pis d'habitude ça se passe super bien, mais là j'ai senti une douleur pas claire, comme pas si pire au début sauf qu'en deux secondes ça s'est mis à chauffer comme le crisse, d'un coup en deux secondes, pis je me suis rendu compte que je voyais pu de c't'œil-là, faque j'ai focusé avec l'autre sur la paume de ma main, pis en même temps je me frottais l'œil, je me suis jamais frotté de même, pis je sautais d'un pied à l'autre, en gueulant comme si j'avalais du son, pis dans ma paume y avait ma cornée, comme toute rouge et blanche avec des filaments qui tiennent toute ça en arrière j'imagine, pis ça ressemblait un peu comme à un jellyfish dans ma main, ou une méduse, c'est-tu la même affaire? pis ben j'ai essayé de me la remettre, live, devant le miroir, avec juste un œil qui marche, qu'est-ce tu voulais que je fasse, mais oublie ça, man, juste oublie ça. &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6505796866941267561?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6505796866941267561/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/acontecimentinho-pour-les-intimes.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6505796866941267561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6505796866941267561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/acontecimentinho-pour-les-intimes.html' title='Acontecimentinho (pour les intimes)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6101346440196665597</id><published>2011-08-02T16:56:00.000-07:00</published><updated>2011-08-02T16:56:19.642-07:00</updated><title type='text'>Naissance d'un pont</title><content type='html'>Avez-vous déjà remarqué qu'à chaque fois qu'on vous parle d'un pont, quel qu'il soit, où qu'il soit, c'est toujours le plus long du monde dans sa catégorie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est fou pareil!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont haubané à plage de portée cylindriques le plus long du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont de maçonnerie métallique à double-ancrages semi-sollicités le plus long du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont précontraint en quadrature du cercle à poutres renversées le plus long du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont d'acier galvanisé à encorbellement nodosphérique le plus long du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont suspendu à voussoir mandaté sans col de caisson le plus long du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont en pré-poutres sur treillis mécanique à triple boucle piqué le plus long du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont d'haubans autoroutiers à voûtes réusinées le plus long du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont tournant à glissoirs d'armature fossilisés le plus long du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont-levis à écran plat sous-intégré le plus long du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pont couvert à obsolescence épistémo-brancardée le plus long du monde.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eille c'est fou pareil!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avoue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6101346440196665597?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6101346440196665597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/naissance-dun-pont.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6101346440196665597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6101346440196665597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/naissance-dun-pont.html' title='Naissance d&apos;un pont'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1819433418080650660</id><published>2011-08-01T18:14:00.000-07:00</published><updated>2011-08-01T19:34:24.793-07:00</updated><title type='text'>Riz pilaf et général tao</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;En regardant Jean Airoldi et sa femme habiller leur maison, dans un marathon de la même émission la même émission la même émission la même émission sur Canal Vie, tout en chialant sur le mauvais goût patent des choix du couple de mariés/collaborateurs/amis/connaissances/on-se-donne-tu-un-petit-bec-juste-pour-calmer-le-gaydar-des-téléspectateurs, je me rends compte qu'il y a en moi un mélange assez bien dosé de mépris snobinard (mon dieu qu'ils sont quétaines, MOI j'aurais fait bien mieux) et de jalousie pathétique (calisse qu'y ont du budget, estie qu'y sont chanceux) que je ne suis pas encore prêt à analyser jusque dans ses recoins obscurs, c'est pourquoi j'y fais simplement allusion ici, comme en passant, sur une plateforme anonyme et en toute impunité.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1819433418080650660?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1819433418080650660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/riz-pilaf-et-general-tao.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1819433418080650660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1819433418080650660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/08/riz-pilaf-et-general-tao.html' title='Riz pilaf et général tao'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8524991713755955248</id><published>2011-07-28T12:31:00.000-07:00</published><updated>2011-07-28T15:38:16.935-07:00</updated><title type='text'>Mon déménagement en 60 étapes faciles.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSTZa59PGuwbTcXobcSpDjHoKY2k_O6e__uUjB0yk1RiSM9SxWb" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSTZa59PGuwbTcXobcSpDjHoKY2k_O6e__uUjB0yk1RiSM9SxWb" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;1. Un des gars de la première équipe est obligé de partir après 15 minutes parce qu'il n'en peut plus: trop allergique aux chats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. On attend 3 quarts d'heures l'arrivée de deux gars pour remplacer l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Je propose au gars restant, Bernard, d'en faire un peu ensemble, histoire d'avancer, parce que là, même si je suis pas chargé pendant qu'on attend, la fille qui emménage chez nous est déjà arrivée et est en train d'accumuler son stock dans la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. Ils arrivent, 3 finalement, Mario, René, et Roger, le superviseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. On reprend. Je vois Roger crier après ses gars: c'est pas de même qu'on sort un frigidaire! Sacraman! Y me font travailler avec des twits, des innocents. Y vont te le scraper, tchèke ben ça. T'es t'assuré, c'pas grave, y vont te le remplacer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. Presque tout est dans le camion quand Roger me demande, tout bonnement: faque là, tu m'as dit, chez ta blonde c'est yien qu'une laveuse pis une sécheuse qu'on s'en va chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. Je le regarde: non, j'ai jamais dit ça. J'ai spécifié qu'y avait 2 adresses, 2 déménagements. Ma blonde a des meubles, une table, des chaises, des boîtes. C'est pas un gros logement, mais c'est un déménagement complet quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. Il me dit, grave: Ben là, ça rentrera jamais dans le truck.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. Mario propose qu'on aille déloader le truck à la nouvelle adresse, qu'on retourne chez ma blonde pour loader son stock à elle, pis qu'on revienne déloader à l'autre adresse à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10. Je dis: Ben non, ça va me coûter 10 fois plus cher, deux loadages pis deux déloadages, oublies ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11. Je les envois là-bas, remplir le camion au maximum, en disant: concentrez-vous sur les meubles, pis si jamais y reste des boîtes, ben on retournera nous autres mêmes les chercher avec des voitures. Qu'est-ce tu veux que je te dise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12. Ils partent rejoindre ma blonde chez elle, loin sur le Plateau, alors que je m'en vais à ma nouvelle adresse à pied, c'est juste à côté, quelques minutes de marche, pour les attendre. Je vais en profiter pour faire un peu de ménage avec mes beaux-parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13. Ma blonde m'appelle entre-temps plusieurs fois pour me demander comment ça se passe: Pis, sont-tu partis, y s'en viennent-tu? Oui oui, y partent là. Y vient de partir le moteur du truck. Y s'en viennent là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14. On fait du ménage, on commence la peinture. C'est sale. La cuisine est rouge et verte, couleurs LA CELLULOSE (&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=iTx03fFLGdU&amp;amp;feature=related"&gt;0:15&lt;/a&gt;). Il y a un effort pour donner une couche de primer qui a été abandonné en plein milieu d'un coup de pinceau. Ça sent le pipi de chat pis la cigarette. Mais il y a un crisse de beau mur de brique qui fait 3 pièces de long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15. Je reçois un coup téléphone de ma blonde: Écoute finalement c'est sûr que ça rentrera pas toute dans le camion, pis en plus ils veulent pas sortir laveuse-sécheuse parce qu'ils disent que c'est trop dans un racoin, pis là ben comme c'est de leur faute, pour le camion, ben on a appelé Suzanne, la fille avec qui on avait fait la réservation, pis à nous envoie une autre équipe avec un autre camion, qui va finir ici pendant qu'eux autres s'en vont à la nouvelle adresse pour commencer à vider le premier camion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16. Dans les longues minutes suivantes, c'est mon tour d'appeler ma blonde sans arrêt: Pis, sont-tu partis, y s'en viennent-tu? Oui oui, y partent là. Y vient de partir le moteur du truck. Y s'en viennent là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17. Je les vois arriver d'une fenêtre qui donne sur la rue. Je descends. Ils parquent le truck. Sortent la rampe qu'ils appuient dans l'escalier en face. Je remonte, pour ouvrir grand les portes, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18. Je redescends: Mario est assis dans les marches, René fume à côté du truck, Roger est parti. Pourquoi? Y en pouvait pu, y est brûlé. Ça fait 15 jours en ligne qu'y travaille. Quand y a vu ton escalier, ben y est parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19. Je parle à Mario: Pis vous deux, qu'est-ce que vous faites? Il me répond: On attend les autres. On peut pas faire ça à deux. Pis de toute façon, je veux pas travailler avec René. Y est pas assez fort. C'est trop dangereux. Je remonte pour appeler la compagnie: on me dit qu'un boss s'en vient, il est sur la route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20. Il est déjà rendu 4h30-5h. Je paye en théorie 195 $ de l'heure. Je dis "en théorie", parce qu'à ce moment-là, dans ma tête, commence déjà à mûrir l'idée que fuck le tarif horaire, la compagnie va me dealer de quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;21. Ça ressemble à un break syndical en face de chez-nous et pendant ce temps-là, j'essaie de m'activer et de faire un peu de ménage, mais je suis trop stressé. Je me dis: tchèke ben ça, l'autre équipe, sont même pas au courant qu'ils sont supposés venir "aider" ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22. J'appelle ma blonde et je lui demande de me passer un de ses gars: Oui allo, je suis le chum de, quoi? Oh, you don't speak French at all. Oh. So, I'm her boyfriend, yes, I just wanted to make sure that you were aware that the 2 guys here aren't working. They're waiting for you guys to start again.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23. Il me dit, avec un accent russe: What guys, what waiting? I don't know what you are talking about. We load the truck here. We unload the truck there, that's all. We not helping nobody.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24. Euh. Je raccroche. Je retourne voir Mario: Ils s'en viennent pas vous aider, ils m'ont dit qu'ils étaient pas au courant pantoute. René fume et fait une face en levant les bras au ciel: je le savais estie, je te l'avais dit que ça marchait pas ton affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25. Mario se fait rassurant: Inquiète-toi pas, y auront pas le choix. Pis à 4 ça va se faire super bien, ça va être super rapide, tu vas voir, tu vas être satisfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;26. Je dis: comment ça 4, vous allez être 5, ils sont 3 là-bas. Ah, non, moi je travaille pu, je fais pas ce déménagement-là. J'ai plein de raisons. J'aizai expliqués à Suzanne t'a l'heure. M'a rester pour superviser, mais c'est toute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;27. Personne n'arrive. C'est long. Ça prend un temps fou. Il est 6h. Rien ne se perd. Rien ne se crée. Rien ne se transforme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28. Finalement on distingue le truck au loin. Quand il s'approche, je vois la face des 3 gars changer: ils ont les yeux rivés sur l'autre truck en face d'eux, plein à craquer. Dans leurs yeux, un immense WTF. Ma blonde est arrivée avant eux, partie de son ancien appart en métro. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;29. Aucun francophone: un Russe (à qui j'ai parlé au téléphone), qui n'arrête pas de me demander : who's gonna sign the time sheet? Who's in charge? What's going on? Un Kasakh qui a l'air d'un Colombien mais qui parle russe avec l'autre Russe, et un anglophone qui se la joue sympa, relax: ok, let's talk, everybody calm down, so, hi, oh! you're the client! Thought you were one of ours! Ok, so let's talk.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30. J'ai déjà commencé ma rengaine d'insatisfaction. Ils me brandissent des feuilles de temps, des factures, et je répète: non, vous comprenez pas, oubliez les feuilles de temps, je vais m'arranger, je m'en fous que vous soyez sur deux contrats différents, c'est moi qui ai fait affaire avec la compagnie qui vous emploie, et tout ce que je veux, c'est que mes affaires soient en haut le plus vite possible so let's start this shit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;31. J'ai probablement pas dit le mot "shit".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;32. Entre temps, le boss arrive: c'est Mike, qui ne parle pas français, et dont l'anglais est pour le moins imaginatif. Il parle aux gars vraiment doucement, comme un père: Ok. Let's do this guys. Don't worry. Everybody's going to get paid. I'm going to talk to him.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;33. Il me prend à part et on se met en mode négociations. Je suis pompé et gonflé à bloc. Je suis prêt à faire valoir mes droits de consommateur lésé et mal servi. Dans ma tête: 3h maximum. Je paye 3h et datsite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;34. Il me dit: ok, on va régler ça, je vais te faire une proposition. Je suis en mode fuck off dude avec tes propositions, c'est toi qui va m'écouter. Je répète: insatisfaction du client, incompétence, erreurs multiples, etc. Chaque fois qu'il commence à dire quelque chose, j'ai un petit rire et je hoche la tête, du genre: tu me prends vraiment pour un cave, hein?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;35. Il me dit: What you talking about client satisfaction? What you saying? I got 5 guys working here. 5 guys! 5 guys and 2 trucks working for you! On the first of july! For you alone, 5 guys and 2 trucks!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;36. But I never asked for 5 guys and 2 trucks! It was your error from the start, the truck was too small! I'm not gonna pay more than 3 hours, I'm completely unsatisfied!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;37. Stop saying that word! What you talking about! He talk to me about satisfaction. Hey guys! Do you hear that? He talk to me about client satisfation! I got 5 of you working for him and he talk about satisfaction! Ok. Stop it. Stop the moving. Close the truck! Guys, stop everything, close the truck, we go to the storage!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;38. Il me tient par les couilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;39. Je dis: ok. Ok. C'est bon, c'est quoi ta proposition? Oui, ok, c'est bon, j'écoute, là. Qu'est-ce que tu proposes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;40. Finalement, on s'entend sur 6h plus 1h de déplacement. Cette fameuse heure des compagnies de déménagement qui est chargée de façon standard et que je ne comprendrai probablement jamais. Je répète: 195 $ de l'heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;41. Ma blonde sort et me demande: Pis comment ça se passe. Je lui décris le deal en précisant de ne surtout pas aller en parler à son père, qui peinture la chambre de bain, parce que je le connais: je sais qu'il va sortir pour engueuler le boss et notre stock va se ramasser au storage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;43. On ferme nos gueule, on assume. Le déménagement recommence. le rythme est lent, malgré qu'ils soient 5. Il fait fucking chaud. On sort des bouteilles d'eau, on fait la tournée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;44. Mike s'installe en indien sur la galerie en arrière pour faire la facture, avec ses papiers, son Iphone, sa gogosse des années 30 pour imprimer des cartes crédits sur du papier-carbone. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;45. Le soleil commence à se coucher, les gars crissent toute dans le salon, parce qu'il faut que ça finisse, pis on va pas commencer à leur dire, hum, la petite table, oui, non pas ici, dans le boudoir, merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;46. Mario (qui est resté finalement, qui aide so-so) me dit que des escaliers comme les miens, croches de même, ça devrait être un extra, mais on est cool, on va pas te charger. Mario me dit que le sommier passera jamais dans le cadre, va falloir le monter par le balcon, que ça devrait être un extra, mais qu'on va pas te charger, parce qu'on est de même, nous autres, on est des gars de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;47. Mike gosse avec sa "machine à carte" pis son Iphone pour le numéro de VISA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;48. Je ne compte même pas les nombre de mini bris et de pucks sur mes meubles et mes boîtes. On est ailleurs là, dans une autre ligue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;49. Il reste presque plus rien. Le russe, en bas, me dit, en me donnant la grande strap pour monter le sommier: go upstairs, on balcony, and throw this to me. Je me dis ok, why not? Je monte avec la strap, je vais sur le balcon, on se regarde, je lui lance le bon bout de strap. Je me dis ok, il va me dire d'attendre, que les gars s'en viennent pour tirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;50. Il me crie: OK, NOW PULL!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;51. Quoi? Moi? Je tire. Je tire mon propre sommier sur mon propre balcon, manque de me tuer 2 ou 3 fois. J'ai un mantra dans la tête 195 de l'heure, 195 de l'heure, 195 de l'heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;52. Je parviens à hisser l'immense sommier queen sur le balcon, à le rentrer à l'intérieur. Mario arrive et me dit: ah, t'aurais dû m'attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;53. Ben oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;54. On s'occupe des factures avec Mike, ma blonde et moi. On va séparer ça en deux, c'est beau? Yes, no problem. How much tip? What, tip? Yes, you should go tell the guys that you will give them a good tip, it's very dificult job, it's first of july, everybody is exhausted. You should give each at least 20 dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;55. 20 piasses chacun? Fois 5? 100 piasses de tip en plus? Tabarnack.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;56. Pendant que ma blonde paie sa partie, je vais voir les gars, qui ont presque finis. Je leur dis: ok, je vous donne 20 piasses chaque, c'est le mieux que je peux faire, c'est vraiment beaucoup d'argent dans mon budget. Je peux pas faire mieux que ça. C'est bon?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;57. Ils réagissent tous bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;58. Sauf Mario, qui me dit, à l'écart, comme philosophe: Tu veux-tu mon avis? Ça vaut plus que ça. Je pense que ça vaut plus. En tous cas. Penses-y comme faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;59. J'ai chaud. Il est tard. Je me câlisse de tout. Je veux juste que ça finisse. Je retourne voir Mike. On fait ma partie de la facture. Finalement j'arrondis ma part à 900 $, alors que ma blonde a payé 850 $, ce qui fait qu'en tout on a laissé 170 $ de tip: 30 piasses chacun plus 20 piasses pour Roger, parce que Mike m'a répété que ça faisait 15 jours en ligne qu'il travaillait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;60. La nuit est tombée, on fume une dernière clope, on boit une dernière bouteille d'eau. Mario me demande en quoi j'étudie. Tout le monde est claqué. Je distribue le cash. Ils se séparent ça. Et ils s'en vont, finalement, après avoir démanché le stopper de ma porte d'entrée en la reposant dans son frame. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;PS: S'il-vous-plaît, ne m'écrivez pas en commentaire: Ben là, pourquoi t'as pas demandé à tes amis de t'aider à la place de faire affaire avec une compagnie? Pis pourquoi t'as pas loué un truck?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PPS: Ah, pis en passant, j'en ai pas parlé encore, mais les petits points blancs et brillants qu'on voit sur ma nouvelle photo d'en-tête, c'était notre comité d'accueil le soir-même. Sur le toit de notre bloc, vu de notre balcon d'en avant: un super chill raton qui, un bras/patte pendant dans le vide, regardait la rue en bas, comme si c'était son hood. On l'a photographié, c'est ça que ça a donné.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8524991713755955248?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8524991713755955248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/mon-demenagement-en-60-etapes-faciles.html#comment-form' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8524991713755955248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8524991713755955248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/mon-demenagement-en-60-etapes-faciles.html' title='Mon déménagement en 60 étapes faciles.'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-445134001640867630</id><published>2011-07-27T19:10:00.000-07:00</published><updated>2011-07-27T19:10:40.054-07:00</updated><title type='text'>(...)</title><content type='html'>Demain, j'écris un billet. Je le jure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain. C'est promis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-445134001640867630?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/445134001640867630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/blog-post.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/445134001640867630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/445134001640867630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/blog-post.html' title='(...)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8478498467930921281</id><published>2011-07-22T13:28:00.000-07:00</published><updated>2011-07-24T19:06:31.256-07:00</updated><title type='text'>Re: E-mail à Clarence L'inspecteur</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRl0uKjUt-uE-dA7rAiiXgZhCbT9C_44m3JnAJHnraABzIrw3NY" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="228" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRl0uKjUt-uE-dA7rAiiXgZhCbT9C_44m3JnAJHnraABzIrw3NY" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(En réponse au e-mail de Will, publié récemment sur &lt;a href="http://twistnserve.blogspot.com/2011/07/e-mail-clarence-linspecteur.html"&gt;Twist 'n Serve&lt;/a&gt;) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salut William,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Désolé de ne pas t'avoir répondu avant: j'étais super occupé, à cause de ma fête, et tout. Je veux pas que tu penses que je t'oublies, ou que je te néglige, c'est juste que j'avais des dossiers à régler. Pis y a la chaleur aussi. 31 ans sous 31 degrés, ça se fête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis vraiment content, d'abord que tu aies commencé le Richard Ford, et ensuite que tu te dises agréablement surpris par son écriture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu sais, j'en ai parlé souvent, pour moi il représente un peu ce que la littérature peut faire de mieux, malgré (ou à cause de, justement) son aspect "low profile" et toujours à la limite du banal. Dans le cadre d'un séminaire sur l'imaginaire politique, avec J-F Hamel, j'avais présenté un travail sur l'univers de INDEPENDENCE DAY et sa réception critique en France, que j'avais intitulé "La profondeur du premier degré". J'essayais d'expliquer pourquoi une certaine frange de la critique française (et européenne en général, soyons honnête), ne sera jamais capable de saisir correctement l'Amérique telle que représentée chez quelqu'un comme Richard Ford. Pour ces critiques, l'Amérique ne peut pas être autre chose qu'une expérience toujours "sur le point d'échouer", de s'écrouler, un château de carte déliquescent qui menace de s'effondrer à tout moment. Ils lisent dans INDEPENDENCE DAY une critique acerbe des valeurs, des idées, des motels, des voitures américaines, etc. Ils voient, dans l'attitude et la philosophie du narrateur Frank, de l'ironie, du sarcasme. Ils voient du second degré partout.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que pour moi, c'est ça la beauté de l'écriture de Ford: la reconnaissance profonde et sincère qu'il n'y a pas toujours lieu de creuser et gratter pour trouver les bibittes, qu'il n'est pas toujours nécessaire de relier l'expérience qu'on a des choses et des évènements à des termes comme "surface", "apparence", "superficialité" qui s'opposent obligatoirement à la sacro-sainte "profondeur" de la littérature. D'ailleurs, comme Frank l'explique bien, s'il a lui-même arrêté d'écrire, c'est qu'il n'était plus capable de soutenir cette espèce de force négative qu'entraîne tout effort de création: dire non à la vie en analysant sans cesse à quel point elle est insupportable, sous toutes ses coutures. Il écrit:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;What I did […] was become more and more grave – over my literary voice, my sentences and their construction, […] and my themes, which became darker and darker. My characters generally embodied the attitude that life is always going to be a damn nasty and probably baffling business, but somebody has to go on slogging through it. This, of course, can eventually lead to terrible cynicism, since I knew life wasn’t like that at all – but was a lot more interesting – only I couldn’t write about it that way. Though before that could happen, I lost heart in stringing such things together, became distracted, and quit.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'adore cette idée de la peur du cynisme et du "becoming distracted", distrait par la vraie vie "bien plus intéressante", jusqu'à arrêter d'écrire. Et ce que j'aime encore plus, évidemment, c'est l'attitude non pas de Frank, qui abandonne l'écriture, mais bien celle de Ford, qui lui continue à écrire, me permettant d'accéder aux réflexions, à la belle psychologie de Frank, de ce qu'il me raconte. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(D'ailleurs, pour un roman si "réaliste", si "traditionnel", il y aurait un travail intéressant à faire sur la voix de Frank - d'où provient-elle, à qui s'adresse-t-elle? alors qu'aucune "mise en scène" de l'acte d'écrire n'est présentée: le temps du récit est on ne peut plus clair, le temps de l'écrit, lui, est on ne peut plus flou. À qui parle Frank? Quand parle-il?)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que Ford tente de créer, d’après-moi, à travers la narration de Frank Bascombe, s’apparente d’abord à une critique de la facilité. Je veux dire par là qu’il est facile de démolir par l’exagération, par la déformation, par l’absurde, un système imparfait et poreux. Il est facile de trouver et d’exploiter les failles d’une vie qui nous semble, à nous universitaires, intellectuels ou artistes, complètement dégénérée et superficielle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ford n’est pas pour autant un écrivain léger, et il est loin d'être un écrivain manichéen. Au contraire, sa pensée limpide, sa plume claire, me rappellent constamment à quel point la littérature américaine est encore capable de se réinventer et de se plonger sérieusement dans une étude sociale et comportementale complexe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moi, je dis aux gens, quand je le recommande: man, quand t'auras fait une overdose de Chuck Palaniuk, lis Richard Ford, ça risque de frapper fort. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, tout ça pour te dire que je suis content que tu aimes le livre pour l'instant et que j'espère que tu vas le savourer jusqu'à la fin, pour qu'on puisse en parler encore.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Appelle-moi quand vous aurez replié la tente!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Clarence&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8478498467930921281?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8478498467930921281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/re-e-mail-clarence-linspecteur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8478498467930921281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8478498467930921281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/re-e-mail-clarence-linspecteur.html' title='Re: E-mail à Clarence L&apos;inspecteur'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1539433802270886226</id><published>2011-07-18T19:41:00.000-07:00</published><updated>2011-07-19T19:14:50.180-07:00</updated><title type='text'>Un détective sauvage tout de brun vêtu</title><content type='html'>Pour ceux qui se demandent à quoi je ressemble, un ami vient de me le révéler. Il m'a dit, contrit, qu'il comprenait que j'aie été offusqué la fois où ils m'avaient tous dit à l'unisson que je ressemblais à Bernard Adamus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTOO6UwOkaPmADpK_WhGSF07-fvHDY4ejRGqT4-9R139Y93wPl1" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTOO6UwOkaPmADpK_WhGSF07-fvHDY4ejRGqT4-9R139Y93wPl1" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il a ajouté que je ne saurais l'être quand il m'apprendrait qu'en fait, je ressemble à Roberto Bolaño.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT4rqCJ5PIs19QJShiTPFh4dKYyawBWUMBwX3Q0RApYtIqdlZhK" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT4rqCJ5PIs19QJShiTPFh4dKYyawBWUMBwX3Q0RApYtIqdlZhK" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et, comme de fait, il me l'a apprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT: Ce qui a fait bondir un auteur d'épopée (que j'ai récemment traduit du cantonnais): "Ah! Mais oui, il me semblait que vous aviez tous les deux un petit quelque chose de Charles Aznavour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://youthoffice.org/wp-content/uploads/2011/03/Charles-Aznavour.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="160" src="http://youthoffice.org/wp-content/uploads/2011/03/Charles-Aznavour.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RE-EDIT: Nous nous sommes entre-regardés, eux et moi, nous tous, et nous sommes dit qu'en les enchaînant les uns aux autres, ainsi, on arriverait peut-être à ce vrai moi, qui n'est jamais bien loin, ni le matin, ni le soir, d'un jeune et désinvolte Woody Allen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://pukhtana09.files.wordpress.com/2009/12/allen_woody-774081.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://pukhtana09.files.wordpress.com/2009/12/allen_woody-774081.jpg" width="171" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1539433802270886226?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1539433802270886226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/un-detective-sauvage-tout-de-brun-vetu.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1539433802270886226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1539433802270886226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/un-detective-sauvage-tout-de-brun-vetu.html' title='Un détective sauvage tout de brun vêtu'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6129929662965744774</id><published>2011-07-12T18:50:00.000-07:00</published><updated>2011-07-12T18:50:02.000-07:00</updated><title type='text'>La fois où j'ai arrêté de pisser debout</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQjzWBdQ8rvTl9elUYeFl1z-XI5WjZoH84NtCB8cKydyxp0RS4Pqg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQjzWBdQ8rvTl9elUYeFl1z-XI5WjZoH84NtCB8cKydyxp0RS4Pqg" width="133" /&gt;&lt;/a&gt;La fois où j'ai arrêté de pisser debout parce que j'étais tanné de recevoir des petites gouttes comme en ricochet sur les tibias je suis allé te rejoindre tout excité dans le salon où tu lisais le LOULOU que "ton amie t'avais prêté" pis je t'ai dit que plus jamais, plus jamais tu ne recevrais toi non plus de gouttes sur les mollets, sur les talons, sur la rotule, pendant que tu te brosses les dents, que plus jamais je n'aurais à me pencher pour essuyer une éclaboussure sur la céramique blanche, super évidente et super brillante à cause de l'ampoule 100 watts, que plus jamais tu n'aurais à décider de mettre autre chose qu'une jolie jupe avant de venir me rejoindre dans la toilette où je pisse pour te gosser dans la face autour d'un point noir récalcitrant devant le miroir, je t'ai dit que plus jamais je n'aurais à me placer le prépuce correctement pour éviter un double jet incontrôlable, que plus jamais je n'aurais à essuyer le bol avec un kleenex avant de flusher, et tu étais quand même contente, jusqu'à un certain point, je veux dire, j'ai lu dans tes yeux que tu étais quand même contente.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6129929662965744774?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6129929662965744774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/la-fois-ou-jai-arrete-de-pisser-debout.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6129929662965744774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6129929662965744774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/la-fois-ou-jai-arrete-de-pisser-debout.html' title='La fois où j&apos;ai arrêté de pisser debout'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4088517240056275091</id><published>2011-07-07T16:17:00.000-07:00</published><updated>2011-07-07T16:19:36.683-07:00</updated><title type='text'>Du vécu</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://vlp.mpiwg-berlin.mpg.de/vlpimages/images/img6141.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="264" src="http://vlp.mpiwg-berlin.mpg.de/vlpimages/images/img6141.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le livre que je lis en ce moment a été emprunté pour la première fois à la bibliothèque de l'Université McGill le 25 octobre 1926.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas. Ça me fait de quoi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4088517240056275091?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4088517240056275091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/du-vecu.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4088517240056275091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4088517240056275091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/07/du-vecu.html' title='Du vécu'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2051447132408881786</id><published>2011-06-28T12:13:00.000-07:00</published><updated>2011-06-28T16:52:56.363-07:00</updated><title type='text'>Phoniness</title><content type='html'>Le problème avec THE CATCHER IN THE RYE, c'est qu'il est tellement utilisé pour l'enseignement dans les écoles que son &lt;i&gt;sens&lt;/i&gt;, sa &lt;i&gt;signification&lt;/i&gt;, sont complètement stigmatisés. C'est comme L'ÉTRANGER, je me souviens de l'avoir relu il y a quelques années et d'avoir été marqué par tous ces petits moments, ces petites phrases, ces petites lueurs qui venaient &lt;i&gt;contredire&lt;/i&gt; la lecture qu'on m'en faisait au secondaire et au cégep, qu'on m'imposait, officialisée, scolaire, la littérature de l'absurde, l'absence de sentiment de Meursault, le soleil, le soleil, tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je relis le roman de Salinger, je me rends compte d'abord à quel point j'aime sincèrement Holden Caulfield, comme s'il existait, comme si j'étais un lecteur de romans sentimentaux qui a de la difficulté à faire la différence entre la réalité et la fiction, et ensuite à quel point on devrait le laisser tranquille et laisser les jeunes tranquilles avec son récit, arrêter de leur rentrer dans la gorge la &lt;i&gt;signification&lt;/i&gt; de ses obsessions, le &lt;i&gt;symbolisme&lt;/i&gt; des canards, des enfants, des adultes, tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après-vous, que signifient les canards, pour Holden? Pourquoi revient-il toujours à ce questionnement qui semble le hanter? Répondez en moins de 25 lignes. Pffffffff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ça le problème de la littérature, c'est qu'on ne peut pas parler de canards et se demander où ils s'en vont pendant l'hiver sans que tout le monde s'improvise Freud, ou Barthes, et tente de &lt;i&gt;comprendre&lt;/i&gt; ce que les canards &lt;i&gt;représentent&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que si on continue à enseigner THE CATCHER IN THE RYE, et on va le faire évidemment, il faudrait que ce soit du point de vue du lecteur et de sa relation avec Holden. D'une façon un peu impressionniste. Non pas chercher à &lt;i&gt;diagnostiquer&lt;/i&gt; Holden: il est dépressif, il est suicidaire, il est en crise d'adolescence, il est normal, il n'est pas normal... Non pas chercher à l'expliquer dans sa totalité et le réduire à un type, mais trouver en quoi on se retrouve dans lui, dans quelle partie de son discours on se reconnaît, dans sa façon de s'exprimer et de juger le monde qui l'entoure. On n'est pas &lt;i&gt;toujours&lt;/i&gt; d'accord avec lui, il n'est pas &lt;i&gt;conséquent&lt;/i&gt; comme une machine à émettre des opinions. Le problème des études littéraires, c'est qu'on lui a enlevé le droit d'être perdu. &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*** &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme moi, par exemple, ce qui me fait triper, chez Holden, c'est sa vision de la "phoniness", qu'il déteste et qu'il détecte partout chez les gens, en particulier chez les artistes. Les artistes sont très souvent phony parce qu'il sont superficiels et essaient de nous faire croire quelque chose en nous faisant oublier le reste. Les mauvais écrivains sont phony parce qu'ils essaient de cacher leur absence de talent sous des tonnes de phrases inutiles et compliquées. Les bons acteurs sont phony parce qu'ils sont tellement conscients d'être bons qu'ils attirent l'attention sur eux et non sur l'illusion qu'ils croient créer. C'est ça qui me fait triper. Je le lis et je suis crampé, j'ai souvent pensé ça en regardant des vrais "bons" acteurs, du type Paul Giamati, ou John Malkovitch, ou Sean Penn, ou plus près de nous, Rémi Girard, ou Anne-Marie Cadieux, ou Guy Nadon. Holden explique que si on est trop bon à quelque chose, on a de très grosses chances de devenir snobs, pas sympathiques, imbus de nous-même, shows off, et surtout, faussement humble, bref: phony. Personne ne s'en sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il décrit le pianiste Ernie et c'est un passage d'anthologie, comme à peu près 98% du roman:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Even though it was so late,                old Ernie's was jampacked. Mostly with prep school jerks and college                jerks. Almost every damn school in the world gets out earlier for                Christmas vacation than the schools I go to. You could hardly check                your coat, it was so crowded. It was pretty quiet, though, because                Ernie was playing the piano. It was supposed to be something &lt;/i&gt;holy&lt;i&gt;,                for God's sake, when he sat down at the piano. Nobody's &lt;/i&gt;that &lt;i&gt;good.                About three couples, besides me, were waiting for tables, and they                were all shoving and standing on tiptoes to get a look at old Ernie                while he played. He had a big damn mirror in front of the piano,                with this big spotlight on him, so that everybody could watch his                face while he played. You couldn't see his&lt;/i&gt; fingers&lt;i&gt; while he played--just                his big old face. Big deal. I'm not too sure what the name of the                song was that he was playing when I came in, but whatever it was,                he was really stinking it up. He was putting all these dumb, show-offy                ripples in the high notes, and a lot of other very tricky stuff                that gives me a pain in the ass. You should've heard the crowd,                though, when he was finished. You would've puked. They went mad.                They were exactly the same morons that laugh like hyenas in the                movies at stuff that isn't funny. I swear to God, if I were a piano                player or an actor or something and all those dopes thought I was                terrific, I'd hate it. I wouldn't even want them to &lt;/i&gt;clap&lt;i&gt; for me.                People always clap for the wrong things. If I were a piano player,                I'd play it in the goddam closet. Anyway, when he was finished,                and everybody was clapping their heads off, old Ernie turned around                on his stool and gave this very phony, &lt;/i&gt;humble&lt;i&gt; bow. Like as if he                was a helluva humble guy, besides being a terrific piano player.                It was very phony--I mean him being such a big snob and all. In                a funny way, though, I felt sort of sorry for him when he was finished.                I don't even think he &lt;/i&gt;knows&lt;i&gt; any more when he's playing right or                not. It isn't all his fault. I partly blame all those dopes that                clap their heads off--they'd foul up &lt;/i&gt;any&lt;i&gt;body, if you gave them a                chance. Anyway.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2051447132408881786?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2051447132408881786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/phoniness.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2051447132408881786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2051447132408881786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/phoniness.html' title='Phoniness'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1659008193281540623</id><published>2011-06-25T13:13:00.000-07:00</published><updated>2011-06-25T13:13:36.020-07:00</updated><title type='text'>Preguiça</title><content type='html'>Ça fait maintenant plus d'une semaine que je n'ai rien écrit ici, ce qui me fait me questionner sur la pertinence de cet espace, dans ma vie, dans la tienne, dans la vie des autres. Je ne sais plus vraiment quoi faire avec Saint-Henri, à part le maintenir en vie. Remarque, j'ai jamais vraiment su où je m'en allais avec ça. Je sais pas non plus d'où vient mon relâchement. L'année dernière j'écrivais tous les jours. Peut-être que je suis influencé par le fait que mon blogroll (par définition les gens que je lis le plus et qui me lisent en retour) semble être sur le respirateur artificiel. L'année dernière il me semble que je jouais dans une cour d'école pleine de petits culs vraiment enthousiastes. Et là, tout le monde a gradué ou je sais pas, tout le monde s'est rendu compte qu'il y avait un McDo de l'autre côté de la rue faque tout le monde passe la récré au complet au McDo à se manger des gangbang pis y a pu personne pour &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2010/04/boule-de-neige.html"&gt;jouer à tag&lt;/a&gt; ou aux quatre coins. En même temps, c'est même pas vrai: y a encore plein de monde, faut juste les trouver. C'est moi qui est rendu trop paresseux. &lt;a href="http://salondouble.contemporain.info/antichambre/une-litt-rature-qui-ne-se-poss-de-pas"&gt;Là-bas&lt;/a&gt;, ils préparent une grosse conférence sur l'univers des blogues. L'année dernière, j'aurais participé avec passion, j'aurais même participé sous mon pseudonyme, avec un chapeau pis tout, pour ajouter à l'illusion pis à la magie. Mais non, la magie c'était l'année passée. L'année passé, on écrivait des &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2010/07/la-mort-dun-soubresaut-ix.html"&gt;récits communs en épisodes multiples&lt;/a&gt;, qui tournaient autour de la mort de l'un d'entre nous. L'année passée on écrivait des &lt;a href="http://toujourstropbon.blogspot.com/"&gt;hommages virtuels en gang à la grande littérature française&lt;/a&gt;. Maintenant, on se rabat sur Twitter, qui nous apprend plein d'affaires, et surtout à ne plus écrire aucun mot au complet.&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1659008193281540623?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1659008193281540623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/preguica.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1659008193281540623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1659008193281540623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/preguica.html' title='Preguiça'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1085850865386755672</id><published>2011-06-17T08:10:00.000-07:00</published><updated>2011-06-17T08:16:23.801-07:00</updated><title type='text'>Transparent Things?</title><content type='html'>J'ai lu INVISIBLE MAN de Ralph Ellison pour la première fois il y a environ dix ans. Évidemment ça m'avait époustouflé, même si ce n'est pas le bon mot. C'était, je crois, ma première rencontre avec &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2010/05/revolution-will-not-be-televised.html"&gt;la complexité extrême, incommensurable, infinie, de la question raciale&lt;/a&gt;. Depuis, j'ai lu beaucoup d'écrivains afro-américains, ou haïtiens, comme Dany Lafèrierre, James Baldwin, Zora Neale Hurston et Chester Himes, j'ai plongé dans l'univers de Spike Lee et de Gil Scott-Heron. Et ce, toujours avec un sentiment contradictoire d'être à la fois le véritable destinataire secret de ces œuvres et un vulgaire imposteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;INVISIBLE MAN est un roman social, ce que Sartre appelait de la littérature engagée, au sens le plus profond, à la fois politique et philosophique. C'est aussi, paradoxalement, le roman d'un individu qui est sorti de la polis, de la cité, pour se terrer et "hiberner", comme il le dit lui-même, complètement désengagé. Il ne parle plus pour les autres, son discours n'est plus celui du groupe, du consensus, qui tente toujours de synthétiser et de clarifier afin de faire avancer les choses. Son discours, et il en a un, puisqu'il ne peut s'empêcher de témoigner, est celui du conflit irrémédiable, du tourbillon des contradictions, de l'irrésolution. Je pourrais dire que c'est ce qui fait d'INVISIBLE MAN un bon roman, justement, et non un simple traité politique, mais ce serait prendre le problème dans le mauvais sens. En fait, INVISIBLE MAN n'est pas "un bon roman", INVISIBLE MAN est la définition même de ce que le roman peut faire, au-delà de toute autre forme de discours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quiconque l'a lu se souviendra de l'illustration parfaite de cette idée telle qu'elle se présente dans le premier chapitre du livre. Le narrateur, après un prologue où il expose les caractéristiques de son existence et explique sommairement les choix de vie qu'il a fait depuis sa prise de conscience de son "invisibilité", replonge dans ses années de jeunesse. La scène, insoutenable, est la suivante:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune homme, dont le grand-père était encore un esclave à la proclamation de l'émancipation, vient d'une famille qui lui a enseigné la dignité dans l'obéissance et l'humilité. Il raconte qu'à sa graduation, il a écrit un discours de fin d'année, fortement inspiré de la pensée de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Booker_T._Washington"&gt;Booker T. Washington&lt;/a&gt;, qui a eu un certain écho dans la communauté et qu'en conséquence, la société blanche l'a invité à le lire à une réunion du country club de la ville. Tous le gratin économique et politique sera là. En se présentant sur place, il se fait proposer de participer à un match de boxe (un "Battle Royal") organisé comme divertissement la soirée même. On lui dit "While you're here, why not?". Il accepte, ne voyant pas comment refuser. On le fait monter à l'étage dans l'ascenseur de service, avec le reste du groupe des boxeurs: ils seront neuf à se battre. En arrivant dans la salle de bal, la fumée de cigare et l'odeur de whisky sont déjà difficiles à endurer. Ils sont poussés par la foule vers le centre de la salle, où un ring temporaire les attend. Sur le ring, une femme blonde et nue danse au son d'une clarinette et des cris de la foule. Les boxeurs grimpent ensuite sur le ring, où on leur bande les yeux. La clochette retentie et le narrateur se rend compte qu'il n'y a ni règles ni round: c'est une bataille à l'aveugle, où tous les coups sont permis, jusqu'à ce qu'il ne reste que deux boxeurs debouts, qui vont s'affronter en un combat ultime. Lui et le plus grand du groupe finissent par rester. On leur enlève les bandeaux des yeux et on les pousse l'un sur l'autre. Le combat est violent, le narrateur se défend comme il peut contre son assaillant. Quand les deux sont pris en une étreinte, il propose de l'argent à son adversaire pour que celui-ci feigne la défaite: cinq dollars, sept. L'autre ne veut rien savoir et l'envoie au tapis. Sur le sol, il saigne abondamment, du nez et de la bouche, il entend le décompte du KO. On le place sur une chaise, pour qu'il puisse récupérer un peu. Le MC crie à tous les combattants "Ok, boys, now come and get your money!" On place un tapis sur le sol, au milieu duquel sont renversés des pièces de monnaie, des billets, des pièces d'or. Ils doivent attendre le signal et se disputer l'argent, à quatre pattes. Le signal est donné, ils s'avancent tous, se bousculent, mais reculent vite en s'apercevant que le tapis est électrifié: ils reçoivent des chocs chaque fois qu'ils s'approchent du magot. Un des boxeurs est carrément lancé par la foule sur le tapis, où il fait une danse du bacon avant de réussir à rouler plus loin. Le narrateur aussi, après avoir tenté de s'accrocher à la chaise d'un homme, reçoit un coup de pied qui l'envoie rouler sur le tapis, où il se tord en contorsions. La foule en a assez vue, le jeu se termine. Le MC leur crie encore une fois "Ok, boys, that's enough, now come and get your money!" Ils reçoivent cinq dollars chacun, le vainqueur du combat en reçoit dix. Quelques minutes plus tard, le MC se souvient que le narrateur avait été invité pour livrer un discours, il le présente donc à la foule, qui l'applaudit en riant. Le jeune narrateur, avalant du sang et reniflant, prononce son discours le plus fort possible. On lui demande de parler plus fort encore, de parler plus lentement, de répéter les mots compliqués comme "social responsibility". On lui demande de répéter ce qu'il vient de dire, "social &lt;i&gt;equality&lt;/i&gt;", de le répéter jusqu'à ce qu'il comprennent qu'il doit dire autre chose. Le chapitre se termine sur cet échange entre un homme et lui, qui le rassure, qui l'encourage: "Well, that was a mighty fine speech, my boy, just remember that you always have to know your place."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est "social", dans cette scène, c'est la description minutieuse et élaborée des humiliations subies par le narrateur et les autres membres de sa communauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui y est "romanesque", c'est l'exploration infiniment complexe de la rencontre, dans la pensée du narrateur, dans son humanité, de ces humiliations et de son désir insubmersible de livrer son discours d'humilité et d'obéissance devant cette foule de gens importants qui sont les seuls, d'après-lui, à pouvoir "le comprendre".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir lu ce chapitre, je me suis rappelé un vidéo que j'ai vu dernièrement. C'est un extrait d'une entrevue avec l'humoriste américain Chris Rock, durant laquelle on lui pose la question, en quoi la société américaine a-elle évolué, d'après-lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Rock de répondre: "White people have gotten less crazy."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/z_L7qoP17-w" width="640"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1085850865386755672?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1085850865386755672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/transparent-things.html#comment-form' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1085850865386755672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1085850865386755672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/transparent-things.html' title='Transparent Things?'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/z_L7qoP17-w/default.jpg' height='72' 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href="data:image/jpg;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD/2wCEAAkGBggGBQkIBwgKCQkKDRYODRgYGR8fIBAWHxwdIB8mHiYkJCYtICQkMSQeKi8kJygpOC4xLCc4NzAqNzAwLCoBCQoKBQUFDQUFDSkYEhgpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKSkpKf/AABEIAFAATwMBIgACEQEDEQH/xAAbAAADAAMBAQAAAAAAAAAAAAAEBQYBAgMAB//EAEcQAAEDAgQDBAMKCQ0AAAAAAAECAwQFEQAGEiETMUEUIlFhMoGRBxUWQlJxgqHR0iNicnSSlKKxshckJ0NERVNkc6PCw9P/xAAUAQEAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA/8QAFBEBAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAP/aAAwDAQACEQMRAD8A+248TbnjG+F9ZqyKTB4pbLzziw1HQDu86fRSP3k9ACeQwGatW4lHDYkOEvPXDLaQVLeI6ISNz5nkOtsKnXc0VVJTFZh0RlVxqcPFdH0E2Qk/OtdvDB9DoxghcqasSapJAMly3sSj5Lafip9Zuok4NROj++CoKVgyG2g8pPggkgH1kH2YBAcp1jmc51jz7jH/AJbYT1PI2bn1Kcg5+nNqIsAtpFv2bW+fTi0k1aBEQhcmdGYQ5coKlpAVbna53tjm5XaUy0h12pwkNrBKSXEgKA52N98B8welZ9yc+FV+ucWEogB/gpdZR5OgBC2/yxqHl1xWs5rrdMjqcrtEEmIgBfaIag4gotfUUEhYAFjtq25bYqj2epQe6WpMaQ35KS4gj2EHERHce9zKe3DkFx3K0hzTGcO5py1HZC/FonkrodjgLeBPjVKC1LhPtyI7ydSFJNwoeWCCB4nEZOj/AAHqfvrBOihzHgKg18WMpRADyPAXsFgbfG6HFiFagDbY4D18T1MCa9mF+qrsqJBK4kHwKvReWPWOGD4JV8o4OzPUHKXlqZJjbSAjQx/qqISj6yMcnw3lPJqkRG0q7BF4bIPx1pFk3/KNr9TfAMZsxmnQX5cpwNMMNqcdUfipAJJxCZLzjTKs3Waq0+tc2SlcpwaFaY7LYs2jXbTcDvEA+kpXhfB9RzI9Izc3QnZLEFtPCbcDkda0zVLTdSErNkJFu7vck3223ZZwrLOW8t8QxEPsqcQypvTcFon8IbD5KAs+G2AmKxlNdcmZagKi02SxDp5cfD/ENtamwooCCLq2PM23wuzPT8u0POdLp6aPSlxGIN1JdC1cJCnlElCEhRWr0uYtvzxT1LOXZ2m50Cmsy3XeJwyV2K4qFpTcHSd3FKSEI6kjfwNzBmxNEkTmtCeKxCLrSjc63Sl5SEmw5WaUo7i23jgH1OEdNPjiElCIoaTwQkWARYaQBYWFseqUGPVKdIhzGw4xIbU24D1SRY4kE52rEnMtSp1OogeaYiuORFrUUiW604hDgSd9rqsD4jnvhvlqtvZlUqpoQ9Fp/DDTaFpAUpwHvlX5JGgW2JCjvtgBska52TTS6sBJcgOPU2Tq34gbJSL+OpBT898EZPW7FiSqLIcU45SH+zoUdy4yUhbRP0TpJ8UnGlET2TO2Y4wuEvdmmgeakKbV7eGDgiIQjPdTT1cp8Zf6LkhP2YDTNSuIikxzul+qRwfMJKl/8MGVynvVWHHYbWlATLZecPilC0rIG3XSBv0JwJmexm5fB61RH1NunHH+UPLBd4LVZiyHRYWbu4ST4aAq/qvgCZuX359balyKpJ7G0pt0RwlOkuIJKVE21c7GwtewwqrEmZUcyxqaKGbcN/hrceCQUWShZCUBd7hXd1W68sUdMrdOrKXTTJ0eXwV6HNCgrQrwNuRwO/HEavrq0p9lqMzD4SdRtoJXqUSTYAbJGAl4aYRrFFCaQl+nU9w0yBILh1cRKeZQAApF2yAoknULgWN8UdRydRKvU01CoU5uRKQEaVEq20G6dr22uem42NxtjhTMs0+lTUvNy5DrTDji4za1goiqXfVoFgb7kDUTpBIFgTh+lYUAUkKB5W64BS5l1lt196E4uI8uOuO2U8mdaytSkj5SlEEk+CdtsMYUJmBBZixkBtlhtLaB4JAsMDM16nSafJmsy21xYinEPLHJBR6fz28r43Zq0SQ9EbZd4pmMmQyUi4LY096/QHUm3jfALYaL+6HVVi3dp0VP+4+cZVZPuhIA/rKUrV9F5Nv4jjWjXezdmJ7/AA1Ro/6LOv8A7MbuJ/pAaPyqW4PY8j7cB7MNl1zLrZH9vWr1JjvH7MLWnGo0XNU6LG1BDhjIQhPpFtpItYDfvKN/mwwqLaZOe6N4x4sp75geE2PbqPsOGjhiUmE++oNxmEa33TyA5qUo+fMnAfLRSl5PyRIpj6ZMKovymYa5SlFLa0IuUlKkd5KNCSNNh3jbffDj3QH51co7jFNWGokCEKlM1BYKyLqaQL2N+4pRCh0TfngqHn91/IjlZIjIk++HZUBR2RrfCUatJ+KhQJ33sT44fqzGlTmhEVSwuqe9ydx37JupX0bLFvxTgEisk5fm+6BLU9SIjqexB54KSCFuuur71j1shW/nikqyXqfl55FIj3fQ3woqEjZCjZKfmSnYnyBxPVrP7NKGZLRkLkUlLKG7c31uNqUAdtgk6r2vsD1xjMWa5VJm5Yp5faROmSGjNTsNTZshdhva61C1uiVdAcAuy7kpyFl6oUNpx6TCdqyUP8U6dcdKW9ekAD07Ebc7nfDrItHqNNjue+6NDkRsQI24Ophoq0q2+Xcc/DDVc+Q7m5qA0QGGoapEgWBupSwlsA9PRdJ9WG1ri3jgEWXSFVTMTietSCf0Y8cfbjqsa89xiLfg6a7+06393HLKKQuDPk9ZNTlLPqeU2PqQMb0/+d5vqkix0xmmYafJVi6v6ltYDSnq7TnmrukX7NFjRx5X4jivbqR7BgmvUt2ssR4Z0djW+FSwfjtpBUE26hSggK/F1YSOVf4PZ3q/aafU3mJrUd1tbTK3BqSlSFA6QbWsnBoz3TrWMOtg/mcj7mAXSslyJbb8JSGG4CnpchoJsNK1tpQ1tbpqcPl3cH0ihTIrlETN0OiDHddkKB9OU5bUQPA6nTe3Xpjb4e061xCrZPh2OR9zHvh5T77QK4q/+Tf+7gJ6dkSTIo789xsqqSqfKCmwb8SQtxTjZvyuNS03/Gw4rFCmzqzJlCOkpXIgoaNxcNtOKcWry3WRbrbBHw4j3t7zZg/VHPsxqc8x0/3LmL9Uc+zAYdoFcTmGdUIVYiR0yeGhKVRyuyEJsATxEnmVHbxw/p7clqG0ic+iTIHpqSjQFG/RN1W6dTywjTnILF26BmFZ/NyP4iMaOZrqRbUpjKFaWU7jUWU3tv1cP7sBwy/WGabkgzXkqVrlyuGhO6nVqkvaUpHVSuQHrOwJw3y3T5UGmKVUS2qdLeXJkaeSVKPojfcIASkHrbE57m+Wp8SmNTMxtvCoNvPqYbXptGStalEpCSRqVqVdR3A2Fh6VzyHM4D//2Q=="&gt;Kilgore Trout&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ2gwfzKl_l5fAFiixbIq-P2n4SIeu9hyFW1iyOAceFUEpTtH0g"&gt;fishing in America&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;with &lt;a href="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR4M9tXWSw1Y1-JVg0Iw1Oy6UetamLhEoLNSkzNEWbIAxGRKqy9"&gt;Timothy McSweeney&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQAY2L9hV1p9QxCHecV3uwpVgWteQrZgr9fvnqANRcOGg05FIim6A" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQAY2L9hV1p9QxCHecV3uwpVgWteQrZgr9fvnqANRcOGg05FIim6A" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4165759849125984682?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4165759849125984682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/shhhh.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4165759849125984682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4165759849125984682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/shhhh.html' title='Shhhh!'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1352413750633331945</id><published>2011-06-13T13:20:00.000-07:00</published><updated>2011-06-13T13:20:27.690-07:00</updated><title type='text'>Party Mix</title><content type='html'>L'autre jour, j'ai invité un couple d'amis à venir dormir à la maison. Ils repartaient vivre en France et étaient mal pris pour leur dernière nuit à Montréal. Comme je n'ai qu'un lit, je leur ai offert la place et, de mon côté, je suis allé chez ma blonde. J'avais demandé à A., la fille du couple, de nourrir Gertrude seulement le lendemain matin, en remplissant son bol de nourriture à peu près à la moitié et en changeant son eau. Ce serait parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis revenu le matin suivant, et après qu'on ai jasé de tout et de rien tout le monde ensemble, A m'a avoué que, ne sachant pas où était la bouffe pour chat, que j'avais oublié de lui sortir la veille, elle avait cru que je nourrissais Gertrude avec des paquets individuels, comme celui-là, qui traînait sur la sécheuse. Elle avait donc donné un paquet complet de minouches &lt;a href="http://www.friskies.com/Cat-Food/cat-treats/party-mix-original-crunch"&gt;Party Mix&lt;/a&gt; à Gertrude. A. était désolée, elle ne savait vraiment pas, elle croyait bien faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai dit Oh mon dieu! C'est comme si elle venait de d'avaler six cheese cakes d'affilée. J'ai cherché Gertrude, qui comme de fait était déjà en lendemain de brosse, à dormir éffouarée sur le lit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1352413750633331945?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1352413750633331945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/party-mix.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1352413750633331945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1352413750633331945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/party-mix.html' title='Party Mix'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-5405261665705583185</id><published>2011-06-06T15:15:00.000-07:00</published><updated>2011-06-06T15:15:26.046-07:00</updated><title type='text'>Mathilde en dernier (XV)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien que mes pensées concernant le suicide de Mathilde aient toujours été plus ou moins franches ou en tous cas lucides (c’est-à-dire que je ne me blâmais pas personnellement), il m’arrivait parfois ces derniers temps de sombrer dans une sorte de coma moral où je me fustigeais et où j’en venais presque à me tenir responsable, voire pire, où j’en venais à me considérer comme un assassin. Je savais que c’était une réaction normale, une forme d’étape obligatoire du processus de deuil, mais je me souvenais aussi, et j’étais le seul à m’en souvenir, de ce qu’elle m’avait dit.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Personne n’était au courant de notre rupture et ceux qui se doutaient que tout n’était pas rose entre nous ne se mêlaient pas de nos affaires. Mathilde n’avait jamais été porté vers les confidences, elle n’était pas secrète, elle était discrète. Elle pensait, et j’étais d’accord avec elle, que les choses intimes, les choses que l’on vivait à deux, se partageaient, mais ne se divisaient pas. Sa plus proche amie et plus grande confidente, sa sœur Béatrice, m’avait dit aux funérailles que le couple qu’on formait Mathilde et moi était un exemple pour elle. J’avais fait une grimace, pris entre plusieurs émotions contradictoires, ça prouvait à quel point Mathilde était discrète et que même dans le désarroi d’une pensée suicidaire, elle considérait que notre intimité indivisible existait toujours. Que ça ne regardait personne d'autre que nous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai frôlé le mécanisme avec ma carte Opus et j’ai entendu le son du tourniquet qui se débloquait. Le fusil faisait une bosse dans mon manteau et l’employé du métro dans sa cage vitrée m’a donné l’impression d’être un homme qui aurait pu faire la différence entre la silhouette d’un fusil et celle d’une banane, s’il n’avait pas été aussi concentré dans la lecture d’un vieux roman de John Grisham. Je me suis senti lourdement seul, mais je savais que ce sentiment aurait été présent même au milieu d’une foule dense, qu'il aurait été accentué sûrement. J’avais peur d’avoir un air malin, un air de conspirateur. J’avais peur d’avoir l’air d’un homme qui va déposer un sac à dos suspect au fond d’une poubelle.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me suis mis consciemment à me foutre de ce dont je pouvais avoir l’air et je me suis approché d’une poubelle, juste pour regarder dedans, parce que tout le monde faisait ça depuis l’attentat de Berri-UQAM. Tout le monde passait son temps à jeter des coups d’œil dans les poubelles collées au mur, dans l’espoir de n’y rien voir d’étrange ou de bizarre, comme une valise ou un sac de McDonald trop bien &lt;i&gt;placé&lt;/i&gt; là. Quand un attentat arrive dans une ville, les citoyens ont tendance à prendre des habitudes différentes. Il m’arrivait d’être là, dans le métro, et de chercher à confondre dans mes oreilles le son de la rame approchant et le son d’une bombe à hydrogène ou d’une pile de dynamite explosant. Il m’arrivait de sentir mes pieds soulevés par une force qui me broierait en une fraction de seconde. Il nous arrivait à tous de ne pas regarder les arabes et les musulmans, comme s’ils étaient des criminels, avec dans les yeux un mélange d’accusation et de remords, comme si on s’en voulait de penser ça tout en continuant de le penser, comme si on s’en voulait de se dire c’est plus fort que moi, je ne suis pas raciste, mais c’est plus fort que moi. Et je me surprenais à avoir peur d’un homme qui lisait le Coran en face de moi.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Victor m’aurait sûrement répondu ironiquement que c’était mon obsession des Juifs qui me rattrapait, que je me voyais peut-être comme un pauvre colon persécuté en pleine Bande de Gaza, entouré de méchants arabes cherchant à éradiquer toute ma descendance. On ne s’était jamais entendu sur la politique. Je me souvenais de soirées entières passées ensemble à démolir et à reconstruire le conflit israélo-palestinien, entre deux milles cigarettes et des gin &amp;amp; tonics, et une Mathilde qui avait abandonné tout espoir de nous faire décrocher, et qui s’était exilée dans le salon où elle caressait le bedon d’un de ses chats tout en se rentrant le menton dans le cou, pour essayer de voir sa poitrine et enlever les touffes de poils qui se collaient dans son t-shirt.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me souvenais aussi qu’à cette époque, quand Mathilde agissait de la sorte, je me mettais à écouter Victor d’une seule oreille, en commençant d’être un peu fâché contre Mathilde, un peu déçu qu’elle n’ait aucun intérêt pour ces questions. En fait, ça me fâchait qu’elle soit (je disais ça souvent) tellement comme tout le monde : absolument pas renseignée et donc encline à prendre le parti de Victor, parce que c’était l’opinion la plus répandue, dans toutes les sphères médiatiques et sociales inimaginables. C’était la défense de l’opprimé, la défense du faible et la haine du vainqueur, ou le mépris du géant impérialiste, sans aucun effort pour pousser la réflexion. Je continuais à déblatérer, mais dans le fond j’avais peur que Mathilde se retourne à un moment donné, comme exaspérée, et qu’elle me traite de fasciste. Parce que je pouvais soutenir ce genre d’accusation venant de n’importe qui sauf d’elle. Je savais qu’elle n’aimait pas ce côté de moi, enflammé, elle trouvait que je devenais mon père un peu trop vite à son goût. Pas qu’elle n’appréciait pas mon père, mais ce n’était pas vraiment son idole. Il n’était pas mon idole non plus, mais Mathilde savait plus que tout le monde à quel point je ressortais ses arguments plus souvent qu’à mon tour dès que j’en avais l’occasion. Elle me voyait comme un disciple honteux, comme un homme qui réfute tout ce que son paternel lui dit quand il est face-à-face avec lui et qui endosse tout ce qui lui a été dit quand il est avec des amis.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle avait raison, et c’était peut-être ça qui me pompait le plus. J’étais assis sur un petit banc en bois au fond de la ville et j’attendais que le métro arrive et je voyais en face, de l’autre côté des rails, la parfaite symétrie des petits bancs de bois typiques de la station Laurier qui ne sont pas tous à la même hauteur et qui sont un peu mystérieux parce que si tu regardais bien tu discernais sur le mur au-dessus comme des silhouettes, comme des ombres, des ombres d’épaules, des ombres de corps, des taches plus sombres et quoi, suintantes. J’étais assis après mon inspection des poubelles et je me disais que la chose qui me fâchait le plus de Mathilde, la chose qui m’avait presque fait la détester durant certaines périodes de notre vie commune, c’était à quel point elle me connaissait, et à quel point elle avait &lt;i&gt;toujours&lt;/i&gt; raison quand elle parlait de moi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-5405261665705583185?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/5405261665705583185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/mathilde-en-dernier-xv.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5405261665705583185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5405261665705583185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/mathilde-en-dernier-xv.html' title='Mathilde en dernier (XV)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-7251535491085258510</id><published>2011-06-03T20:08:00.000-07:00</published><updated>2011-06-03T20:08:15.679-07:00</updated><title type='text'>Trois choses, trois vies, trois contes</title><content type='html'>1. C'est vraiment pas évident à lire, du Edith Wharton, quand t'es plus habitué à ce que ça prenne dix ans de cour et de fiançailles et de danse nuptiale avant que deux personnages couchent ensemble. Cet "âge de l'innocence" me rappelle les univers étranges et inaccessibles de ces romans russes où tout le monde s'évanouissait tout le temps. On sniffait des sels à l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Cet après-midi, j'ai pris une marche dans l'ouest de Saint-Henri, où je n'étais jamais vraiment allé et oh my shit! j'ai découvert un joyau qui risque de disparaître à cause de la réfection de l'échangeur Turcot. C'est un mini-quartier dans le quartier! Le Village des Tanneries. Un mini-quartier dans le quartier! C'est malade. Littéralement enclavé par l'autoroute et la track du CP. Je me sentais comme un intrus faque j'ai juste passé, furtivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. J'ai reçu en cadeau une grande carte Rand-McNally de Manhattan et des environs, avec des Post-it de couleurs différentes, pour que je puisse marquer les endroits névralgiques où se situent l'action et les personnages des fictions qui m'occupent dans le cadre de la conférence sur New York. La fille qui me l'a donnée était souriante, sa peau était douce et elle avait la Grande Ourse sur la joue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-7251535491085258510?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/7251535491085258510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/trois-choses-trois-vies-trois-contes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7251535491085258510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7251535491085258510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/trois-choses-trois-vies-trois-contes.html' title='Trois choses, trois vies, trois contes'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1671846881932224746</id><published>2011-06-01T20:50:00.000-07:00</published><updated>2011-06-01T21:08:11.043-07:00</updated><title type='text'>C'est arrivé près de chez nous...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici le début d'une réflexion critique sur le film &lt;a href="http://www.parabolafilms.ca/films/a-st-henri-le-26-aout-fr"&gt;À SAINT-HENRI LE 26 AOÛT&lt;/a&gt;. Je la poursuivrai durant les prochains jours. Ça se transformera peut-être en article.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a un plan dans le documentaire de Shannon Walsh, À ST-HENRI LE 26 AOÛT, qui je crois reflète bien l’esthétique et le propos du film. Accompagnée de la très belle musique impressionniste de Patrick Watson, la caméra, juchée sur un véhicule motorisé, file sur Notre-Dame, direction est, et pointe vers l’avant, montrant au spectateur l’horizon rapproché de la rue. Une fois dépassé le viaduc du chemin de fer, une fois remontée la petite pente, à peu près à la hauteur de l’ancien Cinéma Cartier (là où Florentine attend en vain Jean Lévesque, seule sous les flocons), la caméra bifurque soudainement vers la gauche, filmant les commerces qui s’enchaînent sur le côté nord de Notre-Dame (la Gaillarde, le Miracle Pizza, la brocante St-Henri, le W. Gradinger, etc.) et, par le fait même, &lt;i&gt;évitant&lt;/i&gt; le IGA, dont la façade proprette et moderne se dessine de l’autre côté de la rue. Ce serait prêter des intentions à la réalisatrice et à ses collègues d’affirmer qu’il s’agit là d’un décision consciente, mais il me semble que cette scène est assez représentative de l’ensemble du projet, dans ce qu'elle décide de ne pas montrer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À ST-HENRI LE 26 AOÛT, comme son titre l’indique, a été tourné dans le quartier Saint-Henri, durant 24 heures, la journée du 26 août 2010. Le film se veut un hommage direct (une reprise, pourrait-on dire) à un moyen-métrage habituellement attribué à Hubert Aquin, datant de 1962, dans lequel une équipe d’une quinzaine de cinéastes avaient filmé la vie quotidienne des gens du quartier à la rentrée des classes, qui à l’époque tombait le 5 septembre. Il s’agissait donc, presque cinquante ans plus tard, de revisiter ce beau coin de la ville de Montréal. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Superbement filmé en noir et blanc, associé à l’école du « cinéma-vérité » et porté par un texte narratif sur le mode socio-poétique de Jacques Godbout, &lt;a href="http://www.onf.ca/film/A_Saint-Henri_le_cinq_septembre/"&gt;À ST-HENRI LE 5 SEPTEMBRE&lt;/a&gt; était également (c'est important de le souligner) le beau témoignage d’un échec, au sens où il portait en lui une contradiction qui refusait d’être résolue : le Saint-Henri que nous avons vu n’est pas celui auquel nous nous attendions; le Saint-Henri que vous voyez n’est peut-être pas celui auquel vous vous attendiez, mais nous n’avons pas tenté de biaiser les résultats. Une belle phrase du texte de Godbout résume assez bien cette douce déception des cinéastes face à cette réalité urbaine qu’ils avaient capté toute la journée et qui s’était voulue à la fois plus complexe et moins exotique qu’ils ne l’avaient prévu : « Saint-Henri ressemble plus aux autres quartiers qu’à lui-même ».         &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceci dit, en voyant le documentaire hommage de Shannon Walsh, j’ai ressenti plusieurs malaises que je m’expliquais mal. J’avais pourtant attendu la sortie de ce film avec impatience, j’étais anxieux de voir le résultat sur grand écran de cette fameuse journée chaude d’été où seize réalisateurs, caméra à l’épaule, étaient venus filmer dans mon quartier, juste à côté de chez nous. Je me demandais où j’avais bien pu être, ce fameux 26 août, et pourquoi j’avais manqué ça. Je tiens à dire tout de suite que c’est un très bon petit film, dans une certaine mesure, qui met en scène des personnages attachants, avec des histoires très intéressantes à raconter, et auxquels les spectateurs s’attachent. C’est un film bien fait, bourré de bonnes idées et de bonnes intentions, mais qui au final souffre étrangement de celles-ci. Je ne sais pas si c’est parce que j’habite personnellement Saint-Henri, que j’ai &lt;i&gt;choisi&lt;/i&gt; d’y habiter, que j’ai eu tendance à juger sévèrement certaines des choses que je voyais, mais il reste que plusieurs aspect du film m’ont agacé.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On comprend très vite, d’abord, que tout cela est éminemment scénarisé. C'est-à-dire que chaque scénette, chaque parcours individuel que l’on suit, est le résultat d’un long processus d’entrevues et de sélection qui a mené au choix minutieux des intervenants du film. Ainsi, chaque « habitant » de Saint-Henri, pour typique ou excentrique qu’il soit, est avant tout un « personnage », au sens cinématographique du terme. Qu’il s’agisse d’une assistée sociale qui fait la tournée des bacs de recyclage et se rend au Marché Atwater pour ramasser gratuitement les fruits et légumes un peu amochés, ou d’un jeune hipster gay et autochtone qui explique à des amis à quel point il est fatigué d’avoir à expliquer à des caissières du Urban Outfitters le fonctionnement de sa carte de statut indien, c’est plus leur réalité personnelle dont nous sommes témoins que de celle, collective, d’un quartier. C’est plus leurs histoires précises et fascinantes en elles-mêmes qui nous interpellent que celle, inabordable en fond d’écran, du quartier dans lequel ils vivent et qui se dessine autour d’eux. Ici, ce n’est plus à la plume et à la voix ostentatoire de Jacques Godbout se prononçant sur les vérités de l’Amérique et les clichés de la pauvreté que nous avons droit, elle qui donnait paradoxalement une impression de subjectivité au film, mais aux opinions et aux anecdotes de gens « ordinaires » interviewés, supposément « croqués sur le vif », dans leur quotidienneté.           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La scénarisation va plus loin. Elle se retrouve de même dans le clin d’œil. Quiconque connaît bien le documentaire qui a inspiré Walsh s’aperçoit vite que le canevas est respecté presque à la lettre : l’original de 1962 s’ouvrait sur l’arrivée des enfants à l’école suivie d’un long discours inaugural du directeur, la version de 2010 commence elle aussi avec les enfants sur le chemin de l’école, où les attend la directrice avec une brève note de bienvenue; dans le premier on suivait le laitier, dans le second on le suit également (là où il faisait la run chez les gens, il fait aujourd’hui la run des dépanneurs). Tout ça donne évidemment une impression un peu désagréable de manipulation du réel afin que celui-ci cadre bien dans l’image qu’on veut en donner. Deux exemples suffiront à expliciter ce que je veux dire par là. Premièrement, en regardant le film, j’ai trouvé que c’était un hasard un peu trop extraordinaire que l’animateur de radio que l’on entend parfois par-dessus le montage visuel ait effectivement parlé, cette journée-là, exactement la journée où ces gens filmaient dans Saint-Henri, de Gabrielle Roy et de sa vision du quartier, immortalisée dans BONHEUR D’OCCASION. C’est possible, mais ça m’a fait douter. Deuxièmement, quand un homme du troisième âge, visiblement un grand connaisseur de Saint-Henri, qui y a habité toute sa vie, dit qu’à chaque matin il va prendre son café au Greenspot et qu’on le voit entrer au restaurant Greene (le plan de caméra filme la façade en ne permettant pas au spectateur non-initié de faire la différence : /TAURANT GREE/), juste en face, et compétiteur, je me suis posé des questions.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1671846881932224746?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1671846881932224746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/cest-arrive-pres-de-chez-nous.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1671846881932224746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1671846881932224746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/06/cest-arrive-pres-de-chez-nous.html' title='C&apos;est arrivé près de chez nous...'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4934202140746493645</id><published>2011-05-29T07:51:00.000-07:00</published><updated>2011-05-30T07:15:25.098-07:00</updated><title type='text'>OH MY SHIT!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRn5y5qvNZDFGFARccSpSWVvVm3y8xM4Cmsvo1e-ZSVbJtsErdBQw" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRn5y5qvNZDFGFARccSpSWVvVm3y8xM4Cmsvo1e-ZSVbJtsErdBQw" /&gt; &lt;/a&gt;&amp;nbsp; Atreyu&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://30.media.tumblr.com/tumblr_lhss0eUgu51qd96hso1_250.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://30.media.tumblr.com/tumblr_lhss0eUgu51qd96hso1_250.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.lesproductionsjkp.com/images/marieplourde.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.lesproductionsjkp.com/images/marieplourde.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Marie Plourde&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4934202140746493645?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4934202140746493645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/separes-la-naissance.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4934202140746493645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4934202140746493645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/separes-la-naissance.html' title='OH MY SHIT!'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1873791822293379526</id><published>2011-05-26T16:45:00.000-07:00</published><updated>2011-05-26T16:50:43.555-07:00</updated><title type='text'>Le charme discret du café filtre, d'Amélie Panneton</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.cafegrandmere.fr/images/cafe_filtre_bl.png" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="194" src="http://www.cafegrandmere.fr/images/cafe_filtre_bl.png" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Je viens de lire avec beaucoup de plaisir le premier recueil de nouvelles d'&lt;a href="http://www.ledevoir.com/culture/livres/323747/amelie-panneton-une-auteure-qui-promet-et-qu-on-se-promet-de-suivre"&gt;Amélie Panneton, LE CHARME DISCRET DU CAFÉ FILTRE&lt;/a&gt;, qui paraît aux éditions de la Bagnole. Je suis content parce que ça ressemble à ce à quoi je m'attendais: des histoires en apparences banales, des vies en apparences ordinaires, qui se croisent, se rencontrent, des amours et des amitiés qui se font et se défont, mais surtout une atmosphère, une écriture et un contrôle de la métaphore juste qui est enviable. Le prétexte de base est simple et efficace: faire cohabiter dans un même recueil tous les habitants d'un bloc à appartements du quartier St-Roch, à Québec. Les faire cohabiter sur quelques 160 pages dans une série de textes assez courts dont ils seront chacun, les uns après les autres, les protagonistes et/ou narrateurs. L'auteure leur donne tour à tour la parole, ou comme on dit, voix au chapitre. On en apprend peu sur eux, au fond, mais le but n'est pas là, le but c'est de les accompagner un moment, souvent le temps d'une réflexion, le temps d'un souvenir, le temps d'une conversation. Ça commence au premier, avec une bande de colocs dans un 6 1/2 et ça se termine au troisième, avec une mère monoparentale qui se lève è 3h du matin pour aller travailler dans une boulangerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai commencé le livre lundi dernier, à Québec, en plein quartier St-Roch, en buvant un expresso à la brûlerie sur St-Joseph et j'ai tout de suite été séduit par la chorale de voix autant masculines que féminines, et par les monologues intérieurs autant que par les changements de pronoms personnels narratifs. Souvent l'auteure écrit au Je, entrant dans la tête d'un personnage, mais elle se permet quelque fois un Vous, ou un Tu, qui complexifie le rapport du lecteur à l'univers qui se déploie devant ses yeux.&lt;br /&gt;Le style est éminemment impressionniste, au sens où la mise en situation, les indices de repérages, sont souvent délaissés au profit de l'ambiance, ou plus précisément au profit du ton. Un ton qui frise parfois l'abstrait, dans certains passages, mais qui ne sonne jamais faux, ni emprunté, ni alambiqué, ni cryptique.&lt;br /&gt;C'est une lecture très agréable, c'est humble, on est loin des délires mégalomanes de certains. C'est d'une finesse parfois exemplaire, et ça parle extrêmement bien des petites douleurs et joies du quotidien, des peines d'amour en devenir, des automatismes et des routines qui tuent, des difficultés de dire et de parler et de communiquer en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon seul bémol vient de cette mauvaise décision éditoriale d'après-moi de comparer le livre d'Amélie avec &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vie_mode_d%27emploi"&gt;LA VIE MODE D'EMPLOI&lt;/a&gt; de Georges Perec, juste parce qu'elle le cite en exergue et que ça se passe dans un immeuble. Ça n'a pas de sens, car évidemment les deux œuvres n'ont rien à voir, ni au plan structural, ni au plan émotionnel, ni au plan stylistique. Donner au lecteur l'impression qu'il va plonger dans un projet aussi grandiose et aussi vaste et aussi ambitieux que le "romans" de Perec, c'est un peu le leurrer. Ça n'enlève rien à la qualité du livre d'Amélie, c'est juste que ça met une barre un peu haute, dont on n'a absolument pas besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant, je le répète, pour ceux et celles qui ne seraient pas encore au courant, Amélie, c'est aussi une blogueuse, et &lt;a href="http://ardoisebleue.blogspot.com/"&gt;son blogue est ici&lt;/a&gt;.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1873791822293379526?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1873791822293379526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/le-charme-discret-du-cafe-filtre.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1873791822293379526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1873791822293379526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/le-charme-discret-du-cafe-filtre.html' title='Le charme discret du café filtre, d&apos;Amélie Panneton'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4158558411185259321</id><published>2011-05-25T13:53:00.000-07:00</published><updated>2011-05-25T13:53:48.342-07:00</updated><title type='text'>Douchebag (une nouvelle série inspirée des conseils de Caro, spécialiste de la cruise de la web téléréalité UNYK) - II</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.petitpetitgamin.com/wp-content/uploads/2011/04/mcmaxunyk.png" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="176" src="http://www.petitpetitgamin.com/wp-content/uploads/2011/04/mcmaxunyk.png" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=pkGIneDKExU"&gt;UNYK, saison 1 épisode 2&lt;/a&gt;, le conseil de Carol-Ann, mannequin (3:53 à 4:06): &lt;b&gt;Soignez votre apparence, sans nécessairement avoir l'air d'un doutchebag &lt;/b&gt;(clin d'œil sulfureux accompagné d'un bruit de bouche complice)&lt;b&gt;. Et n'oubliez pas: un gars légèrement bronzé et en santé est toujours plus attirant qu'un gars blanc, qui a l'air malade et contagieux.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'me suis fait dire que la Distillerie sur Mont-Royal c'était out, trop bourré de fifs pis de hipters de trente ans faque on est allés boire des pots massons sur Masson à place. On a réussis à parquer la Civic sur la 3e avenue pis ça regardait ben parce qu'y avait un line up pis des filles sur les hautes parce qu'y faisait un peu frette, mais c'est sûr que je vais pas y retourner, fuck, y avait juste des estis de rockabillys pis du monde qui tripe sur Betty Boop pis des affaires de même. J'avais mis &lt;a href="http://edhardyshop.com/categories/edhardy-mens/edhardy-mens-favorite-shop/edhardy-mens-new-arrivals/shark-rose-specialty-tee-3.html"&gt;mon nouveau t-shirt Ed Hardy&lt;/a&gt; que je venais de recevoir par le gars de UPS, pis j'ai pas pu m'empêcher de lui demander, crisse, le gros, c'est quoi ta marque de créatine, à cause que quand il m'a donné mon paquet j'ai vu son bicep se contracter pis j'ai comme été jaloux deux secondes. On a jasé un peu dans mon portique pis le soleil m'a rappelé qu'y fallait que je passe au salon pour un quinze, fuck, je sortais à soir. Toute le long du trajet j'ai fait cracher les speakers avec le CD que Kaven-Kyle m'a burné avec toutes les tounes de Jersey Shore pis on groovait en tabarnack en traversant Champlain, m'a t'dire. C'était une soirée pas pire dans le fond, mais j'ai zéro scoré pis en plus y a un esti de dude en bretelles qui m'a renversé son cocktail sur le bras pis je me suis dis câliss ça aurait pas été grave si j'aurais mis ma nouvelle &lt;a href="http://www.shopkarv.ca/karv-men/top/hy.hy-whi-gr/"&gt;camisole Karv&lt;/a&gt;, pis tout de suite après y a une fille écœurante avec le rack le plus tight en ville qui est passée super proche pis quand à m'a frôlé j'ai eu comme soudainement envie d'atchoumer. J'y ai sparklé ça en plein dans le v-neck. A glowait en-dessous des spots. Fuck, ça se contrôle pas, quesse-tu veux que je fasse, je me suis excusé cinquante fois mais ça a rien donné, pis j'ai vu ma blonde crampée accotée sur le bar avec un esti de gros drink bleu poudre qu'a tenait à deux mains. Ça a été une soirée pas si pire dans le fond, mais on va pas revenir, on est écœurés de Montréal, y a jamais de parking, pis en plus on a entendu dire que de l'autre côté de la rivière, sur la rive nord, c'est comme un paradis, paraît qu'à partir de Terrebonne, c'est comme débile mental, tu te peux juste pu, t'es comme juste pu tenable, pis les filles se frenchent si tu leur demande comme du monde. &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4158558411185259321?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4158558411185259321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/douchebag-une-nouvelle-serie-inspiree.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4158558411185259321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4158558411185259321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/douchebag-une-nouvelle-serie-inspiree.html' title='Douchebag (une nouvelle série inspirée des conseils de Caro, spécialiste de la cruise de la web téléréalité UNYK) - II'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4815092980610379929</id><published>2011-05-19T18:40:00.000-07:00</published><updated>2011-05-25T13:13:21.395-07:00</updated><title type='text'>Douchebag (une nouvelle série inspirée des conseils de Caro, spécialiste de la cruise de la web téléréalité UNYK) - I</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://levraigabroy.com/wp-content/uploads/2011/04/carolann-300x171.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="114" src="http://levraigabroy.com/wp-content/uploads/2011/04/carolann-300x171.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier soir on est allés se saouler à la Distillerie, celle au coin de Mont-Royal pis De Lorimier. C'était ben l'fun, sauf que y avait l'estie de coloc fif fatiguant de ma blonde qui arrêtait pas de me pousser des craques sur le fait que je devrais avoir plus d'entregent pis que je devrais être plus avenant pis d'autres mots que je sais pas trop c'est quoi qu'y voulait dire. Le dude a une face de gonorrhée mélangé avec le fait d'être un fucking sodomisé, je veux dire, tu peux pas être plus gay que lui, avec ses cols bateaux qui y arrivent jusqu'au milieu des pecs pis quand c'est pas ça c'est des v necks quasiment jusqu'au nombril pis un esti de toupet qui y arrive din yeux qu'y souffle dessus sans arrêt pour le tasser. Y arrêtait pas de me toucher le bras pis de me regarder les coudes pis de refuser de me donner des clopes juste parce que ma blonde veut pas que je fume. Y me fixait en bougeant son doigt de fille devant ma face pis en faisant tsk tsk tsk avec ses lèvres de tapette, genre non non non tu peux pas fumer c'est pas bon pour toi. On a juste eu la paix quand on l'a daré d'aller pogner le nom pis le numéro de téléphone d'un cave encore plus fif que lui, comme les gars font dans mon émission préféré, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=qe0A-q320No"&gt;UNYK&lt;/a&gt;, avec Caro qui donne des conseils que je suis à la lettre depuis trois quatre semaines pis fuck j'ai jamais pogné autant. Ma blonde s'en crisse, de toute façon est de plus en plus lesbo avec son amie Kar pis à m'a dit qu'une bonne fois, ça serait cool d'essayer carrément de swinger. &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4815092980610379929?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4815092980610379929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/douche-bag-une-nouvelle-serie-inspiree.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4815092980610379929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4815092980610379929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/douche-bag-une-nouvelle-serie-inspiree.html' title='Douchebag (une nouvelle série inspirée des conseils de Caro, spécialiste de la cruise de la web téléréalité UNYK) - I'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1358407843526603129</id><published>2011-05-18T08:14:00.000-07:00</published><updated>2011-05-18T08:14:54.146-07:00</updated><title type='text'>Paulo Coelho sort de ce corps</title><content type='html'>Or arriva le jour où il ne resta plus qu'un seul arbre sur toute la Terre. Il fallut en avertir les gens. On le coupa pour imprimer la triste notice.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1358407843526603129?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1358407843526603129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/paulo-coelho-sort-de-ce-corps.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1358407843526603129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1358407843526603129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/paulo-coelho-sort-de-ce-corps.html' title='Paulo Coelho sort de ce corps'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8953385316912496048</id><published>2011-05-17T12:00:00.000-07:00</published><updated>2011-05-18T05:20:28.438-07:00</updated><title type='text'>Café filtre, bagnole et blogue</title><content type='html'>Je ne me souviens plus vraiment comment je suis tombé sur le blogue d'Amélie, &lt;a href="http://ardoisebleue.blogspot.com/"&gt;CRAYON D'ARDOISE &amp;amp; PATTES DE MOUCHES&lt;/a&gt;, mais je n'ai jamais cessé de le lire depuis. C'est un petit lieu charmant, où elle nous parle de Moscou, de Toulouse et de Québec. Un endroit un peu mélancolique, un peu serein, rempli de belles images et de perluètes. Elle n'écrit pas souvent, et maintenant on comprend un peu pourquoi:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.leseditionsdelabagnole.com/media/images/fr/couvertures/big_parking_cafe_filtre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.leseditionsdelabagnole.com/media/images/fr/couvertures/big_parking_cafe_filtre.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait un livre à écrire, qui sort cette semaine en librairie. Je suis persuadé que ça sera une lecture extrêmement agréable, un recueil de nouvelles comme je les aime, qui lient des destins et des vies en histoires plutôt qu'en chapitres. L'hommage à Buñuel annonce déjà le ton, et ceux qui la lisent savent à quel point elle est capable de créer une ambiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux &lt;a href="http://www.leseditionsdelabagnole.com/5_0_parking/5_0_parking_charme.php"&gt;Éditions de La Bagnole&lt;/a&gt;, donc, disponible dès le 19 mai.&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8953385316912496048?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8953385316912496048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/cafe-filtre-bagnole-et-blogue.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8953385316912496048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8953385316912496048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/cafe-filtre-bagnole-et-blogue.html' title='Café filtre, bagnole et blogue'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4564912496400954549</id><published>2011-05-16T08:39:00.000-07:00</published><updated>2011-05-16T08:39:51.822-07:00</updated><title type='text'>Mathilde en dernier (XIV)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand j’étais plus jeune, j’étais persuadé que les gens qui parlaient des tripes ne comprenaient rien à l’intelligence humaine. Sous-estimaient les pouvoirs et les grandeurs et les abysses du cerveau. Je trouvais que n’être qu’une machine pensante était quelque chose de poétique et de spirituel en soi. J’étais encore tout près de cette manière de penser aujourd’hui, la différence résidait dans mon besoin de passer outre, dans mon besoin radical de trouver une strate cachée dans mon esprit, un déclic qui me permettrait de vivre sans me regarder vivre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maintenant que Mathilde n’existait plus, je pouvais me plonger en elle et regretter sincèrement de ne pas l’avoir fait avant. Je pouvais lui rendre cet hommage posthume autrement plus beau et moins sinistre que l’autre. Je me sentais déchiré entre deux émotions pures et non rationnelles, pures et ancrées dans le réel, des émotions que je ne contrôlais pas : une haine intangible, lisse, comme inodore, et un amour inutile qui se jetait dans le vide.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Victor m’a accompagné jusqu’au rez-de-chaussée et n’a pas pu s’empêcher de coller son nez dans la vitre givrée du bureau de son père. On n’a plus dit un mot et j’ai poussé dans la porte en sachant que ce qu’il voulait me dire en dernier c’était de prendre le métro, espèce d’épais, en faisant rimer mon nom avec câliss ou avec criss. En inspirant, je suis sorti et les poils de mon nez ont immédiatement gelé. La station Laurier était tout près et j’ai marché vite, avec le fusil dans ma poche. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout ce que je savais de Mathilde, je l’avais appris par elle, par sa mère, par sa sœur et un peu aussi par Noël, son jeune frère. Durant les nombreuses années qu’on avait passées ensemble, j’avais emmagasiné tellement d’informations que je ne savais plus par où commencer. À New York, où elle avait passé trois ans, dans un appartement de Chelsea que sa mère avait obtenu grâce à des contacts dans le domaine de l’édition, elle avait étrangement appris à parler un anglais presque british. Elle était revenue pour finir son secondaire dans une polyvalente de la Rive-Sud et plusieurs d’entre nous la considéraient secrètement, de loin, comme une princesse, un peu comme une princesse ou une fille de diplomate russe, ou une héritière indienne. On s’inventait des histoires pour l’expliquer. On cherchait à expliquer cette jolie fille qui se posait une tuque tricotée sur la tête avec une attitude désengagée et désinvolte, qui semblait se foutre éperdument de ne pas posséder de souliers Nike et de jeans Miss Sixty. On se disait que seule une personne vraiment riche pouvait se foutre de ces choses-là. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Évidemment on savait tous que Mathilde était loin d’être riche, mais pendant deux ou trois semaines, les légendes sur son compte se sont multipliées à un point tel qu’elle est presque devenue lesbienne, elle est presque devenue une noire à la peau blanche, elle est presque devenue la fille illégitime du président d'un état totalitaire qui changeait chaque jour. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout ce qu'on savait, c'était qu'après son enfance à Saint-Hubert, Mathilde était partie un jour avec toute sa famille, trois filles et un garçon, sans père, sans homme identifiable, et qu'elle était maintenant de retour. Nous on s’amusait à lui inventer des vies, à lui refaire des périples étranges et un peu puérils. Je me promenais à côté d’elle avec mon profil ingrat qui me hantait, et je voulais qu’elle me remarque, même si les deux cents et quelques autres adolescents qui nous entouraient étaient beaucoup plus bruyants et beaucoup plus visibles que moi. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça faisait presque un an que j’étais plus ou moins en amour avec elle. J’en avais parlé à Victor et à Raymond, à personne d’autre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai échappé mes livres, elle a claqué la porte de métal, m’a souri en face, et s’est poussée pour rejoindre ses amies qui l'attendaient dehors. Elle a presque couru, deux nattes, deux tresses qui tombaient sur ses épaules, non, une queue de cheval sur une épaule seulement. Je l’ai suivie sans bouger, juste avec mon pouvoir de séduction invisible, jusqu’à ce qu’elle disparaisse sous la lumière des néons de l’entrée des élèves, au bout de cette grande place pleine de bancs de pierre qu’on appelait la « place de l’amitié ». &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’avais repris mes livres et je les tenais contre ma poitrine, serrés entre mes bras croisés, et j’aurais pu me mettre à les tenir d’une seule main en me mettant à jouer dans mes cheveux avec l’autre, tout en faisant des ballounes avec ma gomme. Je me suis rendu compte que j’avais l’air d’une fille. Je me suis rendu compte que j’avais un peu incliné la tête d’un côté et que je souriais comme dans de la graisse de bine, et étonnamment ça m’a plu, ça m’a comme enfoncé dans ma contemplation lointaine. Raymond m’a cogné sur le biceps, en avançant le majeur un peu comme une pointe de flèche et ça m’a réveillé. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fait ça a fait extrêmement mal et j’ai froncé les sourcils en me tournant vers lui, vers sa face débonnaire et complètement amicale et inexplicablement aimable. Raymond pouvait te foutre un coup de poing sans aucun avertissement et juste en étant tellement charmant en faire un sujet de discussion au coin du feu, comme un beau souvenir. Il te sacrait une volée et ça devenait un beau moment que vous aviez partagé. Instantanément. J’ai voulu être fâché, mais sa face me donnait le goût de rire et de faire comme si le fait d’avoir mal au bras, d’être élancé et enflammé, c’était quelque chose de positif, dont on aurait été stupide de se priver, dans la vie. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mathilde avait depuis longtemps disparu derrière les immenses portes en vitre et j’étais conscient que je ne la reverrais plus pour au moins trois semaines, puisque les vacances de Noël commençaient là, maintenant, à quatre heures de l’après-midi, et autour de moi s’écriaient des jeunes gens contents et excités et j’ai eu une intense impression de tourbillon et de vertige quand Raymond a poussé, avec sa voix comique et belle en même temps:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-C’est ton jour de chance mon esti de gros criss. J’ai parlé à Mélodie, qui a demandé à Charlotte, qui en a comme, quoi, glissé un mot à Anne-Marie, qui est venue, ce matin, à matin (il pointait le sol avec son doigt, comme pour dire que ici et maintenant c’était la même chose), me finir la loop et-&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-T’as son numéro de téléphone.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-J’ai son numéro, pis en plus j’ai la confirmation qu’elle t’a spotté depuis, devine quoi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Mieux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Toujours.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Wôô, relax.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Euh... Un bout?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Non: Belle lurette.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Belle lurette.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Ça veut dire-&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je sais ce que ça veut dire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Ça veut dire que Mathilde t’a spotté depuis peut-être un an ou même un an et demi pis que t’es trop téteux pour faire un move pis qu’on est obligé de faire des moves pour toi. Faque j’ai son numéro de téléphone pis la confirmation par Anne-Marie qu’elle te trouve de son goût. Appelle-la.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Appelle-la?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Là. Là, à soir. Tu vas peut-être passer Noël avec elle pis Noël.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-T’es malade, je serai jamais capable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Raymond me testait, il savait que j’en chiais dans mes culottes juste à penser que j’aurais pu appeler Mathilde et discuter avec elle au téléphone. Il riait sans bruit, en avalant l’air dans sa gorge, un rire qui était un rire contrôlé, qui me parlait plus qu’il ne me communiquait d’euphorie. J’ai fait la même chose, le même son d’avaler un rire au fond de ma gorge et d'un coup j’étais rouge et picoté dans les joues comme un enfant qui se présente pour la première fois à la porte de ses voisins pour leur vendre une barre de chocolat et qui prend sa respiration avant de faire couler un discours préparé d’avance, sans aucune ponctuation, du genre bonjour monsieur je m’appelle Fabrice Langlois je vend des barres de chocolat aux noisettes pour financer la session d’été de mon camp scout et nous sommes en train de planifier pour aller au camp Mariste dans le coin de Rawdon et où on va faire des activités de plein air comme du tir à l’arc et des parcours d'ébéniste et je me demandais si vous voudriez m’en acheter une ou deux c’est trois dollars pour une et cinq dollars pour deux ce qui économise un dollar sur la deuxième et j’en ai au chocolat noir et j’en ai aux noisettes. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça me picotait dans les joues comme si j’étais déjà en train de décrocher le combiné, dans la noirceur prématurée et hivernale de ma chambre. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Raymond m’a dit de crisser mes livres dans mon casier et de me grouiller sinon on allait manquer notre autobus. J’avais posé les yeux sur Mathilde pour la première fois deux ans auparavant, quand elle avait franchi la porte de l’école à la manière d’une nouvelle élève qui ne comprend rien au fonctionnement simple d’une poignée, mais qui a déjà le look de quelqu’un qui va s’adapter plus vite que son ombre, tu vas voir. Après deux semaines, tout le monde était après elle, ses anciennes amies se mettaient à la reconnaître, malgré ses nouveaux seins et sa soudaine absence de taches de rousseur. Les garçons lui tenaient la porte, les filles formaient des cercles autour d’elle. J’observais en retrait, jamais très loin, jamais très près, et maintenant Raymond me révélait que cette fille qui m’obsédait depuis qu’elle avait croisé mon regard était entichée de moi. De moi. De ce jeune homme de seize ans que j’étais qui portait des lunettes et qui mangeait en face d’elle et de sa bande, à la cafétéria. Je n’étais pas particulièrement beau, mais soudainement je trouvais que j’étais irrésistible parce que Mathilde m’avait spotté. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On est restés presque dix ans ensemble, après ce coup de téléphone que je me suis finalement décidé à lui passer. Elle est morte peu après m’avoir dit une phrase qui me trottait dans la tête comme un bulldozer avec une grosse boule en plomb se fracassant sur les parois de mon crâne. Elle est morte quelques semaines seulement après avoir rompu avec moi parce que, m’a-t-elle dit, je ne t’aime plus. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne savais pas pourquoi, mais pour moi ça sonnait exactement comme je ne t’ai jamais aimé, ou encore je ne peux plus t’aimer pour une raison précise et horrible et terriblement inavouable.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4564912496400954549?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4564912496400954549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/mathilde-en-dernier-xiv.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4564912496400954549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4564912496400954549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/mathilde-en-dernier-xiv.html' title='Mathilde en dernier (XIV)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-5517659271675056833</id><published>2011-05-11T13:28:00.000-07:00</published><updated>2011-05-13T13:54:21.626-07:00</updated><title type='text'>Quartier chaud</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.parabolafilms.ca/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/poster-henri.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://www.parabolafilms.ca/wordpress/wp-content/uploads/2010/03/poster-henri.jpg" width="265" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le 20 mai prochain, c'est la sortie officielle du documentaire réalisé par Shannon Walsh À &lt;a href="http://www.parabolafilms.ca/films/a-st-henri-le-26-aout-fr"&gt;ST-HENRI LE 26 AOÛT&lt;/a&gt;, dans lequel une équipe de 16 cinéastes s'est promenée durant 24 heures, caméra et micro en main, dans le quartier, afin d'en capturer la vie au quotidien. Je suis très excité par ce projet depuis que j'en connais l'existence et j'ai très hâte de voir le résultat, qui vient de recevoir les éloges des critiques torontois lors du festival &lt;a href="http://www.hotdocs.ca/film/title/st-henri_the_26th_of_august/8730"&gt;Hotdocs&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit bien sûr d'un hommage au film &lt;a href="http://www.onf.ca/film/A_Saint-Henri_le_cinq_septembre/"&gt;À SAINT-HENRI LE CINQ SEPTEMBRE&lt;/a&gt;, de Hubert Aquin, qui date de 1962, un petit chef-d'œuvre du cinéma montréalais. La grosse différence, si j'ai bien compris, c'est que là où le doc original s'appuyait sur la narration de Jacques Godbout d'un texte hyper poético-social d'Aquin, la reprise de Shannon Walsh est beaucoup plus sobre en termes de commentaire et laisse plutôt parler les gens du quartier, à travers une série d'entrevues et de portraits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fudge, veux-tu ben me dire j'étais où, moi, le 26 août dernier, quand ils ont tourné ça? J'ai rien remarqué pantoute. J'aurions aimé ça en titi me faire demander c'est où la meilleure patate à Saint-Henri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je vais aller voir ça au &lt;a href="http://www.clap.qc.ca/default.html"&gt;Clap&lt;/a&gt;, à Québec, avec mon amoureuse. Jette un œil au preview, ça donne le goût d'habiter ici... Hmmmm, pis la musique de Pat Watson en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="mID=IDOBJ38341&amp;amp;bufferTime=10&amp;amp;width=516&amp;amp;height=337&amp;amp;image=http://media1.nfb.ca/medias/nfb_tube/thumbs_large/2011/A-St-Henri-le-26-aout_trailer_BIG__.jpg&amp;amp;showWarningMessages=false&amp;amp;streamNotFoundDelay=15&amp;amp;lang=fr&amp;amp;getPlaylistOnEnd=true&amp;amp;playlist_id=REL179&amp;amp;embeddedMode=true" height="337" src="http://media1.nfb.ca/medias/flash/ONFflvplayer-gama.swf" width="516"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-5517659271675056833?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/5517659271675056833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/quartier-chaud.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5517659271675056833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5517659271675056833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/quartier-chaud.html' title='Quartier chaud'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-997397423255489432</id><published>2011-05-10T08:54:00.000-07:00</published><updated>2011-05-10T08:54:25.609-07:00</updated><title type='text'>Grande dame</title><content type='html'>Je pensais à Björk, ce matin, à la jolie Björk de mon adolescence, avec nostalgie et affection. Je pensais à l'époque où elle m'inspirait énormément et je disais à qui voulait bien l'entendre qu'elle était pour moi, avec Tom Waits, la définition même de l'artiste avec un a majuscule. Pas qu'elle soit nulle maintenant, mais je sais pas, depuis quelques années, on dirait qu'elle me laisse froid. Depuis VESPERTINE en fait, c'est dire. J'ai continué à acheter ses albums, à me plonger dedans, mais quelque chose accroche. Quand j'ai entendu "&lt;a href="http://youtu.be/pXVlQTC2yB0"&gt;Declare Independence&lt;/a&gt;" pour la première fois, je me suis dit avec bonheur qu'elle nous refaisait un "&lt;a href="http://youtu.be/BjY1mtLrz9I"&gt;Pluto&lt;/a&gt;", mais non, ce n'était pas tout à fait ça. Ça ne le sera plus jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose me frappe aussi, quand je l'écoute parler, en entrevue. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais son accent islandais est beaucoup plus fort qu'au début de sa carrière. Elle roule ses r comme dans la farine alors que dans les années 90, elle s'exprimait dans un accent londonien presque parfait, avec des pointes exotiques par-ci par-là. Il me semble que c'est symptomatique de ses choix esthétiques et éthiques. Il me semble que c'est le genre de Björk, oublier délibérément comment parler anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une entrevue en 1995, à l'époque de POST (et la belle époque des vidéos aussi, qu'elle a définitivement marquée):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/pTKZztOsBF8" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et une autre, plus récente, où elle discute environnement et développement durable :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/_LUKqMQB9jM" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai que dans les années 90, elle vivait en Angleterre alors que maintenant elle vit en Islande depuis plusieurs années. J'imagine qu'un accent ça se perd, mais en même temps, j'aime croire qu'elle sait très bien ce qu'elle fait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-997397423255489432?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/997397423255489432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/grande-dame.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/997397423255489432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/997397423255489432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/grande-dame.html' title='Grande dame'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/pTKZztOsBF8/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-5509894217973504231</id><published>2011-05-09T20:59:00.001-07:00</published><updated>2011-05-09T21:07:37.790-07:00</updated><title type='text'>Vierge</title><content type='html'>"Vierge" est le troisième membre turgide de cette triade de billets particulièrement inspirée du 9 septembre, il ne sert à rien, sinon à être lu en fonction des deux autres qui le précèdent et à leur renvoyer les balles. Il est également un vulgaire véhicule promotionnel pour ce vieux projet d'hommage à Queneau qui semble s'essouffler. Il sert à redoubler l'ardeur de ceux et celles qui ont encore envie de participer à &lt;a href="http://toujourstropbon.blogspot.com/"&gt;ON EST TOUJOURS TROP BON&lt;/a&gt;, parce qu'ils le sont et que je le suis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-5509894217973504231?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/5509894217973504231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/vierge.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5509894217973504231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5509894217973504231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/vierge.html' title='Vierge'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2429559332214142493</id><published>2011-05-09T17:32:00.000-07:00</published><updated>2011-05-09T17:32:00.588-07:00</updated><title type='text'>Verge</title><content type='html'>Ceci est beaucoup plus intéressant, j'en conviens:&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;La &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;courbure de la verge &lt;/span&gt;est une déformation du &lt;a href="http://www.vulgaris-medical.com/images/urologie-18/verge-317.html"&gt;pénis&lt;/a&gt; qui apparaît au moment de l'érection et rarement en dehors de cet état. La présence de plusieurs nodules de consistance fibreuse dans les &lt;a href="http://www.vulgaris-medical.com/images/urologie-18/verge-coupe-horizontale-318.html#image"&gt;corps caverneux&lt;/a&gt; du pénis entraîne une déformation de la verge. C'est plus particulièrement l'albuginée (enveloppe) qui présente une infiltration scléreuse (à l'origine de la perte d'élasticité habituelle) qui est à l'origine de l'incurvation du sexe au moment de l'érection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus souvent la &lt;a href="http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/la-peyronie-maladie-de-2724.html"&gt;maladie de Lapeyronie&lt;/a&gt;, c'est ainsi que l'on dénomme la courbure de la verge, apparaît entre l'âge de 50 à 60 ans. Il s'agit d'une fibrose c'est-à-dire d'une perte d'élasticité de l'enveloppe des corps caverneux du sexe masculin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus souvent la verge est courbée vers le haut ou latéralement vers la gauche ou vers la droite ce qui peut entraîner un handicap définitif en terme de sexualité. En effet, une courbure trop intense ne va pas permettre une &lt;a href="http://video.vulgaris-medical.com/index.php/2007/08/05/20-donner-la-vie"&gt;pénétration&lt;/a&gt; normale, provoquant également des troubles de l'&lt;a href="http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/-rection-generalites-1787.html"&gt;érection&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième type de courbure qui apparaît au moment des premières élections est de type dorsal c'est-à-dire que la verge est courbée vers le bas et ou bien de façon latérale (sur les côtés). Dans ce cas il n'existe pas de problèmes réels d'érection associée et le plus souvent il n'est pas nécessaire de proposer une prise en charge thérapeutique. Néanmoins cette prise en charge est directement dépendants de l'importance de la courbure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La correction chirurgicale de la maladie Lapeyronie est parfois nécessaires chez certains individus. Elle se fait entre l'âge de 20 ans et 30 ans et occasionne une perte de longueur en érection 1 à 2 cm.&lt;br /&gt;Il s'agit d'une intervention chirurgicale effectuée par un spécialiste médical en urologie ayant les compétences dans le domaine de l'andrologie (spécialiste des maladies masculines) afin d'assurer un résultat idéale. Il peut survenir des complications quand l'intervention chirurgicale se déroule mal entraînant une récidive totale de la courbure.&lt;/span&gt;    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: &lt;a href="http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/courbure-de-la-verge-9348.html"&gt;vulgaris-médical&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2429559332214142493?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2429559332214142493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/verge.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2429559332214142493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2429559332214142493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/verge.html' title='Verge'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-5169733925752684395</id><published>2011-05-09T08:05:00.000-07:00</published><updated>2011-05-09T08:05:35.469-07:00</updated><title type='text'>Verve</title><content type='html'>À l'époque, quand on se présentait à la foule, après avoir brigué et obtenu un poste d'importance, on commençait son discours en se dépréciant, humble, à l'aide d'un procédé rhétorique appelé par-ci par-là un chleuasme. J'essaie d'imaginer une situation où l'imbécile heureux élu, l'éloquence même, se retrouverait devant une foule pas très versée dans les subtilités de l'art oratoire, qui le prendrait au mot et le lyncherait (ok, ça va faire là) après l'avoir entendu répéter et répéter à quel point il n'était pas digne de remplir ses fonctions afférentes. &amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-5169733925752684395?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/5169733925752684395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/verve.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5169733925752684395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5169733925752684395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/verve.html' title='Verve'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4346810837811357716</id><published>2011-05-06T09:04:00.000-07:00</published><updated>2011-05-06T09:12:16.764-07:00</updated><title type='text'>Ensemble</title><content type='html'>Moi et mon inculture légendaire, on était passé à côté de ça:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/UbbWPDwAVq4" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça y est, j'adore Philippe Katerine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4346810837811357716?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4346810837811357716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/ensemble.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4346810837811357716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4346810837811357716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/ensemble.html' title='Ensemble'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/UbbWPDwAVq4/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2858778057541759501</id><published>2011-05-05T12:53:00.000-07:00</published><updated>2011-05-05T12:54:25.185-07:00</updated><title type='text'>La fois où j'ai grimpé din rideaux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La fois où j'ai grimpé din rideaux c'était pas parce que tu venais de manger ta troisième petite saucisse enroulée de bacon que mon oncle calcule toujours qu'il en fait toujours pas plus que deux par invité, c'était pas non plus parce que t'avais un morceau de pain de viande pogné dans les palettes toute la soirée pendant que tu parlais avec mon grand-père en répétant vraiment trop fort chaque phrase comme si y était sourd, c'était pas non plus parce que chaque fois que ma mère s'approchait de toi par hasard tu faisais semblant de lui renverser ta coupe de mousseux dessus en riant avec des sons de gorge comme un pélican ou je sais pas, un martin-pêcheur, pis que tu te retournais vers toute ma famille, vers mon cousin, vers mes tantes, pour quêter leur approbation en te mettant la main devant la bouche toujours juste après avoir postillonné, oups, c'était pas parce que t'étais un peu grosse pis un peu laide pis que je me demandais un peu veux-tu ben me dire pourquoi que je t'avais invitée au réveillon, non, c'était pas pour ça, tout ça j'étais capable de vivre avec, mais criss, quand j'ai déballé mon cadeau pis j'ai vu que tu m'avais acheté un énième agenda avec des chats dessus pour me faire oublier que Fiston s'était fait écraser, ben là, fuck, j'ai pété ma coche pis je t'ai crié après &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=NK5LpTSTe_Q&amp;amp;feature=related"&gt;J'EN VOUDRAI PU JAMAIS DE CHAT, TAS-TU COMPRIS, Y A PERSONNE QUI VA REMPLACER FISTON, T'AS-TU COMPRIS&lt;/a&gt;, pis, ben, j'm'excuse.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2858778057541759501?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2858778057541759501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/la-fois-ou-jai-grimpe-din-rideaux.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2858778057541759501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2858778057541759501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/la-fois-ou-jai-grimpe-din-rideaux.html' title='La fois où j&apos;ai grimpé din rideaux'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8865099434468176867</id><published>2011-05-03T12:01:00.000-07:00</published><updated>2011-05-03T17:54:54.837-07:00</updated><title type='text'>Questionnaire (redux)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À la place de parler politique, en cet étrange mardi post-électoral, j'ai décidé de ruminer, au sens bovin du terme, et d'utiliser un de mes plusieurs estomacs afin de ré-gurgiter un texte datant de 2009, à l'époque où j'avais un lecteur et demi et un gouvernement minoritaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;*&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me souviens que quand j'étais petit, j'avais toujours envie de chier quand je revenais à la maison. C'était un peu comme d'entrer à l'intérieur d'un périmètre de sécurité. L'école était à un ou deux kilomètres de chez nous et cette pression familière dans les intestins se faisait sentir automatiquement à partir du moment où je tournais le coin de la rue Pelletier. Si j'étais tout seul j'avais envie de chier, si j'étais avec un ami j'avais envie de chier pareil. Ça m'arrivait tout le temps, régulier comme ta soeur. Ce n'étaient jamais de simple pets, alors je me retenais en marchant un peu vite, les fesses bien serrées et la crampe bien en place. Je me souviens clairement d'un pet mouillé en particulier, qu'on appelait un "beetlejuice", qui m'avait laissé une trace de break, qui m'avait laissé muet parce que même à neuf ou dix ans on connaît la honte.&lt;br /&gt;Il se trouve que mon ami Laurent n'habitait pas loin, sur Pelletier lui aussi, juste après le boulevard Rome. Il était tellement mon ami que mon périmètre de sécurité s'est finalement agrandi. Illico, quand j'arrivais près de chez Laurent, disons à la hauteur du Perrette, je sentais surgir les gargouillements familiers, le malaise physique si facilement remédiable et si innommable à la fois. Et c'était insupportable parce qu'une fois rendu au secondaire, j'ai commencé à fréquenter une polyvalente qui se trouvait encore un peu plus loin sur la rue Pelletier, ce qui m'obligeait à passer devant chez Laurent sur le chemin du retour. Les crampes arrivaient donc beaucoup plus tôt, alors que je passais à travers le faux périmètre que représentait pour moi sa maison. Je me mettais à courir, manchot, la main déjà en train de défaire mon zipper une fois sur la pelouse devant chez moi.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a vieilli.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Or, il se trouve qu'un jour, je suis arrivé chez Laurent et Ginette, sa mère, m'a accueilli à la porte avec un grand sourire de R roulés et m'a dit Clarence, j'ai quelque chose à te montrer tu vas être bien content. Elle m'a dit André et moi on a patanté quelque chose qui va te faire plaisir. Elle m'a guidé à travers la maison jusqu'à la petite salle de bain attenante à la salle de lavage. J'étais anxieux et j'avais envie de chier. Derrière la toilette resplendissait, sur le mur du fond, une série de tablettes sur lesquelles ils avaient placé des dizaines de livres, de briques, de tomes, de volumes, des Folios, des Points, des BQ, des Babels, un arsenal complet, alléchant, Rushdie côtoyant Rulfo, Atwood coincée entre Beauchemin et Cendrars. Ginette m'a dit tiens on a pensé à toi. J'étais ébloui. Elle m'a laissé seul, en recueillement. J'ai agrippé ma ceinture. J'avais envie de chier et j'ai agrippé &lt;a href="http://www.deslivres.com/images/products/image/Berlin-Alexanderplatz.jpg"&gt;BERLIN ALEXANDERPLATZ&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Questionnaire:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. La première phrase de cette historiette est-elle trompeuse? Pourquoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. L'auteur semble, en certains endroits, vouloir se substituer au narrateur. Qu'elles sont ses motivations?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. À quelles émotions contradictoires le lecteur est-il confronté dans ce court récit? Sont-elles sereines et/ou malsaines? Justifiez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. L'érudition étalée à la fin du récit est-elle un gage d'intelligence?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Selon vous, l'usage d'une syntaxe parfois inusitée et d'un lexique familier rend-t-il service à la narration?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. La provocation du lecteur par l'entremise d'effets stylistiques et langagiers est-elle encore possible dans une société post-industrielle comme la nôtre? Développez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7. Êtes-vous le "tu" à la sœur duquel ou de laquelle on fait référence dans le texte?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;8. En quoi le passage des années depuis la première publication de ce texte influence-t-il son énonciation en tant que &lt;i&gt;speech act&lt;/i&gt; chomskien? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8865099434468176867?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8865099434468176867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/questionnaire-redux.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8865099434468176867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8865099434468176867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/questionnaire-redux.html' title='Questionnaire (redux)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-5398242799792611919</id><published>2011-05-01T20:04:00.000-07:00</published><updated>2011-05-01T20:04:51.521-07:00</updated><title type='text'>Toujours les mêmes</title><content type='html'>Des fois je me dis c'est bien beau toujours les mêmes PoMoMasters, les gros canons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Pynchon,&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Coover,&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Gass,&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Barth,&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Barthelme,&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Gaddis,&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;DeLillo, &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Foster Wallace, &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;...mais qui va s'occuper des autres, les obscurs ou les quasi négligés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Joseph McElroy&lt;/b&gt;, et son WOMEN AND MEN, qui fait presque 1200 pages bien tassées chez Dalkey Archive, et qui est la définition même d'un livre "exigeant"? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Gilbert Sorrentino&lt;/b&gt;, et son GOLD FOOLS, raconté intégralement et exclusivement en phrases interrogatives?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;John Hawkes&lt;/b&gt;, et son ADVENTURES IN THE ALASKAN SKIN TRADE, ou n'importe quel autre, tous plus complexe narrativement les uns que les autres?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;David Markson&lt;/b&gt;, et son WITTGENSTEIN'S MISTRESS?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&amp;nbsp; &lt;b&gt;William T. Vollman&lt;/b&gt;, et son THE RIFLES?&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;E. L. Doctorow&lt;/b&gt;, et son CITY OF GOD?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Ishmael Reed&lt;/b&gt;, et son MUMBO JUMBO?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;b&gt;Etc.&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;... qui va m'en parler? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Et en faisant cette liste, ça me saute aux yeux: Je te pose la question, &lt;a href="http://www.theatlantic.com/past/docs/issues/97oct/delillo.htm"&gt;Tom LeClair&lt;/a&gt; (et à toi aussi, &lt;a href="http://nealford.com/bookclub/booklist_mccaffery.html"&gt;Larry McCaffery&lt;/a&gt;) : c'est-tu une affaire de gars, la grosse brique PoMo compliquée?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;((Hmmm, le lien que j'ai trouvé pour "illustrer" qui était Larry McCaffery est à consulter, pour ceux qui aiment les listes))&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-5398242799792611919?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/5398242799792611919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/toujours-les-memes.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5398242799792611919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5398242799792611919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/05/toujours-les-memes.html' title='Toujours les mêmes'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6070072997264865290</id><published>2011-04-30T18:13:00.000-07:00</published><updated>2011-04-30T18:17:36.446-07:00</updated><title type='text'>Música Popular Brasileira (I): Samba em prelúdio</title><content type='html'>Ça fait longtemps que j'ai envie de parler de musique brésilienne ici, mais on dirait que j'ai jamais le temps d'élaborer un panorama cohérent et une présentation conséquente et je n'ai pas envie de botcher non plus.&lt;br /&gt;Ce soir je me lance.&lt;br /&gt;Et je récidiverai probablement dans les prochaines semaines.&lt;br /&gt;Je vais tenter d'y aller une chanson à la fois, pour le plaisir de l'écouter pour vrai, en dehors de ce qu'elle signifie à l'intérieur d'un "corpus" ou d'une "tradition". Au lieu de parler des compositeurs, des chanteurs et des chanteuses, de leur œuvre et de leur signification historique, ça peut être intéressant de se concentrer sur quelques minutes durant quelques minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;FIRST INSTALLMENT:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot SAMBA est masculin en portugais, on fait DU samba, UN samba. Et le nombre de samba qui parle de faire un samba, de faire le meilleur samba, le plus triste samba, le plus mélancolique samba, le plus entraînant samba, est incalculable. Sans parler du fait qu'il existe plusieurs types de samba, du carnaval au bar de quartier, on ne le chante pas du tout de la même façon, de Rio à Salvador, il y a un monde, même si le rythme est toujours reconnaissable, en 2/4, souvent avec tambourins, cuíca (le son qui a l'air d'un couinement), guitare ou cavaquinho.&lt;br /&gt;J'ai choisi, comme première chanson, une de mes pièces préférées qui incluent le mot SAMBA dans le titre, et qui n'est pas faite pour danser nécessairement, mais plutôt pour groover mélancoliquement, taper le rythme du bout des doigts sur la table, devant un whisky: &lt;b&gt;SAMBA EM PRELÚDIO&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;Écrite par le grand Vinícius de Moraes (vers 1962) et composée par son ami Baden Powell, c'est bien sûr un classique de la Bossa Nova, un genre en soi qui a lui-même donné plusieurs classiques internationaux, et dont je reparlerai plus tard.&lt;br /&gt;J'en mets ici deux versions, la première est "l'originale", interprétée par Vinícius lui-même, accompagnée de Maria Bethânia (sur un vidéo Youtube que j'aime, la personne a simplement filmé le vinyle en train de jouer) et qui présente bien le très beau canon entre les chanteurs qui se répondent.&lt;br /&gt;La seconde chantée seulement à la guitare par Baden Powell (sans lien avec le fondateur des scouts), lors d'un enregistrement pour des spéciaux musicaux à la télé, vers la fin de sa vie. Son et image presque parfaits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/_RzuC5ttoFw" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/dRUdypb9prQ" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la deuxième version, comme il est seul à la guitare et que c'est une chanson qui se chante à deux, un homme et une femme se répondant dans le texte, Powell remplace vers la fin "mon amour" par le nom du poète pour lui rendre hommage, ainsi le texte devient admiratif et plein de nostalgie, et non plus simplement amoureux:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Sem você meu amor eu não sou ninguém&lt;/i&gt;/Sans toi mon amour je ne suis personne&lt;br /&gt;qui devient&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Sem você meu Vinícius eu não sou ninguém&lt;/i&gt;/Sans toi mon Vinícius je ne suis personne&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6070072997264865290?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6070072997264865290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/musica-popular-brasileira-i-samba-em.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6070072997264865290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6070072997264865290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/musica-popular-brasileira-i-samba-em.html' title='Música Popular Brasileira (I): Samba em prelúdio'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/_RzuC5ttoFw/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6835392208747715733</id><published>2011-04-29T14:58:00.000-07:00</published><updated>2011-04-29T15:24:19.427-07:00</updated><title type='text'>Distorsion</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je dois me résigner au fait que ma chatte ne maigrira pas. Pas qu'elle soit grosse, mais elle a une espèce de ventre mou comme si elle avait été enceinte qui ballotte quand elle trotte. Le trot est son rythme préféré, étant donné qu'elle est souvent dans ce que j'appellerais un mode d'interaction avec ce que je fais et où je vais, se sauvant, se cachant, se blottissant devant son bol de bouffe, comme si mes mouvements et mes déplacements dans l'appartement étaient faits en fonction d'elle. Si par exemple je suis en train d'écrire un billet ici, dans Saint-Henri, concentré, réfugié dans ma prose elliptique et sclérosée, absorbé par les méandres de (comme dirait l'autre) ma &lt;i&gt;pratique&lt;/i&gt; d'écriture, si par mégarde je me lève un tantinet trop rapidement, trop brusquement, elle se sauve, elle prend la porte, pour m'attendre de l'autre côté, toute à l'affût qu'elle était de mes moindres mouvements, dans un trot pas du tout apeuré mais qui me rend sur-conscient de moi-même par, disons, par rebond, ou par ricochet. En ce moment même, je l'observe du coin de l'œil, à travers la fenêtre, perchée sur le toit de l'extension domiciliaire que mes proprios se sont fait construire dans la cour et qui donne directement sur mon balcon. Je l'observe être dehors et aventurière &lt;i&gt;à moitié&lt;/i&gt;, chasser une mouche deux secondes et s'arrêter pour se lustrer le poil de l'omoplate ou s'écarter les orteils pour y déloger une petite pierre en grugeant, grugeant, grugeant. Je l'observe se réfugier sous la construction de bois qui soutient l'immense antenne de Bell, manger des choses inertes qui se trouvent à sa portée, et c'est à cet instant précis qu'elle sort sur son balcon, juste dans mon champ de vision, de l'autre côté de la cour, avec une cigarette qu'elle allume aussitôt d'une main, en refermant la porte derrière elle. Je n'entends ni le son du briquet ni celui du glissement de la porte, parce que ma fenêtre est fermée. La pluie se met à tomber, comme ils l'avaient dit depuis deux jours. Elle ferme sa veste de laine en croisant les bras sur sa poitrine et fume dans cette position, en tendant le cou vers sa main plutôt que d'approcher celle-ci de ses lèvres. Sa peau est fine, douce, foncée et pâle à la fois, comme celle de tous les mulâtres, qui sont une chose et une autre en même temps. Elle me voit la regarder, écrase son mégot dans un cendrier qui est toujours là sur sa table de patio et rentre en se vidant les poumons trois fois, pour être sûre qu'elle ne traîne pas de fumée ni rien dans l'appartement. Je l'observe et comme elle déteste la pluie, elle se précipite vers ma fenêtre et ses yeux m'implorent, son miaulement se fait pathétique. Elle gratte le rebord de la fenêtre, veut rentrer. J'ouvre une fente juste assez grande pour la laisser passer. &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6835392208747715733?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6835392208747715733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/distorsion.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6835392208747715733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6835392208747715733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/distorsion.html' title='Distorsion'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2273580700974442804</id><published>2011-04-25T19:08:00.000-07:00</published><updated>2011-04-25T19:16:02.347-07:00</updated><title type='text'>Encore une fois, mais uma vez...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.forward.com/workspace/assets/images/articles/lispector-082009.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://www.forward.com/workspace/assets/images/articles/lispector-082009.jpg" width="153" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Dans ma vie, j'ai eu quelques épiphanies littéraires. Des moments où j'ai eu l'impression de découvrir quelque chose qui, d'une certaine façon, n'était pas de ce monde, appartenait à un autre univers. Ils sont rares les auteurs qui parviennent à créer et donner à voir une réalité complètement autonome, autarcique. Ils sont encore plus rares ceux qui le font en démontrant sans cesse que ça va de soi, que c'est dans l'ordre des choses, que ce n'est pas construit en fonction d'être &lt;i&gt;différent&lt;/i&gt;, mais que c'est essentiel, en opposition à littéraire. Ceux qui connaissent l'œuvre de Witold Gombrowicz comprendront peut-être ce que j'entends par là. Je n'ai pas vraiment lu Kafka, pas assez, mais je crois qu'on me dirait qu'il fait partie de ces gens-là, de ceux qui créent dans une absolue idiosyncrasie sans toutefois chercher à révolutionner quoi que ce soit et surtout pas la littérature conçue comme bibliothèque. Une idiosyncrasie qui n'est pas celle de Virginia Woolf ni celle de Gertrude Stein, travaillée, inscrite dans un processus, dans un projet conscient, et ni celle des grands "fous" littéraires comme Artaud. Quand je lis Gombrowicz, je n'ai l'impression ni d'une "place" dans un corpus moderniste, ni d'une lucidité de "détraqué" qui entrebâillerait les portes closes de ma rationalité, non, j'ai au contraire l'impression d'une forme de normalité et de banalité poussées à l'extrême. Ces écrivains, bien qu'ils soient à l'écart de ce que je lis habituellement, moi qui suis souvent attiré par la prose élégante et le roman "à histoire", et bien qu'ils ne fassent pas partie de mon parcours académique, ces écrivains, ils m'ont sauvé de la vie, d'une autre vie que je n'aurais pas aimé avoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ceux qui comprennent ce que j'essaie de dire maladroitement ici, je dis qu'il &lt;i&gt;faut&lt;/i&gt; lire Clarice Lispector. Son œuvre est la plus exigeante et la plus gratifiante qu'il m'ait été donné de fréquenter ces dernières années. Elle est celle qui parvient le mieux à galvaniser mon interrogation diffuse et constante sur le rapport que j'entretiens avec le monde d'un côté et avec les mots de l'autre. Avec moi au milieu, exactement au milieu toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y vais un peu en désordre:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une certaine manière, Lispector ne s’intéresse pas au choc violent entre les mots et les choses, entre le langage et le monde, mais plutôt à l’endroit lisse, parfait, de leur rencontre, de leur superposition. Sa prose est entièrement construite sur le principe de dédoublement du mot et de sa chose, et vice-versa, afin de faire redécouvrir au lecteur, par la voix de ses narratrices, la relation profondément non arbitraire entre le signifiant et le signifié. L’écriture de Lispector est à l’opposé d’une quête de linguistique structurale parce qu’elle cherche, phrase après phrase, à redéfinir ce que veut dire l’idée, le mot, la chose, le concept de &lt;i&gt;se positionner&lt;/i&gt;, en tant que sujet, à la frontière exacte entre la réalité et ce qu’on nomme la réalité : là où poser la différence entre le langage et le monde n’a pas de sens, là où percevoir l’inadéquation est seulement une étape vers l’adéquation, aussi momentanée soit-elle.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;Par exemple, elle écrit : "Quando se realiza o viver, pergunta-se : mas, era só isto? E a resposta é : não é só isto, é exatamente isto." &lt;i&gt;Quand on se met à vivre, on se demande : mais est-ce seulement ça? Et la réponse est : ce n’est pas seulement ça, c’est exactement ça.&lt;/i&gt; Cette utilisation du mot « exactement » exprime bien ce qu’implique la prose de Lispector : le mot n'est pas là il n’est pas là pour séparer, il est là pour réunir. Il construit autour de sa prononciation et de sa formation phonétique un absolu de sens qui abolit la distance entre le monde et son interprétation : le monde n’est pas seulement le monde, il est exactement le monde. L’adverbe « exactement » n’a rien à voir avec l’exactitude, mais tout à voir avec l’indépassable, au sens où l’absence même de frontière est la frontière. « Exactement » n’explique rien, ne dit pas le monde, mais il dit que le monde ne pourrait pas être autre chose que le monde, ce que je suis capable de comprendre, l'espace d'une seconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime la traduire. Elle sonne bizarre dans toutes les langues. Ce passage du long et difficile roman LE LUSTRE, écrit en 1943 (elle avait 23 ans) est très typique de son écriture, à la fois lumineuse au sens de claire et aveuglante au sens de lucide:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Elle réfléchit confusément au plaisir de penser à quelque chose pour la première fois. C'était ça, l'anis violet comme un souvenir. Masquée, elle gardait une gorgée dans sa bouche sans l'avaler pour posséder l'anis présent avec son parfum; alors inexplicablement il se refusait à offrir son odeur et son goût une fois arrêté, l'alcool réchauffant et engourdissant sa bouche. Vaincue, elle avalait le liquide déjà vieux, il descendait par la gorge et, surprise, elle notait qu'il avait été "de l'anis" pendant une seconde alors qu'il glissait le long de sa gorge ou après? ou avant? Pas "pendant", pas "alors", encore plus court: il avait été "l'anis" une seconde, comme le contact de la pointe d'une aiguille sur la peau, seulement la pointe de l'aiguille donnait une sensation aiguë alors que le goût fugace de l'anis était ample, calme, immobile comme un champ, voilà, un champ d'anis, comme de regarder un champ d'anis. Il lui semblait que jamais on ne sentait le goût de l'anis mais déjà on l'avait senti, jamais dans le présent mais dans le passé: et après que ce soit arrivé on restait là à penser à propos et cette pensée à propos... c'était le goût de l'anis. Elle se dirigea vers une vague victoire. À chaque instant elle comprenait mieux l'anis même si elle ne pouvait presque plus l'associer au liquide de la bouteille de cristal - l'anis n'existait pas dans cette masse équilibrée, à moins que celle-ci ne se divise en particules et ne se répande comme un goût dans les gens.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le répète, ça vaut vraiment la peine de plonger dans ses romans. C'est presque aussi gratifiant que lire au complet un long billet de &lt;a href="http://allworkandnoplay2.blogspot.com/"&gt;ALL WORK AND NO PLAY&lt;/a&gt;.&amp;nbsp; &lt;i&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2273580700974442804?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2273580700974442804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/encore-une-fois-mais-uma-vez.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2273580700974442804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2273580700974442804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/encore-une-fois-mais-uma-vez.html' title='Encore une fois, mais uma vez...'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4046995954564316046</id><published>2011-04-23T07:44:00.000-07:00</published><updated>2011-04-23T07:45:55.883-07:00</updated><title type='text'>Franc succès</title><content type='html'>Il y avait une ambiance étrange dans l'université hier, surtout à l'étage, où les néons n'étaient même pas allumés et la ventilation ne fonctionnait pas. Je suis arrivé le premier et quand j'ai entendu des pas au loin dans le corridor, j'ai su que mes juges étaient arrivés. Ils étaient des humains, mais je les ai quand même fait fondre, grâce à mon éloquence et mon entregent mythiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça c'est super bien passé, quelques questions complexes m'ont fait rougir et bafouiller, mais c'est un succès. Je suis maintenant officiellement en rédaction. Reste plus qu'à l'écrire, cette thèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que je suis le seul à trouver que le logo du Parti Vert&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRbGAJipUYeJ-AVzEu4125W7PXUaAxkImZUl4hIH1N67e5G3HM2Rg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="79" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRbGAJipUYeJ-AVzEu4125W7PXUaAxkImZUl4hIH1N67e5G3HM2Rg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;ressemble étrangement à celui de British Petroleum&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSdx2Ab0L9DMtj8k8RbM5ebFjKsT3qGgFzMBa8mYdkc8kkVMyLIIg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSdx2Ab0L9DMtj8k8RbM5ebFjKsT3qGgFzMBa8mYdkc8kkVMyLIIg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4046995954564316046?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4046995954564316046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/franc-succes.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4046995954564316046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4046995954564316046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/franc-succes.html' title='Franc succès'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6873169544326658028</id><published>2011-04-21T10:31:00.000-07:00</published><updated>2011-04-21T10:31:06.744-07:00</updated><title type='text'>And Then He Was Jugded By Three Easter Bunnies...</title><content type='html'>Je commence à ressentir un petit stress, parce que demain matin, dès 9h30, en plein vendredi saint, j'ai rendez-vous à l'université afin de soutenir mon examen doctoral, dernière étape avant de tomber officiellement dans la période (longue) de la rédaction de la thèse proprement dite. Tout est prêt, j'ai mes documents, j'ai mes citations, j'ai rêvé la nuit dernière à une bonne question à laquelle je n'arrive toujours pas à trouver de réponse satisfaisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En espérant que tout se passe bien, c'est-à-dire comme prévu, ouais. Je repasserai ici demain pour vous confirmer que mes trois évaluateurs avaient bien l'air de ça:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.elcivics.com/chocolate_easter_bunnies.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" src="http://www.elcivics.com/chocolate_easter_bunnies.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6873169544326658028?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6873169544326658028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/and-then-he-was-jugded-by-three-easter.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6873169544326658028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6873169544326658028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/and-then-he-was-jugded-by-three-easter.html' title='And Then He Was Jugded By Three Easter Bunnies...'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-197592417270737495</id><published>2011-04-20T13:26:00.000-07:00</published><updated>2011-04-20T13:26:28.521-07:00</updated><title type='text'>Mathilde en dernier (XIII)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Petit rappel&lt;/b&gt;: &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/01/mathilde-en-dernier-i.html"&gt;Après être allé au musée pour voir le corps exposé de sa blonde Mathilde qui s'est suicidée&lt;/a&gt;, le narrateur sort dans le froid de la ville et s'engage à pieds dans la direction de son rendez-vous chez son ami Victor. &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/02/mathilde-en-dernier-xi-encore-victor.html"&gt;Sur le chemin, il se remémore des souvenirs d'adolescence, entre autres un party chez Victor qui avait mal tourné, où des inconnus avaient foutu le bordel. &lt;/a&gt;Après un long détour dans le froid cinglant de l'hiver, &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/mathilde-en-dernier-xii.html"&gt;il arrive chez Victor et ce dernier va chercher un revolver qu'il a caché dans un tiroir de sa commode&lt;/a&gt; et les deux commencent à discuter de la mort de Mathilde et du plan qu'ils ont mis en œuvre afin de surmonter le deuil et la colère.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;*&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mes oreilles commençaient à se réchauffer, j’avais un peu moins mal au cerveau. J’avais un peu moins mal au cœur. J’ai dit à Victor, sans lien apparent :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-T’as lu le journal? Ils ont encore bombardé Israël.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je m’en fous d’Israël.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Tu t’en fous pas pantoute. Tu peux pas t’en foutre. Tu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Israël, c’est un état terroriste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne s’était jamais entendu sur les questions politiques, Victor et moi. Il était ce que j’appelais un gauchiste par accoutumance, un drogué de la bonne conscience qui considérait que le plus fort était par conséquent le méchant. Il détestait les États-Unis depuis que sa mère lui avait changé sa première couche. Il les détestait encore plus depuis qu’ils se mêlaient de nos affaires en nous envoyant des renforts pour refaire le réseau électrique et le réseau routier qui avaient l’air par endroits, genre en Abitibi, d’avoir subi une attaque nucléaire. C’était presque ça, sauf que c’était la nature. Ça avait explosé de partout. Les gens se disaient si la Terre explose, comment est-ce que ça pourrait ne pas être de notre faute. Victor se disait ça, en voyant les soldats et les monteurs de ligne américains débarquer en territoire canadien, et il les détestait comme il détestait l’odeur de merde qui restait sur les doigts de sa mère après qu’elle ait jeté la couche.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Israël est une petite démocratie entourée d’états fascistes qui ont juré sa destruction depuis 1947. L’Iran vient encore de.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-On le sait ben, toi pis les juifs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Man, j’aurais dû être juif.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il a roulé les yeux vers l’intérieur en me tendant le linge à vaisselle. Je ne voulais pas parler politique, je voulais parler du gun, mais en même temps, je ne voulais pas parler du gun, je voulais vraiment parler politique. Après un silence tendu j’ai répété :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-J’aurais dû être juif. Des fois je me sens pas comme un catholique, je me sens comme un goy, je me sens comme si j’étais un goy. Comme si. J’ai l’impression comme d’avoir raté quelque chose.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-T’es crissement lourd.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’avais le linge à vaisselle dans les mains, comme une boule de Noël que je ne savais pas où accrocher, sur quelle branche. Victor avait les yeux baissés sur son offrande et on ressemblait tout à coup à des prêtres Maya en train d’échanger un cœur humain juste avant de le lancer dans la bouche d’un volcan menaçant d’entrer en éruption, dans cette pièce sombre et mal fenêtrée et mal meublée. J’avais mes mains en coupe, les deux mains, pour recevoir l’arme, pour la sentir sur mes paumes sans vraiment la tenir. J’ai déplié un coin du linge, puis un autre et ça m’est apparu dans toute sa splendeur, un revolver de sheriff, lustré et sans numéro de série, illégal et secret, perdu entre des dossiers du registre des armes à feu.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Victor retenait son souffle, comme s’il avait voulu ajouter à la solennité du moment. Il habitait dans un deux et demi avec un coin cuisine et pas de cuisinière, simplement un petit réchaud de camping qu’il faisait fonctionner au propane. Le salon était peint en blanc, ou plutôt pas peint du tout, et menait à la chambre par un petit couloir qui était en même temps la cuisine et l’accès à une salle de bain dont la porte avait été sciée à la hauteur du bol de toilette pour qu’on puisse l’ouvrir au complet. Ça faisait une entaille en forme semi-circulaire, qui épousait le contour du bol. Le père de Victor ne venait jamais ici. Ils avaient conclu un arrangement pas trop cher qui permettait à Victor de vivre un peu au-dessus de ses moyens, d’utiliser son argent pour autre chose que de simplement survivre. Ils avaient eu ensemble, j’imaginais, les plus longues discussions communes de leur vie quand était venu le temps de régler les détails pratiques. Je savais qu’ils se croisaient dans le vestibule, qu’ils se saluaient et que parfois, Charles faisait craquer le dos de son fils. Dans le silence de son cabinet, avec un disque de Bach en arrière-fond, Charles chuchotait des conseils de vie qui frôlaient Victor et se dissipaient dans la nuit montréalaise. Le fils écoutait d’une oreille distraite, encore un peu sourde, et prenait ce qui faisait son affaire. Il retenait des bribes, souvent il les retenait contre lui.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je contemplais le gun et j’ai dit :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Comment on appelle ça les trucs que tu regardes dedans dans les endroits touristiques, que tu payes pis que ça devient comme des jumelles que tu peux regarder dedans?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Des belvédères.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Non, le belvédère c’est la place. C’est sur un belvédère que tu trouves ces trucs-là que comment ça s’appelle?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Des funiculaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Non, un funiculaire c’est un truc qui t’amène du bas d’une montagne en haut d’une montagne, ou vice-versa. Non.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Des jumelles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Trop facile. Non, ça s’appelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Tu l’as sur le bout de la langue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Proche proche de le savoir, mais je le sais pas. Ça me gosse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Tu te tiens après comme si c’était une bouée de sauvetage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Pas tant que ça quand même.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Non, le gun.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Ah. Ouais, je le tiens pas vraiment, je le soutiens comme, juste je le soutiens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Faque tu vas-tu le faire tu penses?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je pense qu’on a pu le choix.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-On a jamais eu le choix.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-C’est une société fucked up.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je l’ai toujours dit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Oui mais là c’est vrai, exposer des corps de suicidés, c’est fucked up.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Pour en faire de l’art.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Afficher les matériaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Décrire le processus avec des mots à cent piasses.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-C’est fucked up.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-C’est capoté, Fabrice. On a le droit de tout faire pis on a plus le droit de rien faire en même temps. On a le droit de bourrer le corps de quelqu’un de produits chimiques, mais on a plus le droit de se suicider.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Est-ce qu’on a déjà eu le droit de se suicider?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Tu veux dire officiellement?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Officiellement, dans le code criminel.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je pense que non. Ça doit toujours avoir été une sorte de crime. Comme de s’enculer ou se faire enculer. Faudrait vérifier. Ça a toujours été plus ou moins des crimes, même si on mettait pas les gens en prison ni dans des musées pour ça.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je vais le faire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Tu vas le tuer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je vais rentrer chez eux, je vais lui faire un speech pis je vais le tuer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il fallait que je parle, que je verbalise tout ça, devant Victor dans notre pose de prêtres en train de communier au-dessus d’une relique ou d’une icône. C’était une discussion sans en être une vraiment, on se mettait les mots dans la bouche de l’autre. Depuis ce matin de début novembre, on se parlait comme ça, Victor et moi, comme entre parenthèses, comme si tout ce qu’on se disait réellement, c’était ce qu’on ne disait pas. On vivait dans un entre-deux, dans un espace-temps qui était parallèle à notre vie, à notre vraie vie. Parfois, j’avais le sentiment que la personne qui allait tirer, ça ne serait pas moi, plutôt une sorte de création fantasmatique de la relation que j’entretenais avec Victor depuis la mort de Mathilde. La personne qui allait tirer un coup de feu serait une entité comme construite dans de la boue de marais, un golem, un automate vengeur et absolument déterminé, tout le contraire de moi.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne fallait pas que je m’éloigne de ce golem, il fallait que je le dorlote et que je le cajole pour qu’il se mette à grogner au moment voulu. Je voulais demander à Victor s’il comprenait pourquoi Mathilde s’était pendue et je voulais qu’il me réponde qu’elle n’avait jamais voulu se pendre, qu’elle avait tout planifié pour que la corde casse ou que le plafond lâche, ou que sa sœur se pointe avant la mort. Que c'était un appel à l'aide. Je voulais, avec ce gun dans les mains, devenir à la fois cet être insensible et unidimensionnel qui préparait un meurtre de sang-froid, et cet être douloureusement affecté et compréhensif, qui cherchait à comprendre et à percer le mystère de la douleur, de ce qui pouvait pousser une femme comme Mathilde à s’étrangler à l’aide d’une corde d’escalade.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que je ne voulais absolument pas comprendre, ni de façon superficielle, ni de façon responsable, c’était comment des artistes pouvaient conclure des accords commerciaux avec des gouvernements conservateurs pour se procurer des cadavres frais afin de les exposer dans des musées au vu et au su de tous, de touristes japonais, de bonnes femmes cultivées, afin de les transformer en merde de tableau vivant, de tableau mort et de formol et de post-modernité purement antisociale. Est-ce qu’il y avait un message derrière tout ça? Je ne voulais absolument pas comprendre, je voulais être dangereusement en colère.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai voulu dire à Victor que dans le fond j’avais bien fait d’y aller, que ça m’avait pompé encore plus, que j’étais en tabarnack.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-197592417270737495?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/197592417270737495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/mathilde-en-dernier-xiii.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/197592417270737495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/197592417270737495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/mathilde-en-dernier-xiii.html' title='Mathilde en dernier (XIII)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1289042579456199993</id><published>2011-04-18T07:26:00.000-07:00</published><updated>2011-04-18T08:37:30.025-07:00</updated><title type='text'>Lectures assumées?</title><content type='html'>En me baladant sur Facebook, je suis tombé sur le statut d'un ami, qui m'a rappelé les quelques fois où, malgré mon extraordinaire courage et ma témérité légendaire, j'ai été un peu nerveux de prendre les transports en commun avec entre les mains le livre que j'avais entre les mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première fois que ça m'est arrivé, c'était il y a plusieurs années, au Bacc, un peu après le 11 septembre, alors que je lisais LES VERSETS SATANIQUES de Salman Rushdie. J'avais dans la manche la recommandation express de mon idole absolue Milan Kundera, et une longue liste bien préparée d'arguments aussi éthiques que littéraires pour quiconque affublé d'une longue barbe me demanderait pourquoi je lisais ce roman blasphématoire. Reste que j'étais un peu stressé, dans le métro, dans l'autobus, quand je sortais le livre et que j'en exposais la tranche, la couverture, la jaquette, au plus offrant. Je savais que la fatwa de Khomeini s'étendait officiellement à tous les lecteurs. Je me sentais aventureux, mais je chiais quand même dans mes culottes. Ce qui, j'imagine, est une "aventure" en soi, d'une certaine manière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième fois c'était bien plus récemment, quand je lisais THE NIGGER FACTORY (que j'ai peine à écrire en majuscule) de Gil Scott-Heron, une légende du soul américain. Scott-Heron a écrit deux romans dans les années 70, dont celui-ci, un brûlot très violent à propos des revendications universitaires sur les campus afro-américains du sud des États-Unis. L'histoire d'une révolte étudiante qui tourne au vinaigre et à la tragédie, avec l'armée, les guns, les bombes. Encore une fois, j'avais une pléiade d'arguments favorables à ma lecture de ce roman, mais je pouvais sans problème imaginer la réaction impulsive et émotionnelle d'un noir voyant le titre et se demandant vraiment c'était quoi mon esti de problème. Ce n'est pas tout le monde qui connaît Gil Scott-Heron, qui n'est pas Malcolm X. Alors que j'approchais du climax des derniers chapitres, j'étais installé dans la 45, ce long bus accordéon qui traverse le pont Champlain vers la Rive-Sud, et qui m'emmenait chez mes parents, quand justement j'ai senti le regard d'un homme en face de moi. Il parlait au cellulaire et j'ai vu ses yeux se poser rapidement sur la couverture de mon livre, s'en aller, et revenir immédiatement, j'ai vu ses sourcils devenir interrogateurs et son cerveau avoir de la difficulté à enregistrer ce qu'il voyait, ce mot imprononçable imprimé là devant lui, en grosses lettres blanches. Mon cœur a fait un bond, parce qu'à ce moment-là, je n'y pensais plus, trop absorbé par ma lecture. J'ai cherché son regard, on a eu un contact, furtif. Il s'est retourné vers la fenêtre. Je ne sais pas ce qu'il pensait, ce qu'il disait au téléphone, mais à partir de là, j'ai eu de la difficulté à me concentrer, tellement j'étais occupé à préparer ma défense de petit blanc-bec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que ça vous est déjà arrivé ce genre de chose?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse avec une phrase en québécois, entendue à la télé, qui, tenons-le nous pour dit, n'est pas vraiment en français. On est ailleurs là, dans un monde où le subjonctif n'existe plus:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manon, qui entre en communication avec le fantôme de son beau-père, alors que la table bouge toute seule:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Yvan, tu voudrais-tu que j'irais j'ter tes cendres dans le lac que t'aimais ça pêcher dedans?" &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1289042579456199993?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1289042579456199993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/lectures-assumees.html#comment-form' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1289042579456199993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1289042579456199993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/lectures-assumees.html' title='Lectures assumées?'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-461344326985376284</id><published>2011-04-14T12:03:00.000-07:00</published><updated>2011-04-14T12:03:10.986-07:00</updated><title type='text'>Twit</title><content type='html'>Ça aidera pas ma cyberdépendance, mais je viens de m'ouvrir un compte Twitter, faque si vous avez rien à foutre pis que vous tannés de jouer dehors parce que le printemps à Montréal c'est comme la venue de la trompette de Jéricho ou je sais pas quoi, ben venez chiller avec moi là-bas, @Saint_Henri&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, au lancement de Bock, une amie de l'université avec qui je travaille m'a appris qu'un billet à propos de la littérature cyberpunk au Brésil, publié par moi dans le carnet de blogue de notre centre de recherche, avait été tweeté et retweeté six ou sept fois par des Brésiliens durant la fin de semaine. J'ai trouvé ça tellement cool que ce matin je me suis créé un compte pour aller jaser avec les dudes en questions. Ça marche. On est déjà en communication. J'aime ça. C't'efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans ça, le lancement de Bock, c'était pas mal du tout. On s'est bien amusés. Je répète: &lt;a href="http://www.amazon.ca/Atavismes-Raymond-Bock/dp/2923400836/ref=sr_1_4?s=books&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;qid=1302807479&amp;amp;sr=1-4"&gt;achetez son livre&lt;/a&gt;, il est officiellement disponible depuis là là.&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-461344326985376284?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/461344326985376284/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/twit.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/461344326985376284'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/461344326985376284'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/twit.html' title='Twit'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2168000095490433332</id><published>2011-04-13T07:01:00.000-07:00</published><updated>2011-04-13T07:01:29.015-07:00</updated><title type='text'>Comme dirait Will: OH MY SHIT!</title><content type='html'>Je suis &lt;b&gt;TELLEMENT &lt;/b&gt;en train de groover sur ma chaise en écoutant le dernier album de&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: purple;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;MALAJUBE&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: purple;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;b style="color: purple;"&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;LA CAVERNE&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;En pré-vente pour &lt;a href="http://app.topspin.net/store/malajube.spinshop.com"&gt;9 piasses ici&lt;/a&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-large;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2168000095490433332?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2168000095490433332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/comme-dirait-will-oh-my-shit.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2168000095490433332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2168000095490433332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/comme-dirait-will-oh-my-shit.html' title='Comme dirait Will: OH MY SHIT!'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-5348099770632542280</id><published>2011-04-12T17:30:00.000-07:00</published><updated>2011-04-30T14:42:00.539-07:00</updated><title type='text'>Tentative de vols (III)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/tentative-de-vols-i.html"&gt;TENTATIVE DE VOLS (I)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/tentative-de-vols-ii.html"&gt;TENTATIVE DE VOLS (II)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le TGV s'est arrêté en gare, à Lille, pour une raison ou pour une autre, une routine, j'ai cru que c'était normal, même si je trouvais que les sièges autour de moi étaient pas mal tous occupés. Après une dizaine de minutes d'attente, j'ai dû baisser le son de mon ipod parce qu'il y avait une annonce dans les hauts-parleurs: on éprouvait des problèmes mécaniques, on était désolé, on allait devoir transférer les passagers sur un autre train, on s'excusait des inconvénients, on demandait à tout le monde de bien vouloir sortir sur le quai et d'attendre les instructions. En même temps que tous les autres, je me suis levé et, comme dans un avion, on est sortis à la queue leur-leu vraiment lentement. La foule s'est amoncelée dans un tapon sur le quai et a attendu patiemment l'arrivée de l'autre Eurostar:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTq6X1tjvOLWzq8XFj3e6-qclk2CQQ2R_jWIAncNNrebUz2ELmv" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTq6X1tjvOLWzq8XFj3e6-qclk2CQQ2R_jWIAncNNrebUz2ELmv" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand j'ai vu arriver le truc rempli de passagers, je n'ai pas compris tout de suite, j'ai eu une pensée magique, ces gens vont disparaître, ils ne vont quand même pas nous faire entrer là-dedans avec le reste. Les portes se sont ouvertes, je voyais les visages des gens dans les fenêtres qui nous regardaient comme du bétail envahissant. Sans grand espoir de me trouver une place assise, j'ai suivi le mouvement et j'ai grimpé dans le train en inspectant rapidement le wagon et en me disant c'est pas vrai que je vais faire le tour avec mon sac pour me téter un siège. Toutes les places étaient prises, alors je me suis résigné à m'installer là où j'étais, accoté sur le gros porte-bagage à l'entrée, juste devant les toilettes. Je pouvais poser les fesses sur la première tablette de métal et étendre ainsi un peu mes jambes, même m'asseoir par terre quand j'étais fatigué. C'était pas si mal, sauf quand quelqu'un me disait "sorry mate" pour aller pisser.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est rapide un TGV, mais pas tant que ça. Le reste du trajet a quand même pris une bonne heure. Je le sais parce que j'ai eu le temps d'écouter un autre épisode de THIS AMERICAN LIFE au complet, qui parlait des causes qui semblent perdues et qui à la dernière minute surprennent tout le monde. Parfois, je coupais le son pour écouter l'accent absurde de quatre douchebags anglais juste à côté de moi, en bermuda et gougounes, gel et acné facial, qui discutaient de sa graine et de la sienne et de la leur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois à Londres, l'endroit précis où on arrivait s'appelait St-Pancras, près du métro King's Cross, dans un coin que je ne connaissais pas du tout:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://static.panoramio.com/photos/large/24179691.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="234" src="http://static.panoramio.com/photos/large/24179691.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faut que je précise que j'étais déjà venu à Londres une fois, pour environ trois heures, en 2008, alors qu'après avoir atterri à Heathrow, mon ex et moi on avait "visité" les alentours de la gare Victoria (Buckingham Palace, St-James Park, Westminster Abbey, Big Ben, le London Eye, de l'autre côté de la Tamise), avant d'aller prendre un train vers Canterbury, où débutait officiellement notre tour de l'Angleterre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La première chose que j'ai faite en descendant à St-Pancras, c'est de mettre mes culottes et de me dire pourquoi pas? et d'aller me plaindre au service à la clientèle en me disant on sait jamais? et en exigeant un dédommagement pour avoir passé plus de la moitié du trajet debout. Je trouvais que mon argument était bon: venais-je de payer 173 euros pour ne pas avoir de siège ni de confort élémentaire? Ils l'ont trouvé irrecevable. Une employée française m'a dit que comme le train n'était pas en retard de plus de vingt minutes sur l'horaire, il n'y avait pas de remboursement. Je pouvais toujours écrire et déposer une plainte officielle. Abattu, j'ai dit merci en me dégonflant. Je pestais contre les gens, je n'arrivais pas à comprendre pourquoi j'étais le seul à avoir pensé à ça. Je me disais si on avait été dix clients ensemble, ils auraient été obligé de, ils auraient, ils nous auraient. Et je suis parti sans demander mon reste en me demandant tout à coup où the fuck j'étais, dans la ville, et en me souvenant que je devais me trouver une chambre pour la nuit avant que le soleil ne se couche. Ne serait-ce que pour éviter d'avoir à me balader sans but précis dans Londres la nuit tombée. Très peu pour moi, surtout un soir de match. Ils ont beau avoir l'air un peu fifs avec leurs petits foulards de soccer dans le cou, j'avais pas envie de me faire défoncer les dents par un hooligan cockney:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.sharedsite.com/hlm-de-renaud/hlm/Personnages/images/hooligans.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="239" src="http://www.sharedsite.com/hlm-de-renaud/hlm/Personnages/images/hooligans.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai fumé une cigarette pour relaxer à l'extérieur et j'ai demandé à un gardien de sécurité s'il savait où je pouvais trouver un café internet. Il m'a indiqué vaguement par là, de l'autre côté de l'immense chantier de construction en face de la station et je l'ai remercié et il m'a dit "pleasure mate" et c'est là que je me suis rappelé à quel point le "mate" anglais est passe-partout et transcende les classes sociales. Je suis sûr que Will appelle Kate "mate" une fois de temps en temps et que le pasteur anglican qui va les marier va dire "do you accept this man as your mate, in sickness and in health..."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'étais vraiment fatigué à ce moment-là, mais au moins j'avais un projet à court terme extrêmement précis et ça m'évitait de penser à mes vacances ratées. Sans trop de difficulté, j'ai trouvé le café internet et je me suis acheté un bonne demi-heure de web, relax, histoire de faire ce que j'avais à faire: trouver une chambre rapido sur Hostelworld, repérer l'emplacement de l'éventuelle auberge sur google maps, analyser le trajet de "tube" idéal pour m'y rendre, écrire à l'auberge de Lisbonne pour leur expliquer la situation, écrire un message sans accents à ma blonde qui ne l'était pas encore à cette époque, qui finissait sur un "je t'expliquerai tout en details plus tard".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout ça accompli de façon assez satisfaisante, je suis parti et il commençait à faire noir. Dans le métro un peu plus tard, en descendant l'escalier roulant, la bandoulière de mon sac a pétée et à partir de ce moment-là, j'ai dû le porter à la main. J'ai eu le goût de rire en m'apitoyant. Il y avait des groupes de fans de football qui sortaient des rames et qui hurlaient, bières en mains. Je regardais le plancher, tout en mettant mon porte-feuille dans la poche avant de mon jean, ce que je fais toujours en voyage, parano, alors qu'à Montréal il est toujours sur ma fesse gauche.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À la station Willesden Green, bien creux dans la Zone 2 (ce qui coûte plus cher pour les billets de transport en commun), je suis descendu dans la nuit et sans trop de difficulté j'ai trouvé mon chemin vers l'auberge qui s'appelait le Hillspring Lodge Hostel:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQJRvPl9Ur-MHh_wTj0wBhiLZ_jgPgRbjsQ_pU1WV0LKbbtpIZc" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQJRvPl9Ur-MHh_wTj0wBhiLZ_jgPgRbjsQ_pU1WV0LKbbtpIZc" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Là on m'a accueilli au buzzer de la grille d'entrée avec la première affaire un peu cool des dernières heures:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Hi, I just made a reservation for a room an hour ago...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Oh, you must be Daniel then, do come in, dear.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça faisait du bien d'entendre une voix sympathique et je ne me suis pas fait prier pour entrer, même si j'ai gossé un peu avec la grille avant de comprendre comment l'ouvrir. Une fois à l'intérieur, j'ai tout de suite été content de l'aspect des lieux. C'était vieux, c'était propre, c'était solide, c'était presque vide. Au comptoir, il y avait une jolie brune à freckles qui m'a fait remplir ce que j'avais à remplir, en m'expliquant les règlements. On a jasé un peu et je lui ai expliqué brièvement mes déboires de la journée, en terminant sur le fait que je n'avais rien contre Londres, mais que comme n'étais pas supposé être ici, j'étais un peu dépité, un peu déçu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle m'a fait un beau sourire que j'irais jusqu'à décrire comme aguicheur et m'a dit avec son accent pas absurde du tout:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Well you know, Clarence, as they say, in life everything happens for a reason.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'aurais bien voulu la croire, mais à la place je suis allé me coucher. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-5348099770632542280?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/5348099770632542280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/tentative-de-vols-iii.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5348099770632542280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/5348099770632542280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/tentative-de-vols-iii.html' title='Tentative de vols (III)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-7478540940250659039</id><published>2011-04-11T14:18:00.000-07:00</published><updated>2011-04-11T14:18:14.677-07:00</updated><title type='text'>À lire attentivement</title><content type='html'>Je vais sûrement bientôt prendre le temps d'écrire un commentaire plus élaboré sur le livre de mon bon ami &lt;a href="http://voixdici.ca/apropos/equipe/raymond-bock"&gt;Raymond Bock&lt;/a&gt;, qui sort ce mercredi, aux éditions Le Quartanier:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-large;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: orange;"&gt;ATAVISMES&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: orange;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: orange;"&gt;HISTOIRES&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me contenterai de dire pour l'instant (et de répéter pour ceux et celles qui m'ont déjà entendu le dire) qu'il s'agit là non seulement d'un premier effort digne de mention, mais également, et surtout, d'un livre &lt;b&gt;IMPORTANT&lt;/b&gt;, qu'il vous faut acheter, lire, &amp;nbsp;dévorer, soupeser, digérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aura un lancement au &lt;a href="http://leportdetete.blogspot.com/"&gt;Port de Tête&lt;/a&gt; cette semaine, le 13 avril, vers 17 h, et Raymond sera là, pour signer et faire un speech et rougir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-7478540940250659039?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/7478540940250659039/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/lire-attentivement.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7478540940250659039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7478540940250659039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/lire-attentivement.html' title='À lire attentivement'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2332064618693086628</id><published>2011-04-10T13:48:00.000-07:00</published><updated>2011-04-10T13:48:21.791-07:00</updated><title type='text'>Vou a explorar</title><content type='html'>J'ai vraiment l'impression étrange que la blogosphère, ou du moins mon petit univers bien personnel à l'intérieur de celle-ci, est agonisante. On dirait que plus personne ne vient ici, et que presque plus personne n'écrit. J'ai quasi zéro trafic. Il y a eu une chute d'activité dans le courant de la semaine dernière que je m'explique mal. Il se peut que ce que je raconte ici ne soit plus d'intérêt "semi-public", comme dirait Je-Me-Moi-Inc., avec lequel je suis allé boire un pot l'autre jour, ce qui confirme peut-être d'une certaine manière que la virtualité n'a plus sa raison d'être. Pourtant, je n'ai pas envie encore de fermer Saint-Henri, il me semble que j'ai encore des trucs flous et non-définis à exploiter et à explorer, deux verbes, deux concepts bien différents qui, soit dit en passant, n'en font qu'un en portugais: "explorar". Comment ne pas s'intéresser aux langues étrangères quand tu constates des choses comme ça? Que dans un autre langage, dans un autre idiome, les concepts d'explorer et d'exploiter regroupent et recoupent exactement la même idée, dans une vision du monde parallèle à la tienne? Comment ne pas être fasciné par le fait que pour un Brésilien, l'explorateur portugais Pedro Álvares Cabral, en débarquant sur les côtes de Bahia, et en installant les premiers pieux d'une potentielle colonie, a alors commencé simultanément à "explorer" et à "exploiter" le Brésil?&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2332064618693086628?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2332064618693086628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/vou-explorar.html#comment-form' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2332064618693086628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2332064618693086628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/vou-explorar.html' title='Vou a explorar'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-6236460762043591674</id><published>2011-04-08T03:46:00.000-07:00</published><updated>2011-04-08T03:46:02.522-07:00</updated><title type='text'>Question</title><content type='html'>Ça existe-tu encore, à Montréal, une place où tu payes ton trio shish taouk avec un cinq piasses qui traîne dans tes poches?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-6236460762043591674?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/6236460762043591674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/question.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6236460762043591674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/6236460762043591674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/question.html' title='Question'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1190577440997480459</id><published>2011-04-07T14:31:00.000-07:00</published><updated>2011-04-07T14:31:47.478-07:00</updated><title type='text'>Tentative de vols (II)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon premier réflexe, comme tout le monde, a été d'aller demander de l'information à une des employées de Easy Jet, pour qu'elle confirme ou infirme ce que je venais de voir sur l'écran. Avec son meilleur accent parisien, elle m'a dit qu'en effet, tous les vols à destination de la péninsule ibérique et de l'Afrique du Nord étaient annulés à cause du nuage volcanique qui planait au-dessus de l'ouest du continent. La seule alternative était d'annuler pour remboursement ou d'essayer de remplacer le billet en se faisant transférer sur un autre vol. Ça se faisait par internet alors je me suis dirigé devant un de ces postes archaïques comme il y en a encore dans les aéroports, avec une boule au milieu du clavier en guise de souris et des touches crasseuses, où une file d'au moins dix personnes attendaient pour la même chose que moi. Tout le monde avait sa feuille de confirmation dans la main, parlait au cellulaire, se frottait les yeux. Il y avait un groupe de sourds-muets à côté, qui se parlaient en faisant des sons de gorge.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À ce moment-là, ma réflexion a commencé, et si je peux dire aujourd'hui que j'ai pris une mauvaise décision après l'autre, c'est simplement parce que le temps a passé et que je suis à même d'analyser froidement le déroulement des événements. Sur le coup, toutes ces décisions m'apparaissaient pour ce qu'elles étaient, littéralement: des &lt;i&gt;décisions&lt;/i&gt;. J'agissais, au meilleur de ma connaissance et de mon niveau de stress. Quand j'ai finalement eu accès au poste internet, j'ai inséré quelques euros et j'ai eu droit à quinze minutes pour régler mon problème. Derrière moi, ça soupirait. J'ai commencé par écrire un courriel rapide en anglais à la direction de mon auberge de jeunesse de Lisbonne, où j'avais réservé pour la semaine, pour les avertir que je n'arriverais pas avant le lendemain, qu'il me faudrait sûrement prendre le train de nuit vers Lisbonne. Ensuite, j'ai réussi à annuler mon billet sur le site de Easy Jet et à remplir le formulaire de remboursement. Je me suis retourné vers le couple derrière moi et je leur ai dit qu'il restait cinq bonnes minutes sur ma session et je suis parti avec mon sac et mon visage qui ne souriait plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est en fumant une cigarette en face de l'immense stationnement de Charles-de-Gaulle que je me suis mis à ne pas avoir envie de me taper les seize heures de train vers Lisbonne. Je me suis mis à ruminer les options, à inventer des plans improbables. Rien n'était clair dans ma tête quand je suis descendu au sous-sol de l'aéroport pour aller m'enquérir de la possibilité d'attraper un train de nuit. J'ai encore une fois attendu dans une file extrêmement longue au kiosque des transports en commun de l'île-de-France, en devinant que ce n'était probablement pas à eux que j'allais devoir m'adresser. Une heure d'attente plus tard, la dame au comptoir me confirmait qu'elle ne pouvait rien pour moi, que les trains internationaux partaient d'ailleurs (je ne me rappelle pas d'où), qu'elle ne pouvait me vendre que des billets du RER et du SNCF. Je commençais à ressentir la fatigue, un certain désœuvrement. J'ai acheté un aller pour la Gare du nord, là d'où je venais et c'est une fois dans le train de banlieue que l'idée de l'Eurostar m'est venue en tête, prenant tranquillement toute la place.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il se trouve que mon billet de retour de Lisbonne vers Montréal transitait par Londres, alors mon raisonnement a été le suivant: fuck le Portugal, j'irai une autre fois, je vais aller passer la semaine à Londres, relax, et je vais attraper mon second vol à Heathrow, pénard, dimanche prochain.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'idée n'était certes pas géniale, mais elle me rassurait et à la limite me donnait l'impression d'être quelqu'un qui retombe sur ses pattes et qui sait naviguer dans l'adversité.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois arrivé à la Gare du nord, je me suis dirigé vers le comptoir des ventes de l'Eurostar, décidé à me payer un train sous la manche et une fois à Londres, de me dénicher une petite auberge pas chère et de jouer au touriste en anglais. Pour l'instant, financièrement c'était presque l'équivalent, puisque le coût de l'Eurostar me reviendrait une fois qu'Easy Jet m'aurait remboursé. Non, c'est faux. C'était quand même beaucoup plus cher. J'ai payé 173 euros pour l'aller en TGV.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En arrivant aux douanes (oui), j'ai bafouillé une explication au policier anglais qui se demandait à juste titre qu'est-ce que j'allais foutre en Angleterre si mon billet de retour partait du Portugal. Il m'a cru, m'a laissé passer. Je suais un peu. J'avais envie de m'asseoir dans un wagon luxueux et de relâcher la pression en réfléchissant à ce que j'allais bien pouvoir faire une fois là-bas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au bout d'un long corridor, d'un long quai, je suis monté à bord et je me suis enfin installé dans le siège qui m'était assigné. Le train est parti et j'ai mis mes écouteurs pour écouter un épisode de THIS AMERICAN LIFE sur mon ipod. On est sorti de Paris rapidement. On a filé vers Lille, dernière gare avant le tunnel.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- À SUIVRE - &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1190577440997480459?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1190577440997480459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/tentative-de-vols-ii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1190577440997480459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1190577440997480459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/tentative-de-vols-ii.html' title='Tentative de vols (II)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-3598067911320903690</id><published>2011-04-06T12:36:00.000-07:00</published><updated>2011-04-06T12:36:39.267-07:00</updated><title type='text'>Tentative de vols (I)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai fait le trajet de TGV avec un jeune prof de Concordia qui, quand il cite des passages durant une communication, ouvre les guillemets de façon vraiment ostentatoire. C'est un peu comme si, avec sa main droite levée, tout au long de sa citation, il faisait bouger une marionnette, ou comme s'il imitait la griffe d'un dinosaure dans le vide à côté de sa tête. J'avais appris aussi qu'il jouait, dans une autre vie, dans un band de punk-rock assez connu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après les trois belles journées passées à Louvain-la-Neuve, où le colloque international avait fait de moi une vedette passagère, je m'étais booké un vol Easy Jet à partir de Paris en direction de Lisbonne, où je comptais aller passer une semaine d'immersion en portugais, à découvrir les vieux quartiers et à gober des expressos dans le même café jadis fréquenté par Fernando Pessoa. C'étaient mes vacances planifiées, j'y pensais avec bonheur et je m'imaginais déjà trouver mon chemin dans la langue du pays, avec un accent savoureux qui me ferait passer pour brésilien. Une petite faute ici et là, pas grave: on dit ça à Rio de Janeiro, c'est comme ça qu'on dit, c'est du slang.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On avait donc pris le TGV lui et moi à partir de Bruxelles et en descendant à Paris, on s'était dit au revoir, sur les quais de la gare du nord. Comme mon vol était à Charles-de-Gaulle en fin d'après-midi, je me suis promené un peu dans le quartier, histoire de pouvoir me dire que j'étais venu à Paris. J'ai trouvé un café où on vendait des cigarettes, après m'être fait regardé comme un criminel dans un drugstore. J'étais enthousiaste, confiant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le métro, je ne me suis pas trompé, j'ai fait les bons transferts, attrapé le RER et je me suis installé, debout avec mon gras sac de sport, le plus en retrait possible, pour ne pas faire chier les parisiens. On a traversé des banlieues. Le wagon était bondé. Sur un des murs, il y avait une affiche qui m'indiquait la liste des transporteurs avec leur terminaux respectifs. J'étais content d'avoir vérifié, parce que les aéroports, ça me stresse énormément. J'étais content de savoir où aller sans avoir à chercher mes informations, je me trouvais efficace, surtout que le RER arrêtait à deux endroits bien différents et si t'étais pas à la bonne place, t'étais vraiment loin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai quand même dû suivre un interminable corridor circulaire avant d'arriver au comptoir d'Easy Jet. Il y avait beaucoup de monde en file déjà mais ça ne m'a pas semblé suspect jusqu'à ce que je remarque que de plus en plus de gens s'éloignaient de leurs bagages, en demandant poliment à leurs voisins de les garder, pour aller regarder les écrans des départs. J'essayais d'écouter les conversations, de pêcher un peu de portugais ici et là. Je tendais l'oreille. Le volcan ne m'avait pas affecté la semaine dernière, quand j'avais pris mon vol de Montréal vers Londres, et ensuite de Londres vers Bruxelles. Ce n'est pas que je n'y pensais plus, mais c'est plutôt que je ne croyais pas que ce genre de choses pouvaient m'affecter, moi. Ça arrivait aux autres, que je voyais à Radio-canada, en train de dormir sur le plancher des aéroports.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand je me suis décidé à aller vérifier moi aussi les écrans, voyant que la file dans laquelle j'attendais ne bougeait décidément pas, et que j'ai vu LISBONNE-ANNULÉ, je n'ai pas capoté tout de suite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fait, je me souviens, j'ai presque esquissé un sourire, encore sous le coup de l'incrédulité.&lt;/div&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; - À SUIVRE -&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-3598067911320903690?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/3598067911320903690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/tentative-de-vols-i.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3598067911320903690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3598067911320903690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/tentative-de-vols-i.html' title='Tentative de vols (I)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4773311340227642168</id><published>2011-04-05T08:51:00.001-07:00</published><updated>2011-04-05T08:51:57.908-07:00</updated><title type='text'>Vu à Saint-Henri</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Son pas était lourd, certes, mais ce n’était pas le pas d’un homme qui n’allait nulle part, ou qui tournait en rond. Chaque fois que le train sifflait, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, coupant le quartier en deux, ça lui rappelait l’idée d’une direction précise, d’un but et d’un enjeu, même si le train en sens inverse arrivait moins d’une dizaine de minutes après et sifflait exactement le contraire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4773311340227642168?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4773311340227642168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/vu-saint-henri.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4773311340227642168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4773311340227642168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/vu-saint-henri.html' title='Vu à Saint-Henri'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-1822937889355841644</id><published>2011-04-04T19:33:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T19:33:18.714-07:00</updated><title type='text'>En trois lignes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maxime était le genre de gars&amp;nbsp;qui commençait toujours ses phrases par "en quelque part" et&amp;nbsp;que quand tu le voyais se sentir les doigts en faisant semblant de se gratter le nez tu pouvais être sûr qu'il s'était joué après de quoi.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-1822937889355841644?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/1822937889355841644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/en-trois-lignes.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1822937889355841644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/1822937889355841644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/en-trois-lignes.html' title='En trois lignes'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-839515752529573154</id><published>2011-04-02T15:51:00.000-07:00</published><updated>2011-04-02T15:56:40.163-07:00</updated><title type='text'>I. D. R.</title><content type='html'>Une chose qui m'a toujours éminemment gossé, en tant que lecteur (ou en tant que spectateur, ça arrive souvent à la télé) c'est quand les auteurs utilisent les dialogues pour me transmettre ce que j'appelle de l'&lt;i&gt;Information Diégétique Relationnelle&lt;/i&gt;. Pour que je puisse placer qui est qui par rapport à qui ben ben vite, les personnages &lt;i&gt;disent&lt;/i&gt; les choses importantes, en oubliant qu'implicitement l'interlocuteur est au courant et n'a pas besoin de cette information.&lt;br /&gt;Mais un exemple.&lt;br /&gt;Ça arrive presque toujours durant une conversation téléphonique, du genre:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui allo?&lt;br /&gt;-Monique?&lt;br /&gt;-Ah, Ginette, salut ma petite sœur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui, dans la vie, dit &lt;i&gt;salut ma petite sœur&lt;/i&gt; à sa sœur? Et ça continue:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Pis, comment va le père?&lt;br /&gt;-Ah, tsé, y change pas, toujours avec sa grébiche.&lt;br /&gt;-Ouais, j'te dis, c'te Jacinthe là, à nous en aura fait voir de toute les couleurs, tu parles d'une belle-mère!&lt;br /&gt;-Eille, j'te l'fais pas dire, si not' père c'tait pas r'amrié en 84, not' vie aurait été ben différente!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plein d'&lt;i&gt;Information Diégétique Relationnelle &lt;/i&gt;pour le lecteur friand. Moi ça m'arrive tout le temps, quand je parle à mon frère au téléphone, de lui spécifier, à lui qui sait très bien que mon père est marié avec ma mère, que mon père est marié avec ma mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Bob est mort.&lt;br /&gt;-Non.&lt;br /&gt;-C'était un vieux chien tsé.&lt;br /&gt;-Ben oui, je l'sais, son beau poil roux 'tait presque toute blanc la dernière fois que j'l'ai vu.&lt;br /&gt;-Ah ouais, quand t'es venue nous voir à La Malbaie l'été passé.&lt;br /&gt;-Eille, on avait tu eu du gros fun noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis habituellement, Ginette et Monique raccrochent sans même se dire bye, après un ok! ou un à plus tard super informel, alors que j'ai déjà passé des minutes et des minutes complètes au téléphone avec des filles, à être complètement fâchés l'un contre l'autre, ou à être complètement en amour l'un avec l'autre, à être incapable de raccrocher avant d'avoir prononcer le bye obligatoire parce que dans la vraie vie raccrocher avant un bye c'est fucking tabou c'est l'équivalent de raccrocher au nez tout le monde sait ça comment ça se fait qu'ils ont pas compris ça même dans des séries super sophistiquées comme Six Feet Under ou Virginie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spare me, please.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-839515752529573154?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/839515752529573154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/i-d-r.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/839515752529573154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/839515752529573154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/i-d-r.html' title='I. D. R.'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-4243964618940827114</id><published>2011-04-01T12:57:00.000-07:00</published><updated>2011-04-01T12:57:54.012-07:00</updated><title type='text'>William Faulkner, PYLÔNE, Brossard, Gallimard, 1996.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entre deux sips de paille de mon milk-shake, j'ai dit à Karine que j'y ferais pas mal pis elle a rit comme jaune-orange avec un morceau de crotte au fromage pogné dans ses dents. J'ai laissé un deux piasse pis trois dix cennes sur la table pour laisser cinquante cennes de tip pis on est sorti du Valentine en se néckant, en marchant en crabe. Dans le parking Max nous attendait accoté sur la Civic. Faisait encore full clair même si les lampadaires étaient déjà allumés. Au fond, dans le paysage, on pouvait voir le pont Champlain pis des petits bouts de gratte-ciels. J'ai réussi à enlever le bout de crotte au fromage dans les dents de Karine avec ma langue pis j'y ai montré avant de l'avaler. Elle a dit hmmmm, comme en plissant les yeux. Était crampé en crachant un gros filet de bave orange à terre. Max fumait une McDonald bleue qu'y était obligé de mettre le filtre dessus. J'ai shotgunné la place en avant pis Karine s'est assis en arrière au milieu pis on a crissé le camp en faisant semblant qu'on conduisait une manuelle. J'ai dit, en regardant Karine dans le miroir, dans le fond, Karine, c'est laitte en esti c'te nom-là. Elle est partie à rire en faisant des petits bruits de cochonne. Max riait lui avec pis y a dit Karine c't'un esti de nom de suceuse. Je me suis tapé la cuisse tellement fort tellement j'étais crampé que j'ai crié ouch tabarnack pis j'ai ouvert la radio en mettant le son dans le tapis. Karine a commencé à chanter la toune de Sublime en roulant pis après ça en suçant le joint. Max faisait du quatre-vingt sur le boulevard Taschereau. Les coches étaient en congé ça d'l'air. Quand on est arrivé au parc industriel y avait déjà full de monde pis quasiment pu de lumière. J'ai vu que JP pis toute son esti de gang de whacks avaient fait un feu pis qu'y chantaient des affaires fifs genre Radiohead, faque on est allés s'installer proche du pylône d'hydro. Y commençait à avoir plus de chars que de bicycle, à mesure que les quatre pis les cinq arrivaient. Karine a roulé un autre joint pis Max a dit fuck je reviens pis y est revenu deux secondes après avec trois Colt 45. J'avais ma pipe à eau dans une poche mais finalement non je l'avais pas. On était assis pis je néckais Karine pendant que Max néckais sa quille quand Étienne pis Alex sont venus nous proposer des buvards. Y nous ont vendu ça cinq piasses pis on les a gobé tu suite, en écoutant le son super fort de l'électricité. Je sais pas je suis parti où, pisser, dégueuler, mais quand je suis revenu, Max était en train de gueuler fuck the school en haut du pylône. Karine criait mets-en, fuck the school, fuck it, en riant pis en faisant plein de petits bruits de cochonne avec son nez pis sa gorge. C'était comme dégueulasse pis fucking drôle en même temps. J'ai dit ta yeule Karine, crampé ben raide, tu te cales. Max était vraiment haut pis d'un coup je me suis pas rendu compte qu'y était rendu à terre à côté de moi. Y s'est relevé la face toute en sang pis y a dit ch'correct, ch'correct, est où ma bière, pis c'est juste poche que facebook existait pas pis qu'on pouvait pas filmer avec des cellulaires parce que j'avais jamais vu une face de même. JP pis sa gang de fifs hippies ont recommencé à chanter heureux d'un printemps qui m'chauffe la graine ou quelque chose. &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-4243964618940827114?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/4243964618940827114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/william-faulkner-pylone-paris-gallimard.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4243964618940827114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/4243964618940827114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/04/william-faulkner-pylone-paris-gallimard.html' title='William Faulkner, PYLÔNE, Brossard, Gallimard, 1996.'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-7420982106303522846</id><published>2011-03-30T17:01:00.000-07:00</published><updated>2011-03-30T17:01:51.146-07:00</updated><title type='text'>Pertencer</title><content type='html'>J'aime l'idée de faire un peu partie d'une communauté, je ne sais pas trop, littéraire, bloguesque, universitaire. J'aime l'idée de respecter profondément les gens que je fréquente, de croire profondément en leur talent et de sentir en retour leur respect pour moi. J'aime l'idée d'être excité par la sortie dans deux semaines du livre de mon ami Raymond Bock, ATAVISMES, aux éditions &lt;a href="http://www.lequartanier.com/"&gt;Le Quartanier&lt;/a&gt;, là où mon propre livre paraîtra exactement un an plus tard.&amp;nbsp; Je l'ai croisé tout à l'heure, il m'a montré l'objet, furtivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'objet-livre&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais content d'y toucher:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_571FUdHWECU/TUbBQzZBBBI/AAAAAAAAAUI/7rpbQGgOdQo/s1600/Poly-03_Atavismes_700.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/_571FUdHWECU/TUbBQzZBBBI/AAAAAAAAAUI/7rpbQGgOdQo/s320/Poly-03_Atavismes_700.jpg" width="199" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui même, un ami et une connaissance m'ont demandé chacun de leur côté de lire des versions préliminaires de textes littéraires afin d'avoir mon avis, ce que je m'apprête à faire à l'instant. Je trouve ça gratifiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime que mon amoureuse soit celle qui lit les premières versions des nouvelles que je vais envoyer ensuite à mon éditeur. Et qu'elle soit justement en train de lire mon dernier effort.&amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-7420982106303522846?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/7420982106303522846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/pertencer.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7420982106303522846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/7420982106303522846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/pertencer.html' title='Pertencer'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_571FUdHWECU/TUbBQzZBBBI/AAAAAAAAAUI/7rpbQGgOdQo/s72-c/Poly-03_Atavismes_700.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-9094129244856239581</id><published>2011-03-29T13:04:00.000-07:00</published><updated>2011-03-29T13:04:48.284-07:00</updated><title type='text'>This side of nostalgia</title><content type='html'>-J'm'ennuie du bar à pain chez Pacini.&lt;br /&gt;-Moi j'm'ennuie d'écouter les Pierrafeux en revenant chez-nous le midi.-J'm'ennuie d'essayer de dessiner Véronica pis Betty tout-nues.&lt;br /&gt;-Moi j'm'ennuie de la soupe lipton avec un glaçon dedans pour la refroidir.&lt;br /&gt;-J'm'ennuie de mes chandails ocean pacific.&lt;br /&gt;-Moi j'm'ennuie du feeling que j'avais quand je pensais que final fantasy trois c'était pas mal le summum des graphiques.&lt;br /&gt;-J'm'ennuie d'avoir un hamster parce que j'ai finalement convaincu mes parents que j'allais être capable de m'en occuper.&lt;br /&gt;-Moi j'm'ennuie de faire des boules avec l'asphalte neuve qui ramollit dans rue tellement y fait chaud.&lt;br /&gt;-J'm'ennuie d'avoir un pogo ball.&lt;br /&gt;-Moi j'm'ennuie de mes mains qui sentent le métal tellement j'ai gossé toute l'après-midi dans tourniquette.&lt;br /&gt;-J'm'ennuie de casser en deux les cigarettes à ma mère caché dans le garage.&lt;br /&gt;-Moi j'm'ennuie de piquer les tums à mon père pis d'en manger full parce que je trouve que ça goûte bon.&lt;br /&gt;-J'm'ennuie de pouvoir foxer les scouts.&lt;br /&gt;-Moi j'm'ennuie de pouvoir foxer tout court.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-9094129244856239581?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/9094129244856239581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/this-side-of-nostalgia.html#comment-form' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/9094129244856239581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/9094129244856239581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/this-side-of-nostalgia.html' title='This side of nostalgia'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-2346985164614417643</id><published>2011-03-28T17:29:00.000-07:00</published><updated>2011-03-29T04:09:55.526-07:00</updated><title type='text'>En mode mineur</title><content type='html'>Je ne connais rien à la musique. Ça a longtemps été un de mes regrets, de ne pas avoir appris à lire ou à jouer d'un instrument. En plus, j'ai toujours fréquenté des musiciens. Mes amis d'enfance et d'adolescence étaient tous qui guitariste, qui pianiste, qui batteur. Quand j'essayais de leur expliquer qu'ils parlaient une autre langue, avec leurs mi bémols et leurs fa dièse, ils me disaient toujours que c'était la même chose pour moi avec mes métaphores et mes ellipses et mes allitérations. Et je leur répondais que non, puisqu'en tentant d'expliquer la métaphore, j'utilisais le même médium qu'eux, c'est-à-dire la langue française, que je ne faisais que décortiquer, alors qu'en tentant de m'expliquer la structure mélodique d'une pièce de jazz, ils n'avaient pas d'autre choix que de recourir à une autre langue, ou du moins à un autre niveau du langage, qui m'était littéralement étranger: du chinois. Pour moi, associer un son à une note &amp;nbsp;était à des années lumières du fait de reconnaître cette même note et ce même son dans une autre mélodie. Le langage des accords, du solfège, des clés, des tons, m'a toujours été inaccessible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un autre côté, j'aime énormément la musique, j'en écoute beaucoup, tout le temps. J'ai toujours aimé la musique classique, même la musique contemporaine, Arvo Part, Philip Glass, Bartok, Messiaen. Mais j'ai une prédilection depuis longtemps pour le romantisme: Chopin, Brahms, Schumann, les sonates de Beethoven. Même le néo-romantisme à la Rachmaninoff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, et ça va paraître cliché, une de mes pièces favorites a toujours été &lt;i&gt;Les Quatres Saisons&lt;/i&gt;, de Vivaldi. Peut-être parce que c'est si connu, si joué, que j'ai eu l'impression de la reconnaître dès la première fois où je l'ai entendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour dire que samedi je suis allé voir le spectacle des Grands Ballets Canadiens, et j'ai encore une fois redécouvert cet extraordinaire morceaux de musique. Il n'y avait pas de meilleure façon d'écouter Vivaldi encore une fois que de&amp;nbsp;se laisser bercer en même temps par les mouvements des corps des danseurs. J'ai trouvé ça sublime, même si j'aurais mis la trame sonore plus fort, pour que ça cogne plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans compter qu'en deuxième partie du spectacle, ils ont offert une prestation de &lt;i&gt;Cantata&lt;/i&gt;, du même chorégraphe Mauro Bigonzetti, sorte de mélange absolument jouissif de danse contemporaine et d'art prolétaire. Sur de la musique traditionnelle du sud de l'Italie, chantée live par un quartet de ténors féminins, les danseurs des Grands Ballets se laissaient aller à une belle folie contrôlée. La musique était belle, les gestes étaient magnifiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est moi qui a parti l'ovation debout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/j4u1HCp1gtI" title="YouTube video player" width="425"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fichue belle soirée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-2346985164614417643?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/2346985164614417643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/en-mode-mineur.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2346985164614417643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/2346985164614417643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/en-mode-mineur.html' title='En mode mineur'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/j4u1HCp1gtI/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-3896192019315742708</id><published>2011-03-27T17:01:00.000-07:00</published><updated>2011-03-27T17:19:14.661-07:00</updated><title type='text'>Clarice Lispector versus Clarence L'inspecteur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui, je n'ai rien vu de spécial, rien qui me soit tombé dessus comme on pourrait dire juste pour confirmer que je suis un écrivain capable de transformer n'importe quelle occurrence au demeurant banale en plusieurs propositions syntaxico-métaphysico-symboliques d'affilée. Je n'ai pas croisé d'homme ou de femme étrange ou instable, duquel ou de laquelle j'aurais pu penser ou croire qu'il ou elle m'aurait gratifié d'une idée transcendante à transcrire et à partager. Je n'ai pas vu un oiseau tomber du ciel, ou la vie pour ainsi dire, s'effondrer, comme juste afin de m'accorder le droit d'en parler et d'en faire l'objet d'un récit à multiples couches. Je n'ai croisé aucun destin particulier dont j'aurais pu m'arroger le droit d'en fomenter un autre, parallèle et profond, en forme d'isotopies maximalistes. J'ai donc dû m'improviser poète et ne pas faire grand chose. C'était dimanche, tout le monde était bien habillé et tout le monde, dans les rues, courait les foules. Il n'y avait pas le feu. &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-3896192019315742708?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/3896192019315742708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/clarice-lispector-versus-clarence.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3896192019315742708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/3896192019315742708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/clarice-lispector-versus-clarence.html' title='Clarice Lispector versus Clarence L&apos;inspecteur'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5682848215718285042.post-8796931933899835699</id><published>2011-03-25T13:34:00.000-07:00</published><updated>2011-03-25T13:36:43.176-07:00</updated><title type='text'>Mathilde en dernier (XII)</title><content type='html'>&lt;b&gt;Petit rappel&lt;/b&gt;: &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/01/mathilde-en-dernier-i.html"&gt;Après être allé au musée pour voir le corps exposé de sa blonde Mathilde qui s'est suicidée&lt;/a&gt;, le narrateur sort dans le froid de la ville et s'engage à pieds dans la direction de son rendez-vous chez son ami Victor. &lt;a href="http://sainthenri.blogspot.com/2011/02/mathilde-en-dernier-xi-encore-victor.html"&gt;Sur le chemin, il se remémore des souvenirs d'adolescence, entre autres un party chez Victor qui avait mal tourné, où des inconnus avaient foutu le bordel.&lt;/a&gt; Là, il vient d'arriver chez son ami, qui habite dans le sous-sol d'un immeuble où son père a une clinique de chiropractie. Il faisait tellement froid dehors qu'il s'est assis dans les marches de l'escalier intérieur pour souffler un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça m’a pris tout mon petit change pour me relever, j’ai eu la soudaine impulsion absurde de me traîner en bas de l’escalier sur les fesses. J’ai tourné la tête pour jeter un œil à la porte d’entrée de l’immeuble. La glace s’étendait à l’intérieur, à cause du chauffage déficient du petit vestibule. Quelque chose de puissant tirait mes tympans vers l’intérieur, vers le centre de mon cerveau. J’ai pensé allumer une cigarette, mais je me suis relevé à la place et j’ai mis un pied devant l’autre jusqu’à la porte de Victor, le numéro à la hauteur de mon front, l’œil de bœuf m’arrivant à la pomme d’Adam.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai soulevé mon poing et la porte s’est ouverte avant que je puisse cogner, Victor s’était tanné d’attendre après m’avoir buzzé pour l’entrée de l’immeuble. Il a ouvert et je suis pratiquement tombé dans ses bras et comme j’aimerais pouvoir dire que j’ai éclaté en sanglots, mais je me suis contenté de m’évanouir le temps d’une fraction de seconde. Le temps de me dire que c’aurait été l’occasion rêvée de pleurer, de me laisser aller à pleurer, mais j’ai repris mes sens aussitôt et Victor me tenait à bout de bras, à la manière d’une marionnette ou d’un bébé qu’il ne se souvenait pas d’avoir engendré. Il a dit :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Ça fait trois mois aujourd’hui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai hoché la tête en commençant à me mordre la lèvre inférieure. J’ai dégluti. Il a dit :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Tu t’en sors-tu?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai dit :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je reviens du musée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et il a répondu en me fixant:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Câliss Fabrice, t’es allé la voir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et on s’est mis à parler parce que c’est ça qu’on savait faire, les gens comme nous. Moi parce que j’étais allé à l’université, lui parce qu’il avait appris à l’école de la vie, dans la rue. On avait lu les mêmes livres, moi dans des éditions de luxe, lui dans des éditions craquantes et jaunies.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-J’haïs ça quand tu fais rimer tes sacres avec mon nom, c’est comme humiliant, j’ai l’impression d’être dans un vieux téléroman de Victor Lévy-Beaulieu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Pourquoi t’es allé ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-J’ai jamais dit que j’irais pas, j’ai toujours dit que j’allais y aller, avant que l’expo soit finie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-C’est con.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-C’est pas de ma faute si tout le monde a compris que quand je disais que je voulais y aller ça voulait dire que je voulais pas y aller.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-C’est.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-J’ai dit que j’allais y aller, je suis allé.  C’est tout. C’était pas si pire que ça. C’est le froid.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-C’est.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-C’est à cause du froid dehors, je sais pas ce qui m’a pris j’ai marché jusqu’ici.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-T’as marché jusqu’ici de la Place des Arts?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Pire, fuck, je me suis rendu jusqu’à Jean-Talon parce que j’avais oublié notre rendez-vous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Pis tu me dis que c’était pas si pire que ça?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Quoi ça?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-De voir Mathilde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Non, pas si pire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Fuck you Fabrice.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il a fait un signe avec sa main, son index frappant son crâne près de la tempe. J’étais d’accord avec lui, mais je ne voulais pas m’en rendre compte, je ne voulais pas prendre en considération le fait que je pouvais être d’accord avec qui que ce soit concernant Mathilde, moi, et sa mort. Avec le fait que quiconque pouvait comprendre ce que je vivais, le comprendre mieux que moi et me l’expliquer.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Victor a lâché mes épaules et ses bras sont comme retombés à leur place, comme dans un mouvement de bascule, il a soupiré, il a bougé son nez pour rien, dans un tic. Il me regardait et il ne m’a plus regardé en se retournant, pour me faire savoir à quel point j’étais con et inconscient et irresponsable face à mon deuil et à ma souffrance et face à mon projet. Victor savait très bien que ce n’était pas en allant m’apitoyer sur le sort de mon ancienne copine suicidée, les yeux fixés sur son corps parfaitement conservé par des produits chimiques modernes, que j’allais attiser la haine et la volonté dont on avait besoin. Il savait que la voir m’enlèverait le courage nécessaire, m’enlèverait le feu sacré et toute la colère que j’emmagasinais depuis des semaines.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il marchait vers une commode et il a ouvert le premier tiroir du haut et je l’ai vu farfouiller dans des caleçons et des paires de bas et je me suis demandé s’il ne le faisait pas juste pour faire quelque chose, sachant précisément où il l’avait caché. On aurait dit en effet qu’il farfouillait là-dedans parce que c’était indiqué, il fallait &lt;i&gt;farfouiller&lt;/i&gt; quand on voulait pêcher quelque chose dans un tiroir de sous-vêtements.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai dit :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Pis si justement ça m’avait pas encore plus pompé?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je pense pas, je pense pas, je pense que c’était pas une bonne idée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faisait semblant de fouiller dans ses boxers et dans ses bas troués.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Tu penses pas, tu penses pas, tu penses quoi d'abord?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je pense que t’aurais pas dû y aller, je pense que t’aurais dû, comme on avait conclu, que t’aurais dû garder ta haine, ta colère, ta quoi, fureur, ouais, comme pure, genuine. On dit &lt;i&gt;genuine&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;genu-wine&lt;/i&gt;?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je pense que les deux, Victor, tu sais très bien que j’aurais jamais pu m’en empêcher. Tu savais très bien que j’allais y aller, criss, c'est quoi que tu trouves pas ? Tu m’énerves. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-J’ai l’impression que je l’avais caché là.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Quoi, le gun? Tu m’as trouvé un gun?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-Je pensais que je l’avais caché là.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;-On dirait que c’est un tiroir sans fond, arrête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il recommençait comme les mêmes gestes, il replaçait tout et refouillait, il remettait en doute les deux secondes passées à chercher dans un coin du tiroir et il le repassait au peigne fin. Finalement il est tombé sur un chiffon, une guenille, un linge à vaisselle qui contenait du solide, du métal. J’ai eu l’impression sordide qu’il me faisait marcher, un peu comme un sens de l’humour détraqué, qui ne savait plus où donner de la tête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Victor était fiable et instable à la fois. C’était un de mes meilleurs amis, aussi un des meilleurs amis de Mathilde. Le lendemain de sa mort, dans les jours qui avaient suivis, après avoir appris pour l'expo, il m’avait téléphoné pour me dire que j’étais le seul à pouvoir le faire, que je n’avais pas le droit de ne pas le faire.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et notre conspiration avait commencé ce matin-là, avait commencé un de ces matins-là. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5682848215718285042-8796931933899835699?l=sainthenri.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sainthenri.blogspot.com/feeds/8796931933899835699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/mathilde-en-dernier-xii.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8796931933899835699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5682848215718285042/posts/default/8796931933899835699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sainthenri.blogspot.com/2011/03/mathilde-en-dernier-xii.html' title='Mathilde en dernier (XII)'/><author><name>Clarence L'inspecteur</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12267935462523917888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_ZC4sjwhNflo/TGVmKmAHRmI/AAAAAAAAADk/UZnX_Jw41qA/S220/41305_105713996152381_100001413422134_46545_261654_n.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry></feed>
